‹ Le Problème de l'Iode: Contribution à l'étude de nouvelles méthodes industrielles d'extraction de l'iode des algues marinesChapitre 32 sur 35 · J Essai avec 12 kilogrammes de Na° Cr°O · texte numérisé non relu

J Essai avec 12 kilogrammes de Na° Cr°O

de Mn0?

Teneur moyenne en Ilode et en Potasse des soudes de goëmoniers de la région Nord de la Bretagne.

Iode Lampaul-Plouarzel..... Wua"09 L'Aber’Ildut..... NT LEE 0,9 Porspodeni ire 0,9 Landeda sit meme rente 0,65 LÉAberwrachi see, 0,7 St-Michel en Plouguerneau. 0,7 réompan Nan re 0.55 KerloMen es eee 0,55 Plounéour-TDrezs ec 0,85 Plouescat-: Re nur 0,9 Kléder Tr MEN eee 0,9 Ilerde Galloper rss 0,7

Potasse % en K20.

Les soudes de Tréompan et de Kerlouan ont été préparées avec des algues chargées de sable.

Analyse d’un bloc de soude provenant d'un four de goëmonier de l'île Trielen pesant 50 Kilos.

Iode % K20 % Fond du bloc........ 1,06 36 % Milieu du bloc....... 0.90 30 % Dessus du bloc...... 0.78 27 %

Teneur moyenne..... 0,913 30,66 +

Ce tableau montre le manque d'homogénéité -de la soude des fosses et les précautions qu'il est indispensable de prendre au cours des prélèvements aux fins d'analyses.

Bisublimation électrique de l'iode. — L'iode -distillé, concassé en menus morceaux est réparti -dans dés coupelles spéciales, lutées avec du papier enduit de colle d’amidon.

Ces coupelles sont chauffées sur un bain de sable électrique à une température inférieure de quel- -ques degrés au point de fusion de l’iode et maintenue rigoureusement constante par une série de résistance en nichrôme. La force absorbée est d’environ 4 kw par m2 de surface. L'opération dure 48 heures. Au bout de ce temps on retire les coupelles du bain de sable et on les abandonne à un refroidissement lent, pendant environ 12 heures.

On en retire l’iode cristallisé sous forme de paillettes dures et brillantes. Il titre 99, 8°/, d’iode pur.

Tableau des rendements en iode et potasse:

des Algues Laminaires carbonisées dans les fours Chamague

1000 kgs renferment 1000 kgs carbonisés:

dans les fours chamaque Laminaria Eau 250 kg. Charbon : 250 kg...

Flexicaulis sels soluble sels solubles et Cloustoni de potasse et 175kg. de potasse et 175 kg. séchées à l'air de soude dont de soude dont sur lesdunes lode 3 kg. lode 3 kg.

mat. org. 600 kg. sels de potasse

en K 2 105 kg.

On voit donc que cette méthode de carbonisation ménagée des algues n’entraîne aucune perte sensible de l’iode.

Les pertes finales au cours des différentes ma— nipulations nécessitées par la distillatien et la sublimation sont d'environ 3 ‘/,, alors que dans les méthodes anciennes, cette perte atteignait souvent 90 °/, de l’iode mis en œuvre.

Méthodes d'analyses industrielles. — Pour l’établissement du prix d'achat de la matière première : algues sèches, algues humides, soude de goémon, l'établissement de la teneur en iode s’impose, on netient par contre, aucun compte de la teneur en potasse, qui est d’ailleurs directement proportionnelle à la teneur en iode.

Titrage de l'iode dans les alques laminaires. — S'il s'agit d'algues fraichement recueillies, on

en prend un échantillon moyen de 20 gr. en tenant: compte que les stipes représentent approximativement le 1/10° du poids total des algues.On débitecet échantillon en menus fragments qu’on dessèche lentement dans une capsule de platine ou de nickel. Quand les fragments ont perdu la majeure partie de l’eau qui les imprègne on augmente. la température jusqu’à carbonisation de la matière organique et on chauffe quelques minutes la masse charbonneuse au rouge cerise. Le charbon pulvérisé est épuisé à fond par l’eau chaude, la solution. obtenue est neutralisée et traitée par l’acide sulfurique nitreux pour en libérer l’iode qu’on reprend. par le sulfure de carbone. Après extraction totale de l’iode libre, on reçoit le sulfure de carbone sur un filtre mouillé à l’eau et on le lave avec un peu. d’eau froide, puis on le fait écouler dans un vase.

On détermine la quantité d’iode contenue dans. ce dissolvant par l’une des deux techniques suivantes :

Dosage colorimétrique de l’ivde. — La solu-.

tion sulfocarbonique étant colorée, peut être utilisée pour un dosage colorimétrique :

On l’amène pour cela à un volume déterminé V — N cent cubes dans une éprouvette graduée. Dans une éprouvette exactement semblable, on verse à peu près le même volume de sulfure de carbone et l’on y faittomber goutte à goutte d’une bu-

rette graduée en 1/10° decent. cubes une solution titrée d'iode dans le sulfure de carbone renfermant 4 gr. parlitre. Quand l'intensité de coloration appa- . raît exactement semblable où mesure le volume de liquide contenu dansla deuxième éprouvette V'—N -cent. cubes et on lit la quantité n cent. cube desolution titré d’iode employée.

Pour effectuer le calcul, on sait que un centimètre cube de liqueur titrée d’iode renferme Og 001 -d’iode, on a donc versé dans la deuxième éprouvette n x 0,001 d’iode.

Les deux solutions dont on compare les intensi-,

‘tés renferme des quantités d’iode proportionnelles à leur volume.

La quantité d’iode contenue dans la première “éprouvette sera à la quantité obtenue dans la

-deuxième cannes donc la première éprouvette renfermera :

n x Og. OOI x À d'iode.

Dosage de l’iode par l'hyposul fite. — La solution sulfocarbonique est placée dans un petit fla- -con à l’émeri à large ouverture avec 30 cent. c. en- “viron d’une solution de bicarbonate de soude à 1 gr. pour cent. On agite puis on y fait tomber.une so- Jution titrée et fraîche d’hyposulfite de soude décinormale, jusqu’à décoloration complète du sulfure,

1/10° de centimètre cube de solution d’'hyposulfitecorrespond à 1/10° de milligr. d’iode.

Dosage de l’iode dans les :oudes de qgoémoniers. —Onemploie les méthodes décrites pour les algues, mais il est nécessaire de détruire les sulfures de la lessive provenant de l'échantillon de soude en la faisant bouillir avec un excès d'acide chlorhydrique.

On prélève l'échantillon sur tous les pains.

constituant un mème lot, aussi bien extérieurement qu’à l’intérieur Ces pains. On traitera 50 gr. de cet échantillon brové par 1000 centimètres cubes d’eau distillée et on dosera l’iode sur une partie aliquote. w

Contrôle de la pureté d'un iode pharmaceu-.

tique. — L’iode se présente en lames dérivées d’un octaëèdre rhomboïdal, friable à cassure lamelleuse,. d’un gris violacé, à éclat métallique.

Le Codex exige les caractéristiques suivantes :

L’iode pur doit se volatiliser totalement à la température dn bain marie bouillant et disparaîtrecomplètement dans une solution de soude caustique pure en donnant un liquide incolore et limpide. Un résidu dans l’un ou l’autre de ces deux essais indiquerait la présence de matières étran- DÉS UXES T0?

Les impuretés les plus fréquentes de l’iode sont l’eau etle chlore; dans l’iode monosublimé on: trouve souvent de l’iodure d'azote.

Recherche de l’eau.— On chauffe dans un tube à essai un peu long 5 à 10 grs d’iode jusqu’à fusion du produit en évitant de chauffer notablement la partie vide du tube. Les vapeurs émises et <ondensées dans le tube ne devront pas y former de gouttelettes d’eau susceptibles de mouiller un papier buvard dont on essuie la paroi du tube.

Recherche du chlore. — On dissout 2 gr. d’iode dans une solution aqueuse de soude caustique à 15 °/,. On sature puis on acidifie par l’acide azoti- ‘que étendu, et on précipite par un excès de nitrate d'argent. En l'absence de chlore, le précipité ne devra pas céder de chlorure d’argent à l’ammoniaque. |

Recherche de l’iodure de cyanogène1 C N. — On le rencontre surtout dans l’iode qui n’a pas été resublimé. Lorsqu'on chauffe l’iode dans un tubeà essai, l’iodure de cyanogène se sublime le premier et se dépose à la partie supérieure du tubeen petits cristaux aciculaires blancs.

On enlève quelques-uns de ces cristaux, on les additionne d’une petite quantité de sulfhydrate d’ammoniaque et on évapore avec précaution, il se forme du sulfocyanate d’ammoniaque qu’une goutte de chlorure ferrique colore en rouge vif.

On reconnaît encore l’iodure de cyanogène en agitant avec de l’eau distillée quelques grammes de l’iode suspect, on filtre, ou ajoute une solution

d’acide sulfureux ou de la solution décinormale d’hyposulfite, goutte à goutte jusqu’à décoloration, puis un peu de sulfate ferreux et de chlorure ferrique etensuite de la soude jusqu’à réaction alcaline, -on chauffe légèrement le mélange, puis on le sur- Sature par l’acide chlorhydrique.

En présence d’iodure de cyanogène, il se forme du cyanure ferro-ferrique bleu vert qui donne à la longue un précipité bleu foncé.

Dosage de l’iode.— O gr 20 de l’iode examiné -est dissout dans une solution de 1 gr. d’iodure de potassium dans 20 centimètres cubes d’eau distillée. Si l’iode est pur, le solutéexigera pour être décoloré l'addition de 15,75 centimètres cubes de solution décinormale d’hyposulfite de soude. Ce dosage n’est exact que si le chlore, à l’état de chlorure d’iode est absent. Un des essais précédents afixé sur cette absence.

Conservation. — L'iode bisublimé doit être conservé dans des potiches de grès à boucho:s de grès rodé, ou dans des flacons de verre bouchés à Féméri:

Préparation de l’iode chimiquement pur. — Pour obtenir de l’iode très pur, Millon recommande de traiter par un excès de chlore une solution d’iodure de potassium et d'ajouter ensuite à la liqueur claire une quantité d’iodure de potassium égale à

3 fois celle qui a été décomposée par le chlore.L’iode se précipite de nouveau, il ne reste qu'à lelaver le sécher et le sublimer.

Pour obtenir de l’iodeabsolument pur, dans Ie but d'en déterminer le poids atomique ou pour des. usages de laboratoire, $Séas indique les procédés suivants, séparation de l’iode de sa solution dans. l’iodure de potassium ou décomposition de l’iodure d'azote.

Dans la première méthode, on sature d’iode une. solution d'iodure de potassium (1 partie de ce sel dans { partie d'eau dissout 4 parties d’iode, on ajoute de l’eau jusqu’à ce qu’il se forme un trouble. permanent. On laisse déposer, on décante et on précipite la liqueur éclaireie en l’agitant avec les 3/4 de l’eau nécessaire pour précipiter tout l’iode que l’eau peut séparer de la solution. On lave l’iode obtenu par décantation, on le laisse égoutter et on le fait sécher en présence d’azotate de chaux que. l’on renouvelle fréquemment.

La seconde méthode indiquée par Stas consiste: à décomposer par l’eau à 60° 65° l’iodure d’azote. préparé par l’action de l’iode sur l’ammoniaque.

La décomposition a lieu avec effervescence et doit être terminée à 100°. Le dépôt recueilli sur un filtre est lavé avec de l’eau et distillé avec de l’eau, l’iode passe tout à fait pur, on le recueille et on le. seche. |

Caractères physique: et chimiques de l’iode. — Le poids spécifique de l’iode est de 4,948 (eau = 1) de 127%(H—1 et, de 8,795 (air 1). Sa saveur est styptique et âcre, son odeur analogue à celle du chlore très dilué. Il fond à 11%4°, se volatilise à la température ordinaire. Son point d’ébullition est voisin de 200°.

Il donne alors des vapeurs d’unbeau violet fon- 5e qui deviennent bleues à une température plus élevée.

Il se présente en lamelles dérivées d’un octaèdre rhomboïdal, d’un grisnoirâtre à éclat métallique graphitoïde.

L'iode est soluble dans 5524 partiesd’eauet dans 10 parties d’alcool concentré, dans la solution d'iodure de potassium, dans l'acide iodhydrique. Il est également soluble dans l’éther qu'il coloreen rouge brun, dans l’essence de pétrole, le chloroforme, le sulfure de carbone, etc ... qu’il coloreen un magnifique vioitet pourpre.

La glycérine, l’acétone sont capables d’en dissoudredes quantités importantes. L'iode donne avec l’amidon une coloration bleu foncé qui disparaît à chaud et reparait paf refroidissement. Cette coloration serait due à de petites quantitésd’acide iodhydrique libre que renferme toujours l’iode. L’iode absolument pur ne colorerait pas l’amidon. Ce qui tendrait à le prouver, c’est que les combinaisons

quidécomposent l’acideiodhydrique commele chlore ou le nitrate d'argent, empêchent la coloration bleue de se produire, au contraire les composés réducteurs favorisent la production de la coloration. Les affinités de l’iode sont analogues à celles du brômeetdu chlore, mais notablement atténuées;ces deux métalloïdes déplacent l’iode de ses combinaisons avec l’hydrogène.

L’iode est plus facile à manipuler qne le brôme ou le chlore, cependant il émet à Ia température ordinaire des vapeurs qui irritent les yeux.

Emplois de l’iode.—Ilssont des plus nombreux. Dans l’industrie on l’emploie pour la fabrication des plaques et papiers photographiques etsous forme d’éthers iodhydriques, dans la fabrication de certaines matières colorantes à base d’aniline, telles par exemple que le violet et le vert d’iode ainsi que pour la préparation de l’éosine à reflet bleu (sel de sodium de fluorescéine tétraiodée) de la cyanine bleue, etc...

L’iode est très employé dans les laboratoires pour les analyses.

Il constitue la base de plusieurs préparations pharmaceutiques dans lesquelles il se rencontre à l’état libre ou dissimulé. La teinture d’iodeest une solution d’iode dans l'alcool.

Une forte dose ou une lorgue ingestion d'iode produit une intoxication, l’iodisme, qui se mani-

feste par l’affaiblissement des sens, des défaillan- -ces,de la stupeur et l’inflammation de la muqueuse buccale.

On l’emploié dans la préparation de la peptone iodée, de l’albumine iodée, de l’iodure d’amidon, du -coton iodée, de l’iodure de soufre, de l’iodoforme, de l’iodol, des aristols, de l’iodophénine, de l’euro Din metre. |

En médecine son action est tout à fait distincte -de celle du brôme.

On utilise ses propriétés antiseptiques sousforme d’eau iodée, en thérapeutique et en gynécologie.

On l'utilise aussi pour favoriser la conservation des liquides trés altérables destinés à des injections hypodermiques.

Données commerciales concernant la vente de l’iode. — L'iode brut précipité et distillé est vendu en petits tonneaux de chêne cerclés de bois qui en contiennent 85 à 50 kilogrammes. On l’utilise dans l’industrie et aussi pour la fabrication des iodures et de l’iode bisublimé pharmaceutique.

L'iode bisublimé, l’iodure de potassium sont vendusen potiches degrèsen renfermant 12kgs 500.

Conclusions

L'industrie de l’iode est, en France, dans une ‘situation si précaire, qu’elle est incapable de subvenir, même en temps de paix, à tous les besoins -du pays, et, malgré nos ressources si abondantes -en algues marines la constitution de réserves, en prévision d’un nouveau conflit, paraît impossible sans l'intervention de la production étrangère.

En dehors de la question des procédés défectueux et primitifs d'extraction utilisés sur les côtes françaises, il semble que cette industrie n’est pas suffisamment protégée, en effet le droit d’entrée de % fr. 50 par kilogramme appliqué à l’iode d’origine étrangère paraît à notre époque, nettement insuffisant et cette situation constitue un véritable danger national.

Le Japon qui, depuis longtemps, avait prévu ce danger pour lui-même y a remédié dès 1920 en frappant d'une taxe prohibitive l’iode et les dérivés iodés d'importation dans le but d'assurer chez lui l'existence de son industrie et son libre développement à l’abri de cetteefficace mesure de protection.

En France,par contre,aucun effort n’a été tenté: depuis l'armistice, aucune mesure n’a été prise pour améliorer le sort de cette industrie nette— ment languissante et déficitaire. |

La guerre prochaine sera plus scientifique et. industrielle que militaire, en effet, en 1918, 50°/,. des obus tirés étaient des obus à gaz, alors. qu’en 191% on n’en avait même pas prévu l'emploi. ‘Or nous avons vu que l’iode constituait un des éléments chimiques indispensables dans la fabrication des gaz de combat. Il est de toute évidence que. demain, des escadrilles d'avions seront chargées. de transporter au loin les gaz toxiques et de semer la mort dans les grands centres de population au mépris de toutes les conventions internationales et. de tous les traités. |

L’Angleterre et l'Amérique n’ont d’ailleurs pas. hésité à proclamer que l’interdiction de la guerre. chimique, de par la conférence de Washington, ne pouvait être que morale, et que en réalité, on nepouvait élever la prétention d'empêcher l'emploi des gaz dans une nouvelle guerre.

Le Professeur Smithells de Leeds n’a-t-il pas été jusqu’à déclarer que l'emploi des gaz à la guerre n’était nullement cruel! Comment, dès lors, pourrait-on songer à empêcher l'Allemagne d'utiliser: pour sa défense nationale, les avantages que lui assure son industrie chimique.

L’ironique formule de Locarno «ni vaincus ni

vainqueurs» n’est qu’un vain mot dont les événements peut-être très proches nous démontreront l’inanité.

«L’arme chimique, à dit le Professeur Mayer du Collège de France, assure à un puissant ennemi de mauvais dessein une supériorité immense»

D'autre part le Docteur Hanslian, pharmacienchimiste attaché au grand état-major allemand, auteur d’un livre très remarqué sur la guerre chimique, conclut de la façon suivante son étude «La nouvelle guerre chimique des gaz offrira aux nations les plus cultivées au sens technique et scientifique du mot, une arme suptrieure qui comme telle, conférera aux peuples les plus habiles à la manier, une suprématie mondiale, voir même l'empire du Monde». ;

C’est d’ailleurs dans ce but que l'Allemagne travaille fébrilement à augmenter son industrie ch1mique et la redoutable «Interessen Gemeinschaît» collabore activement avec le grand Etat-Major camouflé.

Des efforts considérables ont été fait dans ces derniers temps du côté Hollandais et Allemand pour la création dans ces deux pays d'une Industrie de . l'iode, |

Il apparaît donc qu’en France un effort sérieux. devrait être accompli dans ce même but.

Une des premières mesures qui s'imposent est la modification des lois et des décrets réglant la

coupe des algues en mer, réservée par une législation surranée aux seuls inscrits maritimes. Il importe aussi que les industriels de l’iode fassent table rase de leurs errements et remplacent leurs grossières méthodes de travail par des procédés plus adaptés aux exigences de la technique moderne.

Les algues marines iodifères si abondantes sur nos côtes représentent en effet un patrimoine d’une inestimable valeur, et c'est une nécessité d’intérêt général d’en arrêter la dilapidation.

Les procédés industriels qui ont fait l’objet de nos recherches et que nous avons exposés au cours de ce travail présentent sur les méthodes habituellement suivies, des avantages considérables.

La carbonisation ménagée des algues dans les fours spéciaux que nous avons décrit donne en effet pour un même tonnage de matière première un rendement douole d'iode et de sels de potasse de celui obtenu par les procédés primitifs de combustion en fosses.

La création d’une Industrie Nationale de l’iode ou tout au moins d’une Industrie en régie intéressée, cette conception si moderne du Monopole, qui comporte avec le contrôle de l'Etat et sa participation aux supar-bénéfices, l'association de l'Industrie privéeetde ses capitaux avec les ressources scientifiques et techniques de l'Etat apparait à no-

Références bibliographiques

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