‹ Le problème de la conscience du moi (volume 2)Chapitre 5 sur 19 · DE LA CONSCIENCE I · texte numérisé non relu

DE LA CONSCIENCE I

îtière se mouvant dans l'espace louvons imaginer qu'il en puisse

OnTEE DE LA COnSCIENCE

iscience existe, elle apporte c veau facteur qui, en dépit de fiance à l'origine, prend la ] et devient bientôt le centre ions embrassant toutes les ehi lans sa sphère.

la sensation, la connaissanci int certainement ni un moi rce, ni une puissance, mais )loyés pour donner une direc l'aigle planant dans le haut proie à une grande distance le la signification de cette in: ; pas l'état subjectif de son es

^„. .. .^-t-j, i de l'endroit où se trouve

nourriture, mais cette idée le pousse et le m même de se servir de ses forces musculaires vant un plan défini. De même les sentiments êtres sentants leur permettent de s'adapter à entourage. Ce qui distingue leurs actions, c leur capacité de se proposer un but déterm Les choses inconscientes ne peuvent avoir ni ( sein, ni plan, ni objectif. Le mouvement di pierre est sans but; mais les mouvements hommes sont des actions, c'est-à-dire des m vements intentionnels; ils sont exécutés avei conscience d'une fin en vue. La faculté de fori

irt I L' pniilll.ltMK riK L* ■-.•■* *e!m rr jir wtr

iliia ilnseninn iiiik;mRnU> aT*»r .a roBaEMtt».

li'j l'iiiia 3111)1 iMiinpIfixes <rt i' me j

|iii>a I -initiKil <|i]i (iHl li mfïme de .i

lOiii.iii nîi i^invi^ iliinH récfatfilé ie ^" jTïuiiriiHt-

I i>.»iii>i>i n|i|ii'i<ni| k pHTiHer même îu. wa 'frf- lit

it >iti lin) (iiiia i^lrvi"! ((lift le bien-4treie .'"jnn.'ïani:. I ii,i t<< xiiiuiKHK'rMiii'nl (le l'actioD morue- 'lar jïl-nt i|i> il n m viH! (!e;<s*e d'iîtrs la «EiiÉàirli.'i. ii,.â iiii|ii>Uii>iii i*i,-nïsi(;9. L'Individu «c eg&ii^

"■■' ■"' l''« "il" <|ii'il m; propose et ipii â}aBi£sE

t.- {■■».\ iii.^iiirt lin «<in pi-prit et l'âine de i<iEiâa&(. ...I ...i.!. ..iiii nitollr» soient morales. dnr^pjiiE aa il.'ii ,1,- 1 11,1.11 li.i |. ihiliviilii meurt, mais ilmnaare.

' ' ■'":' V iM'" ''''II'' liîrre subvient axa «>«-

■'■"■"■ ■'■■ 't '■". ri\ iinnitirlel. Le corps pêcît. Uni. I 1.11,. ,,li.i;i„ I.P fjijt (ie régularUer i»?

■ " ■" ■ '■'" 'n I"'iiil d<! vue de la vie indî-

'''"•" ' ■ 'I ■']■"''* ''•'^t'"''"'* de vue plus éieTés.

''■ II' 'Ml-' Il 1 .'11=1 iiMifo rri'p un domaine plus ■ I 1 ,1 .11..; i-i n 11,11,1. niir ii'i'-i pas suraatarelie, ni eiii<iiH<iiiiT|U(! ; aussi ce dotn'l'iti ri pliH lïlevé que le champ iini" l"i>i»:,iiiiiriiif. 1-^ conscience ilii Hl.nii.- ijiii t'*t plus puissant, 10 niriiilii A tni'Miirc que les eipé- I •"■lit piiti iH'iii-H el que la réalité ai)ii.iiit>hl l'i'phin nettement en

la lit) tliniHH pus comprendre un Iti lu l'itii^nliiii du une annihilaii<iiiB« (il dVir.'l. Elle représente iiri' ptirliniliiir et plus complexe II'" ru(:l<3ui^ déterminants ne

siègent pas dans les conditions environnantes, mais principalement dans le caractère de Tagent. La liberté signifie la possibilité de choisir. Le résultat du choix est dans tous les cas déterminé nécessairement par le caractère de la personne qui fait le choix. Un être est appelé libre s*il peut exécuter un plan d'action ; il n'est pas libre si quelque contrainte l'en empêche. Le plus haut degré de liberté est atteint par la moralité. Toute action immorale, étant en conflit avec Tordre du monde, contrarie la volonté; elle produit un désaccord et asservit l'âme ; la moralité seule peut nous racheter de la servitude.

Il semble naturel que chaque individu considère la conservation de son existence corporelle comme son but suprême et dernier. Cependant, l'inévitable mort à laquelle nous sommes tous condamnés et qui plane sur nous tous rendra les maximes de Tégotisme inefficaces après tout, et un regard plus profond jeté sur la nature de Tâme nous apprend que nos idées et nos aspirations, qui sont en somme notre vraie personnalité, peuvent et doivent vivre au delà de la mort. Celles de ces aspirations qui sont d'accord avec les lois de l'existence, les conditions de notre vie, sont appelées morales; celles qui sont en contradiction avec elles sont appelées immorales.

L'immoralité porte en elle-même sa condamnation ; n'étant pas en harmonie avec les lois de l'existence, toute chose immorale qui, d'une manière ou d'une autre, existe, est en contradiction avec ellemême : elle estinconséquente avec sapropre nature, et ainsi porte en elle-même l'impuissance à exister d'une manière prolongée. Par son impossibilité de s'élever au point de vue supérieur qui lui

.ettrait de reconnaître celle vérité que l'exis- ; individuelle est une existence partielle et ndantequi doil se conformer aux lois du tout elle fait partie, l'égotisme se fait une vie qui

qu'une illusion passagère. La mort vient lire l'égotiste, mais l'âme de' l'homme à allons morales continue à vivre, icceptation de cette vérité est la base de toutes îligions et trouve sa plus sublime expression le christianisme, non pas naturellement dans logmes des diverses églises, mais dans la le enseignée parle Christ.

I résumé, pour ce qui regarde la moralité, nscience acquiert une telle importance qu'elle m vers un but supérieur et se trouve ainsi .ne d'une sorte de sainteté religieuse. Laconse n'a pas sa fin en elle-même, mais elle est le !n par lequel nous pouvons poursuivre les buts lus élevés, et toutes ces uns sont comprises

ce mot: moralité.

Page 1