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TR RSR COST SEE Fic. 12 — Four de Chamagne à charbon d'algues pulvérisé, vu en coupe de face.
la carbonisation des algues, ces charbons venant d’un broyeur spécial et étant entraîné par de l'air comprimé.Une conduite 3 amenant l’air addition-
mate LL: Poe
nel sous pression dans le bruleur ? peut également. être prévue sur la face 4 du four, 5 est le foyer pour chaudière à tubes d’eau. Ce foyer est prolongé: par un couloir 12 aboutissant à la cheminée 13. dans laquelles sont montées les électrodes à haute. tension 14, une porte 16 est ménagée dans la face arrière du foyer et une autre, 17, sur le côté, ces. portent servent au travail et à l'enlèvement des. sels précipités.
Extraction de la potasse et de l'iode. — Ces. sels sont dissous à saturation dans l’eau bouillante. fournie par la chaudière tubulaire. Par refroidisse-. ment le chlorure de potassium précipite.
Les eaux mères résiduaires renferment tout. l’iode qu'on précipite par les moyens décrits pré-cédemment.
L’iode lavé par décantation est alors égoutté,. puis essoré sous une presse et distillé.
Appareil de Chamagne et G. Huvet pour la distillation de l'iode brut. — Dans les usines. côtières, on purifie l’iode en le distillant dans une. marmite de fonte chauffée par un petit foyer.
Cette marmite est surmontée d’une tête de cor-. nue engrès dont les bords sontlutés à l'argile et. dont la tubulure aboutit dans un récipient égale-ment en grès ou condenseur.
Ce procédé présente de graves inconvénients.
Il est difficile en effet de régler le chauffage, des.
«coups de feu se produisent souvent et la marmite -est mise rapidement hors d'usage.
L'appareil représenté ci-contre, conçu et exé- “cuté par nous-même, avec la collaboration de monsieur G. AHuvet, Ingénieur-Chimiste résoud pratiquement le problème.
Fic. 13 — Appareil de Chamagne et G. Huvet
pour la distillation électrique de l’iode
Il se compose en principe d’une marmite en fonte GC chauffée par une résistance en nichrôme et placée dans une caisse de bois ou de tôle garnie intérieurementde matériaux isolants et incombustibles, amiante ou Kieselguhr.
Cette marmite est fermée par une tête de cornue en grès, munie à Sa partie supérieure d’une -ouverture de contrôle fermée par un bouchon de
grès. La cornue aboutit à une aludelle ou outre de grès portant un ajutage à sa partie inférieure par
où s'écoule l’eau condensée provenant de l’iode: brut.
L'appareil se termine par un condenseur B en grès pourvu d’un couvercle de même matière, luté: à l’argile.
Chaque appareil comporte un ampère-mêtre et.
un rhéostat, la distillation se fait à la pression atmosphérique, sans surveillance et avec la plus. grande sécurité Le
L’iode brut préalablement pressé est introduit. dans la marmite avec une quantité déterminée de. bichromate de soude ou de bioxyde de manganèse.
On met ensuiteen place la tête de cornue, l’a-. ludelle et le condenseur.
On lute soigneusement tous les joints à l’argile. On chauffe lentement à l’aide de la résistance. électrique. À 100° l’eau qui imprègne l’iode, distille, Se condense sur les parois de l’aludelle D et. s'écoule par l'ouverture restée libre.Quand la distillation de l’eau est terminée, ce que l’on reconnaît facilement, on élève progressivement la température par le moyen du rhéostat jusqu'aux environs de 200°, l’iode distille rapidement et se condense sur les parois froides de l’aludelle. Les. dernières traces d’eau et de vapeur d'iode sont recueillies par le condenseur B.
On laisse refroidir l’appareil pendant 2% heu-res et on retire le condenseur.
L’iode s’est rassemblé en un bloc au fond de l’aludelle, on le décolle facilement à l’aide d’une . spatule de bois dur. Il se présente alors sous la forme de morceaux lourds à cassure conchoïdale. Il titre environ, selon son degré de siccité; 99 2}, d’iode pur. ;
La charge d’une cornue est de 50 à 60 kilogrammes d’iode brut.
La distillation dure environ 24 heures.
. L'iode brut renferme des substances organiques qui,au cours de la distillation, donneraient lieu à la production d'acide iodhydrique. Le rôle des oxydants est d'empêcher la formation de cet acide qui entraverait la marche de l’opération.
Dans le tableau suivant, nous avons consigné les résultats de plusieurs distillations, en présence de bichromate de soude et bioxyde de manganèse.
Dis!lillation d'Iode brut I IT III IV V
Jode pressé en kilogrammes... 48 50 50 68 38 Jode recueilli en kilogrammes... 21.178 26.970 30.170 23.550 20.340 Pourcentage d'iode recuilli. 80.78 80.84 94.56 78.84 83.84 Liquide reueilli. 9.500 10.690 10.50 Liquide non re-
cueilli par suite
* Densité. Re 8° 30 15° d'accident.
Iode libres au es 0.0324 0.012 0.0535 HI 0.028353 0.010 0.0375
Iode combiné dans la totalité
du liquide.... 0.579 : 0.235 0.956
Résidus de dis-
tillation en Ks 25 600 21.980 17.800 21.500 21.110 0.044 0.280 0.162
Iode par Kgs.. 0.178 0.288 Jode dans la totalité des
résidus en Kgs 4.457 6.154
Pourcentage d’'Iode dans l’iode pressé mis à distiller 54.60 66.70