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que la France, décidèrent l'isolement obligatoire des malades.
En France, il n’en fut pas de même et, en 1898, Thibierge et Besnier déclaraient à l’Académie de médecine ne pas voir la nécessité de créer dans un pays comme la France des hôpitaux ou des services de lépreux; néanmoins,'l’Académie émit un vœu tendant à la déclaration obligatoire de la maladie.
La question devait rejaillir de nouveau en 1900, mais cette fois avec plus d’ampleur : un Bénédictin ayant eu le projet de créer une léproserie dans les Vosges.
En effet, Dom Sauton, Bénédictin de Ligugé, docteur en médecine, ayant longtemps visité des pays lépreux, conçut le projet de créer un sanatorium privé pour lépreux et, en juin 1899, il fit l'acquisition d’une vaste propriété à quelques kilomètres de Neufchâteau (Vosges) pour y réaliser son projet.
Or, le 1% juin 1900, le Conseil municipal de Neufchâteau rédigea une réclamation au ministre de l'Intérieur contre la réalisation de ce projet, en raison du grave préjudice moral d'une léproserie, en même temps que surgirait un danger de contamination pour la ville et ses environs. \
Le Comité consultatif de l'hygiène publique appelé à donner son avis conclut, le 17 juin 1900, à l'utilité réelle de ce sanatorium, qui ne présentait — ajoutait-il — aucun danger pour le voisinage.
Mais les choses n’en restèrent pas sur cette sage délibération, et, le 23 Juin, le maire de Ronceux interdisait la construction du sanatorium sur le territoire de la commune.
C’est alors que le ministre de l'Intérieur, qui semble avoir été en la circonstance assez embarrassé pour trancher le différend entre Dom Sauton et les municipalités vosgiennes, demanda à l’Académie si le sanatorium constituait une réelle utilité et n’offrait pas de danger pour les populations voisines.
L'éminente société, avec un souci de prudence remarquable, prit soin de s’enquérir de l’avis de léprologues étrangers avant de faire connaître son opinion. |
Les opinions des savants étrangers consultés furent diverses quant à l'opportunité du sanatorium. César Bœck (Nor-
MAO ULUT
ÆEdv. Ehlers (Danemark) jugèrent la chose inutile pays meQus là sain et ouenne comme la LPEIOE des
leurs, Dom Sauton, devant cette hostilité que lui mani-
À son projet à exécution. e
Don échec dans les Vosges, Dom Sauton tenta de réan projet dans la région bordelaise.
t alors à Bordeaux et visita, avec le Professeur Le la Gironde à l’effet de créer son sanatorium dans une que- l’on rencontre dans la Garonne en amont et en Bordeaux. re l'Administration des Ponts et Chaussées, qui à la de ces îles, s’opposa formellement à son projet.
1905, Sauton, vraiment infatigable, tenta une dernière réaliser son pEOe et Pareouenl la région des Laotes
® furent impitoyables, # l’éminent RARE CA dut ent abandonner son projet de sanatorium pour lépreux
03, le Conseil supérieur d'hygiène et l'Académie de e furent consultés en vue de l'établissement de la maladies devant être obligatoirement déclarées, mais ux hautes LE LEE ne crurent pas COUE inscrire la
ins cas spéciaux, et, à la même époque, la Société de ologie exotique transmettait au ministre de l'Intérieur
nalogue.
ommission des épidémies ne donna aucune suite à ces
les localités de l'arrondissement de Neufchâteau, ne
Un Américain, Augustin Goroîtiago, atteint RE éta at dans tous les ee le ministre de l'Intérieur, are mesu
à l’embarquer.
Comme il était impossible de le renvoyer dans son pa l'hospitaliser en France, ni de le conduire à la .irontière; nn que la ressource de l'isoler momentanément à l'infirm rmerie de prison de Fresnes en attendant de trouver une solution pra!
A Fresnes, Goroftiago ne tarda pas à donner des signes gement cérébral et on l'interna à l'asile Sainte-Anne, où peu après. ,
Ce dénoûment imprévu enleva un gros souci aux adminis qui ne trouvaient plus le moyen de se débarrasser de ce |
* mn LA :
Un nouvel incident se produisit en 1913 : un sujet f atteint de lèpre et résidant en Allemagne, fut exp territoire allemand, et un infirmier de Saint-Louis dt le cueillir à Pagny-sur-Moselle des mains d’un allemand. É :
A la suite de cet incident, le Docteur Doizy, U demanda au ministre de l'Intérieur queîles mesures ( tai prises à l'égard des lépreux étrangers résidant ou | en France.
Le ministre de l'Intérieur répondit « qu'aucune. ;
était prise en France à l'égard des lépreux et traités internationaux assurant en France aux resst de la plupart des autres nations le traitement ass ré propres nationaux, aucune mesure ne pouvait être l'égard des lépreux étrangers résidant en France aus temps qu'aucune mesure ne serait prise à l'égard des français ». (Revue d'hygiène, 1913.) =;
En 191%, à la suite d’une nouvelle requête du min
ET
leur, l’Académie fut encore consullée pour donner son «les mesures qu'il conviendrait de prendre en France
ncha Mort de M. Nels à la on de mesures prophylac-
t émit encore une fois le vœu que la lèpre fût mise E des maladies à déclaration obligatoire.
ucis que de prendre des mesures à à |’ égard des lépreux le suite ne fut donnée au vœu de l’Académie.
de soldats étrangers, le nombre des lépreux en France . Croissant, chaque jour.
guerre finie, on reprit connaissance du problème, et, le obre 1919, le Docteur Doizy fit, au nom de la Commission de l'hygiène du Parlement, un rapport, où, après avoir l'importation des lépreux en France au cours de la il préconisait comme projet de loi la sarveillance
Ces alors que, plein de bonne volonté, le législateur tenta rter un remède au mal.
écret du 26 novembre 1921 portant règlement de la sanitaire maritime dispose
’arrivée dans les ports français, tout cas suspect ou déclaré pre devra être signalé à l'autorité sanitaire maritime, qui ra retenir les malades en vue d’un examen plus approfondi. e diagnostic est confirmé : "
Au cas où le sujet est de nationalité française, il devra se umettre aux décisions prises conformément aux règlements nn vigueur par l'inspecteur départemental d'hygiène du déparment où il se rend.
i le sujet est de pationanté étrangère et que, par suite de anque de ressources, il puisse constituer une charge pour cs notre pays, il sera rapatrié soit à ses frais, soit par les soins du consul du pays auquel il appartient.
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