‹ Le problème de la direction des ballons (volume 2)Chapitre 9 sur 17 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

par minute

BALLOM

9 août 1884 ....

Le ballon renUv à Chalais.

12 septembre 1884. .

Avarie de machine ; descente à Vélizy .

8 novembre 1884. .

Le ballon rentre à Chalais.

8 novembre 1884. .

Id.

25 août 1885 ....

Vent de 7" environ ; descente à Villacoublay.

22 septembre 1885 .

Le ballon rentre à Chalais.

23 septembre 1885. .

Id.

lard n'a pas fait d'autres sorties. Il ins de lionne foi que la direction des l d'effectuer les mesures utiles à de quelques mois de gloire , Ghalais nous dit qu'il veut y rester, les exprintemps prochain devant se faire t les motifs de cette discrétion, je 'elle fut aussi complète, et j'émets iblic éclairé toutes les explications secret intéressant véritablement la

snt MM. Renard et Krebs sont par- « Nous avons été guidés dans nos note à l'Académie des sciences, par .ôme relatives à la construction de de plus nous 'nous sommes attachés rites: stabilité de route obtenue par ition du gouvernail ; diminution des e choix des dimensions ; rapproche-

et de résistance pour diminuer le stabilité verticale; enfin, obtention er aux vents régnant les trois quarts

» Je vais exposer rapidement les r les conditions de dirigeabilité.

moteur de 1884 était une machine Krebs sut combiner de façon à obteju'alors : il avait une force de 8,3 ck eur qui le remplaça, et qui fut étudié le, donnait 9ch sous le même poids, âtait une pile due aux savantes reard (1). On peut assimiler cette pile ;ontenant cinq fois plus de liquide et muni d'un jeu de robinets qui it abondant mais de courte durée, longé; l'expérience a montré qu'il robinets à 1 volt 25 au-dessous du

iblt i la France », par le commandant Renard.

La grande énergie totale de la pile Renard est due principalement à la substitution de l'acide chromique au bichromate, dont la base alcaline absorbe dans les réactions une portion de la liqueur excitatrice ; cette capacité atteint son maximum quand le rapport du poids de l'acide chromique à celui des acides hydrogénés est égal à 5/6 : elle est alors de 555 watts par décimètre carré de zinc et par heure. La gamme de débit s'obtient par la substitution partielle ou totale de l'acide chlorhydrique à l'acide sulfurique des piles au bichromate : l'énergie totale du mélange ne change pas, mais l'énergie par seconde augmente avec la proportion d'acide chlorhydrique et peut être quintuplée. Enfin, le commandant Renard étudia minutieusement l'influence des formes géométriques et la relation de position des deux électrodes.

Messieurs, il est superflu d'insister sur le mérite d'une pareille découverte qui augmente de moitié la capacité et quintuple la puissance des meiJleures piles connues jusqu'à ce jour. C'est surtout à la pile Renard que la Science est redevable das belles expériences dont je vous ai entretenus, et l'on peut dire de cette

Fig. 13.

pile qu'elle est véritablement l'àme du nouveau dirigeable. J'ai représenté (fig* 43) un groupe de douze éléments réunis en sur-

dont la descente eut lieu sans mouvements de lacet. Ce n'est là évidemment qu'un moyen de recherches très grossier.

Comme dans le ballon Dupuy de Lôme, un ballonnet à air de dimensions calculées permettait d'assurer l'invariabilité de formes, et une housse remplaçait le filet. Jusqu'alors on avait fait la housse avec des fuseaux semblables à ceux du ballon, ce qui forçait à la consolider par des rubans placés transversalement de f façon qu'elle put travailler dans ce sens ; le commandant Renard

la forma de fuseaux transversaux et réalisa ainsi une notable réduction de poids.

La suspension par réseaux triangulaires indiquée par Dupuy de Lôme n'était plus suffisante avec l'allongement choisi ; afin d'éviter le renversement, les officiers de Chalais durent imaginer un autre dispositif dont ils n'ont pas fait connaître les détails, mais dont l'expérience a prouvé l'efficacité. Au lieu de passer par un même point nodal, les balancines furent groupées en deux faisceaux; elles venaient s'attacher sur deux traversières qui partaient des pointes et s'attachaient vers le milieu de la nacelle . La longueur de celle-ci fut portée à 33 m, les suspentes qui la reliaient presque verticalement à la hausse étaient légères et courtes; elles dessinaient à peu près deux plans parallèles à l'axe. Ce dispositif diminue singulièrement la résistance due aux cordages, qui atteignait la moitié de la résistance totale avec le système enchevêtré de Dupuy de Lôme ; de plus, il rapproche le centre de traction et le centre de résistance, et diminue par suite le moment perturbateur de la traction ; mais il diminue en même temps la stabilité du système, puisqu'il rapproche son centre de gravité et celui de la masse d'air déplacée.

La nacelle, formée de quatre bambous reliés par des entretoises en cordelettes de fer, était recouverte de soie parfaitement ten~ due, ce qui donne une résistance beaucoup moindre qu'avec des parois d'osier par exemple ; elle avait en son milieu une hauteur de 2 m et n'était pas accessible sur toute sa longueur ; les aéronautes se tenaient à hauteur des fenêtres ménagées sur les côtés.

Stabilité de route. — La forme dissymétrique du ballon, en éloignant le centre d'inertie de la pointe arrière, augmentait évidemment l'efficacité du gouvernail. Celui-ci était fait de deux étoffes de soie bien tendues sur un même cadre, mais très légèrement éloignées l'une de l'autre, de façon à constituer deux pyramides quadrangulaires de très faible hauteur accolées Tune à l'autre.

grand. On peut au contraire combiner les dimensions d'un ballon dissymétrique (fig. 41) de façon que la poupe, malgré son efface-

PlG. 16.

Fig. 17.

ment, reçoive la plus grande partie de l'effort du vent : il suffit pour cela qu'elle ait une longueur suffisante. La pression se présente alors comme l'indique la figure ; il n'y a donc pas à craindre de tête-à-queue, et quelques oscillations mettent tranquillement le ballon dans le nouvel axe du vent relatif.

Enfin, la place de l'hélice à la proue facilite la bonne tenue du dirigeable contre le vent. Quoi qu'on en ait dit, cette position est tout à fait judicieuse. Si l'on avait en effet à rouler sur un mauvais terrain une brouette ayant des brancards et une ossature flexibles, il n'est pas douteux qu'on la traînerait plutôt que de la pousser. Or n'est-ce pas le cas du ballon, machine faite d'étoffe souple, de cordages et d'osier, qui ne parvient à se déplacer dans l'air qu'au prix des plus grands efforts? Du reste, l'hélice placée à la proue a l'avantage de mordre dans un air qui n'a pas encore été troublé par le passage du ballon (1).

(1) On pourrait, il est vrai, reprocher à l'hélice placée à l'avant de donner au fluide que va traverser le ballon une vitesse propre en sens contraire de la marche ; encore faudrait-il être bien fixé sur la variation qui en résulte pour la résistance, car la force centrifuge et la vitesse que prend Pair sous les palettes produisent sans doute une raréfaction suivant l'arbre de l'hélice. II serait très intéressant de faire des expériences sur res phénomènes ; je ne serais pas surpris qu'en mettant une hélice de forme et de dimensions convenables à l 'avant d'un solide pisriforme (fig. 48), oa fut amené à constater une

Fig. 18.

diminution notaole <ie la rédistance. Supposons en effet une hélice plus grande que le maître-couple et une proue de faible longueur, de telle aorte que l'air soit raréfié entre

Giflàrd 1852

Dupuy de Lôme ....

MM. Timndier (1884) .

MM. Renard et Krebs. .

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