‹ Le problème de la monnaieChapitre 27 sur 44 · fr · texte numérisé non relu

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Pievenu total : 35. 000 francs.

. La perte sur le capital est de 3o6.ooo francs, en numéraire ; c'est-à-dire de plus de i/3. Mais encore une fois, les 67 1 .000 francs sont des francs dépréciés. On le sentira bien si on les transforme en monnaies

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étrangères saines, si l'on s'expatrie. On le sentira bien si l'on veut acheter des marchandises en France. El quant au revenu, qui semble être resté le même, il est en réalité inférieur des a .'>. puisque ce qui coûtait i coûte main tenant 3. Avec o 5. ooo francs par an, en [921, on ne peut vivre que sur le pied où on aurait vécu ayant la guerre avec le tiers, soit 11.760 francs environ. Pour quele détenteur dç ce portefeuille n'ait pas subi de perte sur son revenu, il faudrait maintenant qu'il ait co5.ooo francs actuels de revenu, l'ouï- mesurer cette perte, on peut encore prendre l'exemple suivant : si le détenteur de ce portefeuille l'avait venduen 191 '1, i! aurait eu en chiffres ronds 1 million. Achetant du dollar à 5,25, il aurait et] 190.000 dollars environ, achetant aujourd'hui des francs, il aurait (le dollar à 1 \ francs) 2.G60.000 francs environ avec lesquels il pourrait acheter des maisons qui n'auraient pas augmenté de valeur. Sans rien faire, il aurait triplé sa fortune.

Il ne servirait de rien de dire que cette perte n'est pas définitive. Pour le moment, il suffit de reconnaître (| d'elle existe. On discutera ensuite le point de savoir si la perte est définitive ou non. On verra aussi si la ruine des rentiers est bonne ou mauvaise au regard de l'intérêt de l'Etat, et encore quel est son eflfet au regard de la vie économique. Mais la seule chose que l'on avait en vue dans ce chapitre était de savoir si le rentier avait pu se dédommager de la perte, et, sinon, quelle était cette perte.

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