PROPOS
rite des Français, 0i billet de loo francs est un billet de 100 /'runes, en \9i3 comme en Î921. l • mn çants et \e% industriels eux même . qui ont plue pro ches fies réalités que les rentiers /m les fonctionnait
raisonnent aree une simplicité fauchante w
tieres, et m- comprennent que difficilement ce qui passe. On répète à ce qu'on nomme le grand public, que
la France est une grande nation, que la Banque de France est la plus admirable invention, et la plus solide institution qui soit. Tout, en un mol. est pour le mieux dans le meilleur des pays. Si la vie est chère,
c'est parée que les commerçants renient trop qagner. Si le dollar vaut l'i ou 15 francs, c'est parce que Américains sont des profiteurs de guerre. On a fomenté campagnes de presse sur campagnes de presse pour lien convaincre les Français que ce n'était que par la féroce cupidité des mcrcantis que les prix avaient haussé. Et puis comme enfin l'inquiétude a commencé de naître, on en est venu a faire des demi-aveux, à glisser de-ei de-la quelques considérations savantes sur l'inflation fiduciaire, sur nos dettes. Mais personne encore n'a affirmer nettement cette vérité simple — personne au moins officiellement — à savoir que c'était le billet de banque français qui avait peu à peu, par le fait d'une politique contestable, perdu de sa valeur. On a entre tenu avec soin l'illusion que la monnaie était indiscutable. On a amené les gens à raisonner comme ce voyqgeur, qui, voyant, par la fenêtre de son compartiment, le paysage défiler sous ses yeux, croirait que c'est la campagne qui se déplace, et que c'est le train qui est immobile. ~Alo?*s que la réalité est que ce sont les marchandises qui sont a peu près stables de valeur, et que c'est la monnaie qui, arbitrairement, a été avilie.