LUS
heureusement à ce moment-là il existait déjà une infection péritonéale, qui avait dû modifier la composition du liquide. Autres symptômes. — Il ne nous reste guère à noter que des signes négatifs, d’ailleurs très importants pour la différenciation de la néphrose lipoïdique et de la néphrite et sur lesquels ont insisté en particulier Volhard et Munk.
La tension artérielle n'est jamais élevée ; pour la plupart des auteurs elle reste normale. Machwitz, Fahr et Rosenberg ont signalé la possibilité de phénomènes d’hypertension transitoire. Pour Volhard il ne peut s'agir dans ce cas de néphrose lipoïdique vraie. Knauer insiste sur l’hypotension, à laquelle il attribue un rôle dans la pathogénie de certains symptômes. Dans tous nos cas, la tension artérielle est restée aux environs de la normale, plutôt basse. L'examen du cœu#ne montre jamais d'hypertrophie du ventricule gauche - ni de dilatation notable du cœur. Le pouls était rapide dans trois de nos cas de façon permanente.
L'examen du fond d'œil ne montre pas de lésions.
Les autres signes négatifs importants sont l'absence constante de phénomènes urémiques ; la conservation de fonctions rénales normales. En particulier il n’y a pas d’élévation de l'urée du sang et l'élimination de la sulfone-phénolphtaline est le plus souvent exagérée ou normale.
La constante d’Ambard est normale. Il n’y a pas d’hématuries (voir syndrome urinaire).
Comme nous le verrons plus loin, il ne faut pas croire que ces signes ne peuvent jamais compliquer la néphrose lipoïdique. Ce que nous disons ne vaut que pour les cas récents.