‹ Le problème de la néphrose lipoïdiqueChapitre 45 sur 63 · TABLEAU VIII · texte numérisé non relu

TABLEAU VIII

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Le régime déchloruré amène une amélioration ; le 1° décembre. il n’y a plus d’albumine dans l’urine et lalbumine ne reparaît pas après 2 heures de station debout, Le 2 décembre lenfant sort de l’hôpital conservant un peu d’æœdème de la face, il n’a toujours pas d’albumine dans l’urine. Revu le 7 etle 21 décembre; l’æœdème de la face avait un peu augmenté pas d’albumine dans l’urine ; bonne élimination des chlorures (8 gr. par litre). On vérra dans le tableau ci-joint les résultats des examens chimiques du sang. Le taux du cholestérol est absolument normal; il existe des modifications des protides du sang qui peuvent peut-être

expliquer la persistance de l’œdème malgré la bonne élimination des chlorures. se

En résumé, dans ces deux observations, les signes sont bien différents de ceux de la néphrose lipoïdique. On trouve bien des modifications des protides de sang ; mais, comme nous verrons, on peut en rencontrer aussi dans de nombreuses affections où existe une tendance aux œdèmes. Par contre il ‘n’y a pas de troubles du métabolisme des lipides comparable à ceux de la néphrose lipoïdique. Il s’agit donc bien là de deux maladies absolument différentes.

La seule observation où nous ayions noté une association entre les symptômes de la néphrite chronique et ceux de la néphrose lipoïdique peut s’interprêter d’une façon particulière En effet il s’agit d’une néphrite scarlatineuse survenue chez un enfant qui avait présenté déjà des œdèmes et on pouvait penser à une néphrose lipoïdique ancienne sur laquelle s'était greffée une néphrite. L'examen anatomique confirma cette impression clinique eu montrant des lésions semblables à celle de la néphrose lipoïdique paraissant anciennes et une glomérulo- néphrite. qui était certainement de date beaucoup plus récente.

Nous n'avons pas examiné un nombre suflisant de cas pour ‘affirmer que chaque fois qu'on trouve associés les symptômes de ces deux maladies, il s'agit d'une néphrite greffée sur une néphrose ; cependant il suffit que cette éventualité soit possible pour que l’on soit amené à interpréter avec prudence ces cas complexes .

Comme nous l'avons dit,les malades atteints de néphrose lipoïdique, sont très sensibles aux infections ; beaucoup d'ailleurs sont porteurs d’amygdalites chroniques, de lésions pharyngées. Il est possible que des lésions infectueuses des glomérules se développent au cours de l’évolution ;on verrait alors apparaître des hématuries de Léléva tion de la tension artérielle, de l’azotémie.

Voici l'observation dont nous venons de parler:

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