‹ Le Problème De La Lèpre En FranceChapitre 15 sur 18 · ARE · texte numérisé non relu

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3° Les sujets étrangers qui, par leur situation de jortune. culture et leur mentalité, présentent des garanties sulf

qu'ils se soumettront au régime imposé aux sujets L:

atteints de la lèpre. (Art. 82.)

Mais, comme le faisait alors remarquer Jeanselme, mesures étaient inapplicables en pratiqué, puisque Th

la lèpre en France n'étant pas Rs alors, facultative. CA

En 1925, l’Académie de médecine, désireuse de tr définitivement une question sur laquelie on l'avait tant

Balzer, Netter, Darier, Thibierge et Jeanselme afin ÿ un rapport sur la prophylaxie de la lèpre en France. Le Professeur Jeanselme, rapporteur de la Comm

d'une manière tout au moins approximative le non lépreux en France. '

Les statistiques officielles, émanées des services dé mentaux d'hygiène et des ministères de la Guerre, Marine et des Colonies, firent apparaître de manière l'augmentation toujours croissante de la lèpre exot: notre pays. |

Après avoir examiné la contagion de la lèpre en Fr: les divers moyens prophylactiques employés à à l'égar lépreux dans les pays étrangers, le Professeur Je conclut à la déclaration obligatoire de la lèpre en F la surveillance médicale des lépreux et à la création aménagés pour recueillir et traiter les lépreux quelle q leur condition de fortune. L

Mais le vœu de la Commission de |” Académie resta L morte et ne reçut aucune sanction du législateur. Le

Nous connaissons l’histoire d’un lépreux qu'il nous à par

ant de rapporter ici pour montrer les difficultés que ontre pour le rapatriement des lépreux.

Jour rapatriement.

ns cette ville, il fut successivement hospitalisé dans deux x militaires en attendant son rapatriement, mais les nies de navigation ayant refusé de l’admettre à bord bâtiments, le malade resta à Bordeaux.

is cette époque, ce lépreux vit à Bordeaux, il est marié

6e étant donné, disait-il, que la lèpre est très peu du médecin praticien et que, partant, on ne peut

à la suite de cette communication que le Professeur elme déposa à l’Académie, qui l'adopta aussitôt, un e notice sur la lèpre, destiné à être mis dans les mains , le corps médical français (23 octobre 1928).

sa notice sur la lèpre, Jeanselme attire {out parrement l'attention des médecins praticiens sur les es d'hygiène que doivent prendre les lépreux vis-à-vis r entourage.

» fois, le ministre de l'Hygiène s’émut à la suite de a de services affectés à l'isolement et au traitement Teux.

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En effet, le ministre de l’Hygiène, M. Justin Godard, d en novembre 1928, de créer trois centres spéciaux en E pour soigner les lépreux, l'un à Paris, l’autre à Bordea Lux troisième à Marseille. No

De ce beau projet, il n’est rien résulté, et aucun trois centres officiels de lutte contre la lèpre ne io aujourd'hui. |

En effet, pour ce qui est du centre de Paris, les e d° GHIRCATION du Die pou lépreux annexé à l'E

aura réuni la somme nécessaire pour couvrir les frais a truction ! (Prof. Jeanselme, 1931.) - sx

L'initiative privée devait se montrer plus g généreuse « réalisatrice que les pouvoirs publics, et, en 1927, que Français, « désireux de contribuer au soulagement frances des lépreux », se groupèrent pour fonder l’A tion de secours aux victimes des maladies tropicales.

Avec une énergie, un courage dignes des plus gr ges, l’initiateur 4 cê LAURE le Pate Phil

une sympathie effective en leur a | ie

En 1928, l'Association, après bien des difficultés, ma 15 l'opposition momentanée du ministre de l’Hygiène En décida, avec ses seules ressources, de créer un sanat rit pour lépreux dans l’ancienne chartreuse de Valbonne, ai le Gard.

Les habitants des localités voisines se montrèr pitoyables que ne l’avaient été, en 1900, les municipa vosgiennes, et, lorsque l'Association acheta le domaine : Chartreux, personne n’éleva une protestation, Dies 1 connût la nouvelle destinée de la chartreuse.

Le pasteur Ph. Delord, qui avait été missionnaire de Maré, en Océanie, et qui y avait secouru, soigné preux, en fut nommé le directeur.

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ns les pays exotiques (Ph. Delord).

, le ministre de l'Hygiène a voulu solutionner défient la prophylaxie de la lèpre en France, et, par dé- 21 juillet 1929, la lèpre figure au numéro 17 des madéclaration obligatoire : « ... les renseignements rear le ministre de l'Hygiène ayant révélé, comme le ret, que, depuis quelques années, le nombre des cas

st qu'en effet il n’est pas toujours aisé de trahir le secret nnel. |

le 1* janvier 1930, il n’a été fait qu'une vingtaine arations concernant des lépreux résidant un peu parle territoire métropolitain (Jeanselme).

omme nous le dit le Professeur Jeanselme, ce chiffre loin d'exprimer la réalité.

donc conduit à cette conclusion, que les lépreux peuourner dans notre pays, se mêler à la vie publique, e l’objet d'une surveillance vraiment effective, et deainsi des “éléments de contagion pour nos collectivi-

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ance, personne ne se souvient qu'un voisin, un pak L

malade, ait eu la lèpre : le mot est défendu; on a fait e la maladie et de ceux qu'elle dévore le silence de

a hospitalisé des avariés, des aveugles, des défigurés

ont chassé pour toujours la lèpre hors de notre pays. peut-on- penser, non sans raison, que les statisti-

VOirs publies

cteur E. Burnet, secrétaire de la Commission de la \ la Société des Nations, déclare que « ce que l’on rapplus net d’une enquête sur les pays à lèpre, c’est ion d’une étonnante diversité : ici, on ne lutte conpre que par la ségrégation forcée (Venezuela, Japon, e); là, il n'existe aucune législation applicable à la rande- -Bretagne) ».

jetterons tout d’abord un regard sur la Res èpre dans les puissances extra-européennes avant r moins HAN Eu a ue: MERE des

pon, on note l’application complète d’un système de tion (déclaration obligatoire, admission obligatoire eux dans les léproseries, institution de léproseries, principales dispositions de la loi japonaise de 1907, e en 1916).

ndes britanniques, la ségrégation n’est pas le moyen de lutte contre la maladie; on y a adjoint une propa- » intensive et de nombreux dispensaires, qui mettent à position de. l’indigène le traitement de leur mal.

Chine, aucune législation vis-à-vis de la lèpre et des

ustralie, ségrégation et contrôle épidémiologique. ndes néerlandaises, pas de loi sur la lèpre, mais de uses léproseries. ; x Etats-Unis d'Amérique, la lèpre est sur la liste des

| maladies à déclaration obligatoire dans la plupart confédérés, et le Congrès fédéral a installé une lé d'Etat à Carville, en Louisiane, où le Gouvernement d'imposer l’internement des lépreux.

En outre, l'accès du territoire américain est ment interdit aux lépreux étrangers.

Au Brésil, au Pérou, au Chili, en Colombie et en Rép: Argentine, l'accès du territoire est interdit aux lép la déclaration de la maladie est obligatoire; ces di disposent, en outre, de nombreux établissements à soigner les lépreux.

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mique grave, impose aux lépreux la ségrégation for

En Europe, on rencontre la même diversité, ( moyens de lutter contre la lèpre.

C'est ainsi que dans la législation sanitaire a ne rencontre aucun texte relatif à la lèpre et celle- “ci ne Ï pas sur la liste des maladies à déclaration (Knigth°s local Governments reports, 1920), alors qu magne, par application de l’article 24 de la loi du 1900, les malades atteints de lèpre sont surveillés et | être même isolés si leur état le nécessite; en outre, e vernement allemand interdit l'accès de l'Allemagne à preux étrangers (Note du Chancelier de l'Empire du 4( Let 1913). Mar

En 1901, le Gouvernement allemand avait installé : proserie dans la presqu'île de Memel, et l’on Yi at les malades dont la situation de fortune ne permettai un traitement à domicile; aujourd’hui, les lépreux cés dans les services hospitaliers, Le plus souvent | nique universitaire des maladies de la peau. |

En République autrichienne, la législation est la à

En Jialie, le décret du 15 octobre 1923 a mis la la liste des maladies à déclaration obligatoire et. décret prévoit la surveillance médicale à domicile der 16

et, si leur situation de fortune le nécessite, l’isoleme NS ;

nier

jues dermatologiques ou à la Léproserie de Gagliari s de l'Etat.

Dj Espagne, la déclaration de la maladie n’est pas obliga- , mais l'entrée des lépreux étrangers est interdite en espagnol (Règlement organique du 3 mars 1917); e, le Gouvernement espagnol subventionne très lars hôpitaux de Barcelone, Séville, Alicante, Madrid, Cordoue, Saragosse, Grenade et La Corogne, où sont

iales en vue de protéger le pays contre l’invasion des s épidémiques et leur propagation à l’intérieur; les indigents sont isolés à l'Hôpital de Brigue.

Belgique et en Hollande, aucun règlement de police” e vis-à-vis de la lèpre, et la maladie n’est pas de déclaobligatoire; cependant, la législation prévoit que les reçus dans les hôpitaux soient autant que possible

nouvelles nations de l’Europe centrale issues du Traité ailles (Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Albanie, Polongrie) n’ont encore aucune législation sanitaire vis-àa lèpre.

contre, en Roumanie, la loi prescrit la déclaration ime de tout cas de lèpre et l’isolement des malades à de Largeonca, près d’Ismail.

n Suède, en Esthonie, en Lettonie, en Finlande et en huanie, la déclaration de la maladie est obligatoire et les preux sont placés sous le régime du contrôle médical.

En Russie, le Gouvernement des Républiques Socialistes iétiques a entrepris une enquête et la réfection des léprotoutefois, aucun article de loi n'interdit l'accès du ire russe aux lépreux étrangers.

La Norvège offre, enfin, l'exemple typique de l'extinction ssive de la lèpre par l'isolement systématique des 16-

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