INTRODUCTION HISTORIQUE ET POSITION DU PROBLÈME
Depuis que Richard Bright en 1827 a rapporté à une —Jésion rénale un ensemble symptomatique particulier, caractérisé par des œdèmes, de l’albuminurie, de l’hypertrophie du cœur, une évolution vers l’urémie, on a essayé souvent de classer les diverses formes de cette affection en se basant sur les lésions anätomo-pathologiques. Le tableau clinique tracé par Bright a été complété par les travaux ultérieurs, mais reste vrai dans ses grandes lignes. Il est donc légitime, comme l’ont fait d’ailleurs la plupart des auteurs, de décrire sous le nom de mal de Bright les lésions bilatérales non suppuratives du rein, c'est-à-dire les néphropathies médicales. Nous éviterons, de peur de confusions, d'employer à sa place le terme de néphrite, auquel certains ont donné un sens bien plus restreint. Bright le premier et à sa suite Jonhson, Wilks, Lancereaux, Charcot ont décrit trois types anatomiques : :
Le gros rein blanc ou néphrite parenchymateuse ou encore néphrite épithéliale.
Le petit rein rétracté ou néphrite interstitielle ;
Un troisième type, mixte.
S'agit-il de trois formes différentes à chacune desquelles on peut superposer des syndromes cliniques particuliers ou s'agit-il de trois stades d’un même processus ou encore est-il impossible de trouver un rapport quelconque entre ces trois formes et les formes cliniques des néphropathies? La question a été très longtemps discutée. L'Ecole française, avec Charcot particulièrement, a longtemps adopté une classifica-