‹ Le Problème de l'Iode: Contribution à l'étude de nouvelles méthodes industrielles d'extraction de l'iode des algues marinesChapitre 29 sur 35 · ANS RES · texte numérisé non relu

ANS RES

sulfurique jusqu’à réaction franchement acide, ce: qui a pour but de précipiter les impuretés organiques provenant quelquefois des charbons (algues. incomplètement carbonisées.)

La formation des cristaux de sulfate de soude favorise cette précipitation.

Après décantation, les lessives sont envoyées. aux cuves de séparation de l’iode.

Ces cuves sont en ciment, revêtues intérieure— ment d’une couche épaisse d'amiante silicatée, elles sont recouvertes d’une dalle.

On ajoute progressivement à la lessive, de l’acide sulfurique et du chlorate de soude. Au bout de 24 heures l’iode est déposé au fond de la cuve. sous forme de boue cristalline.

On décante la lessive surnageante qui servira à neutraliser un nouveau volume de lessive vierge, et on soutire l’iode par une ouverture pratiquée dans le fond de la cuve et fermée par un tampon de bois. s

L’iode est recu sur une toile filtrante où il s'égoutte. On l’exprime rapidement sous une presse: et on le distille.

La méthode qui vient d’être décrite constitue: une mise au point complète de l’industrie de l’iode.

Elle est appliquée depuis dix ans dans un important établissement de la côte Nord du Finistère, l’usine de Plouescat.

Son application nécessite un appareillage in-

D LAET + REUU

dustriel considérable et très couteux, machine à vapeur, Chaudières, pompes, etc. du charbon, de: l’eau douce en abondance, un personnel nombreux et d'importants moyens de transport.

L'ensemble de ces conditions essentielles ne se trouve pour ainsi dire jamais réalisé sur un même: point de la côte, et c’est la raison pour laquelle il a été jusqu'alors impossible d'exploiter les quantités considérables d’algues rejetées par les tempétes sur les points éloignés de tous centres et difficilement accessibles.

Comme nous l’avons montré précédemment, la carbonisation des algues sur les lieux mêmes de la pêche, diminue des trois quarts au moins le tonnage de la matière première nécessaire pour une: production déterminée d’iode et de sels de potasse. Cependant 40 °/, de cette matière première est encore représentée par du charbon et des sels insolubles de valeur relativement minime. |

L'extraction des iodures et des chlorures de ces. charbons, nécessite des installations de lixiviation très importantes.

De plus la carbonisation des algues dans le four précédemment décrit offre certains inconvénients. que la pratique a révélés.

1° chargement difficile et onéreux, en effet la position horizontale des dalles ne facilitant pas le glissement des algues, le chargement du four né—

cessite de ce fait un effort considérable et continu

de la part des ouvriers.

2° Le four n'étant pas muni d’étouffoir, il est nécessaire, pour éviter l’incinération, d’évacuer les charbons. Gette opération entraîne l'emploi d’une main-d'œuvre importante et de sérieux risques d'incendie.

Il est indispensable de refroidir ces charbons, en effet la lixiviation à chaud donne de mauvais résultats. Les lessives se refroidissent par leurs passages successifs d’une cuve à l’autre, et donnent

naissance à des dépôts de sels qui obstruent les ca-

nalisations.

De plus, pendant le refroidissement des charbons en tas et à l’air, la combustion se prolonge à certains endroits, les sulfates sont réduits et passent à l’état de sulfures quicomme nous l’avons vu Sont une cause importante de perte dans l’extraction de l’iode.

3° Le four dégage au cours de la combustion des quantités importantes de fumées goudronneuses, très lourdes, qui vicient l'atmosphère dans un rayon de plusieurs kilomètres et peuvent causer des dégâts aux cultures.

Deuxième méthode. — C'est dans le but de remédier à ces divers inconvénients, que nous avons élaboré une deuxième méthode dont la description suit.

. Four de carbonisation.— Ce four qui diffère: essentiellement du précédent, est caractérisé par : 1° une sole inclinée au sommet de laquelle les. algues sont amenées et le long de laquelleelles descendent par leur propre poids tout en brûlant.

2° des moyens de réglage de l’arrivée de l’air dans la chambre du four de manière à déterminer: une combustion incomplète s’effectuant à une tem pérature modérée.

3° des moyens d’abaissement de la température. du four de cette chambre et des moyens de récupération des calories dégagées dans cette chambre.

4° une sole horizontale sur laquelle s’achève la carbonisation.

o° un étouffoir dans lequel les algues carboni-. sées sont refroidies.

6° un transporteur pour l’enlèvement des algues. carbonisées. :

7° une cheminée de dégagement des produits de. la combustion.

On sait que l’un des procédés les plus connus et les plus employés au cours de ces dernières années. pour précipiter les poussières en suspension dans. un gaz, est le procécé Cottrell qui repose sur la répulsion des poussières chargées d’électricité, par une tige portée à un haut potentiel.

Supposons en effet une cheminée de briques ou de métal relié à la terre, c'est-à-dire maintenu au potentiel O, et dans l’axe de cette cheminée un con--

ducteur métallique porté à un très haut potentiel. Un champ électrique se produira entre le conducteur et la cheminée, et si, dans ce champ, des poussières sont en suspension elles seront repoussées par le fil à haut potentiel et souflées vers la surface cylindrique de la cheminée, elles prendront une vitesse v dans le sens du champ radial.

| | | : 23 Pl Pannes ER; : 27

Page 1