‹ Le problème de la néphrose lipoïdiqueChapitre 27 sur 63 · SANS · texte numérisé non relu

SANS

sion (observation 4), elle peut diminuer beaucoup et reparaître ensuite, en même temps que les autres symptômes subissent une nouvelle poussée. Dans l'observation 2, nous avons pu suivre quotidiennement les variations de l'albuminurie, pendant une longue période.

Elle subissait des oscillations sans cause apparente, mais néanmoins tendait à diminuer en même temps que le poids du malade.

Au cours de l'épreuve de déchloruration etde chloruration, elle a augmenté au moment de la plusgrande élimination de chlorüres par l'urine, mais elle est revenue rapidement à son taux antérieur. |

Le régime carné augmenterait l’albuminurie pour Epstein ; nous n'avons pas retrouvé cette augmentation dans le cas précédent ; elle a seulement augmenté le premier jour de l'établissement du régime carné. ;

Kollert et Starlinger ont noté une relation inverse ; après plusieurs jours de régime lacté, ils ont constaté une augmentation de l’albuminurie avec diminution de la diurèse. Avec le régime carné au contraire, l'albumine diminuait dans l'urine ; l’ingestion d'œufs frais aurait également augmenté d'albuminurie.

Densité des urines et quantité d'urine quotidienne.

Pendant les périodes où l’œdème est le plus marqué, les urines sont peu abondantes (200-400 cmÿ.)et très denses. Dans notre observation 4, il y eut une anurie presque complète. Au contraire, pendant les rémissions, elles augmentent de quantité avec parfois même polyurie, en même temps que la quantité de chlorures augmente. La densité peut alors être

faible.

Re LS

Culot de centrifugation.

Il est souvent assez abondant. Nous avons noté dans plusieurs de nos cas (observations 1, 2 et 5) un aspect cireux du culot qui rappelait celui de la paraffine Cet aspect ne nous semble pas avoir été noté antérieurement. C’est sur tout au moment où nous avons donné brusquement (dans nos deux premières observations) après une période de régime déchloruré, une quantité abondante de chlorure de sodium,que nous avons constaté l'importance de ce culot. À ces moments, l'urine avait un aspect trouble qui nous à fait croire les deux fois, à la possibilité d’une pyrurie. L'examen des urines et leur culture a montré qu’elles ne contenaient aucun microbe, et pas de globules de pus ; il s’agissait enréalité, de lipurie. (La lipurie, pour les anciens auteurs était due à un écoulement de lymphe). Une ou deux fois, nous âvons même remarqué que l'urine aussitôt après son émission contenait des gouttelettes graisseuses visibles à l’œil nu. ;

L'examen microscopique du culot de centrifugation montre avec une grande fréquence, d'assez nombreuses cellules rondes qui semblent être des leucocytes.

On trouve très rarement des cellules épithéliales à structure reconnaissable. Les cylindres sont en abondance variable : au moment des poussées, où l'œdème est le plus intense, on trouve des cylindres hyalins, granuleux, graisseux. À certaines périodes de rémission, onne trouve guère que quelques cylindres hyalins. .

Les corps bi-réfringents constituent le caractère le plus important qui soit révêlé par l'examen des urines.

Au microscope polarisant, on voit entre les nicols croisés, à un fort grossissement, des corps bi-réfringents qui brillent sur le fond noir du reste de la préparation ; ils peuvent revêtir deux aspects.

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