‹ Le Problème de l'Iode: Contribution à l'étude de nouvelles méthodes industrielles d'extraction de l'iode des algues marinesChapitre 21 sur 35 · DOTE · texte numérisé non relu

DOTE

iodés qui s'accumulent dans les eaux-mères avec un peu d’iodure provenant sans doute de réactions secondaires.

Al

Depuis que les évaporations ne se font plus à feu nu, mais dans des appareils Spéciaux, là concentration des lessives en iodate et iodure atteint 8 à 3 0°.

On en récupère l’iode par plusieurs procédés. :

L'un est dû au chimiste français Thrercelin, il consiste à ajouter aux solutions iodifères un excès. de bisulfite de soude qui ramèneles iodates à l’état d’iodures. Puis on précipite l’iode à l’aide desiodates. contenus dans une deuxième partie d’eau-mère.

10° Na +3S02 + 3 H°0 — Nal +390 H° 5 Nal-+ LOF Na + 3S0* H? = 380! Na + 61

Pour préparer le bisulfite de soude nécessaire à la réaction, on enflamme un mélange de nitrate de soude et de charbon, on obtient ainsi un carbonate

-de soude impur dont on fait une solution saturée, on y fait passer du gaz sulfureux produit par combustion du soufre.

La précipitation ou caillage de l’iode se fait par l’adjonction des réactifs en quantités évaluées très approximativement par le « Majordomo », ouvrier spécialement chargé de ce travail et qui est dépourvu d’ailleurs de toute espèce de connaissances chimiques.

Au boul de six heures, on sépare l’iode déposé.

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L’eau-mère surnageante renferme encore 0 gr. 30 d’iode par litre, en solution. Si on la renvoyait ainsi aux cuves de dissolution,elle aurait vite fait de mettre hors d’état la tuyauterie employée à cet usage. Aussilui ajoute-t-onune quantité calculée de bisul-fiteet decarbonate desoude. L'iode dissous est transformé en acide iodhydrique qui réagit sur le carbonate de soude pour donner de l’iodure neutre et du sulfate de soude suivant la réaction :

Na HSO' + 2 I + H°0 = 2H1 + NaH SO!

Na*OOTCHI EE Na SO Nail Æ-H°07 TN SO*+ GO?

Les eaux-mères ne contenant plus d'éléments nuisibles sont réutilisées.

L’iode caillé jeté sur un filtre grossier est essoré à la presse.

On obtient ainsi des gâteaux ou fromages d’iode --qui.eontiennent 70 à 80 °/, d'iode, 15 à 20 °°, de matières non volatiles, 5 à 10°/, d’eau. | On le purifie en le distillant dans les cornues de fonte chauffées par le fond. Ces cornues sont en communication avec des condenseurs ou aludelles analogues à celles utilisées dans les usines anglaises. La charge d’une cuve atteint 800 à 1000 kilos, la distillation dure cinq jours.

À cause dela chaleur qui règne dans la région des nitrates on vide lescondenseurs la nuit.

L'iode est expédié en Europe dans des petits fûts

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