‹ Le problème de la conscience du moiChapitre 21 sur 42 · SB DE LA C0N5CIEKCE · texte numérisé non relu

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inférieure, mais se réduit en réalité à zéro. Il n'y a aucun autre sentiment pour le percevoir. Cependant la seconde impression des sens du même genre rencontre la trace laissée par la première et la ranime. Elle est reçue dans l'emprcinle de la mémoire formée par la première impression des sens, et là elle se fait sentir.

Cet acte de l'empreinte sur la mémoire est la plus faible espèce de perception qu'on puisse imaginer. Plus les empreintes de la mémoire se développent, se fortifient et se multiplient, plus les perceptions deviennent conscientes. Une impression des sens éveillera chez des êtres très développés plusieurs empreintes de la mémoire et les sentiments qu'elles représentent se concen- Ireronl sur elle. L'objet de l'attention est alors concentré dans un seul foyer, et le fait qu'il est senti est rendu plus intense par une coordination de sentiments ravivés dans plusieurs empreintes de la mémoire.

Ainsi des sentiments d'abord obscurs se développent par coordination et arrivent à une claire conscience du moi; et les empreintes organisées de la mémoire forment une base, de plus en plus définie, de vie psychique, constituant un certain caractère qui, lorsqu'il s'applique à l'homme, e'anpelte persomialité .

Inobservation psychologique nous apprend que les souvenirs des sentiments les plus intenses qui uni été perçus successivement, à chaque moment de notre vie, sont gravés sous forme de séries et ces séries, représentant un rapport historique dont Où se souvient plus ou moins complètement suivant les circonstances , forment le contenu de notre personnalité consciente. Lorsque nous disons

moi, nous voulons dire « cet organisme qui possède dans sa mémoire certaines empreintes de perceptions et de volitions antérieures ». S'il se pro duisait dans notre propre corps des sentiments n'ayant aucun rapport avec des séries, gravées dans la mémoire, de sentiments passés qui représentent notre personnalité consciente, nous ne saurions rien de leur existence. De tels sentiments seraient inconscients ou subconscients : ils

Fig. 4. — Diagramme de Meynerl. — Système nerveux montrant que les muscles nerveux des mouvements volontaires 1, l passent à travers le corps strié, ou à travers le corps lenticulaire Z/, ou à travers le corps caudé S. — Recherches de Meynert d'après la Physiologie d'IIermann. V. II. P. II, p. 303.

£7, subslanco corticale des hémisphères.

Zi, corps lenticulaire.

S, corps caudé (nucleus caudatus).

L et S sont les ganglions hémisphériques appelés corps striés.

7, thalamus.

F, tubercules quadrijumeaux.

B, nerf olfactif.

A, œil.

K, cervelet ou cerebellum.

B^ pédoncules cérébelleux reliant le cervelet avec les hémisphères.

h. W.^ racines sensorielles postérieures des cordons médullaires.

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