‹ Le Problème de la Traction AutomobileChapitre 15 sur 64 · HOUILLE · texte numérisé non relu

HOUILLE

Alcool.

Carbonisation GATE à Ammoniac.

! à haute

température.

Huile légère; benzol.

Phénol.

Huile moyenne..... Naphtaline

\ Goudrons | Huile anthracélique.

Brai.

Dans la semi-carbonisation, le combustible est distillé progressivement à des températures ne dépassant pas 500°.

Une tonne de houille ou de lignite donne de 9 à 43 litres d'essence et de 60 à 90 kilos de goudron primaire. Le traitement de ces derniers fournira un supplément de 40 à 70 litres portant de 50 à 80 litres au maximum le total du carburant récupéré.

Les autres procédés connus dérivent pour la plupart des brevets allemands d'hydrogénation ou de synthèse.

En France, Audibert et Valette ont apporté quelques variantes à l’hydrogénation de Bergius; leurs méthodes sont employées respectivement aux usines de Liévin et de Béthune.

En Angleterre, les procédés de Robinson et Brindley se rattachent à ceux de Fischer et tendent à réduire la consommation d'hydrogène.

Les brevets des Professeurs Pott et Broche consistent à

RE eq ie

soumettre le charbon à l'action de solvants qui le digèrent: cette opération se traduit par une dépense d'hydrogène réduite de deux tiers.

D'autres systèmes enfin, qui ne sont pas encore entrés dans le domaine industriel, laissent entrevoir de prochaines améliorations en ce qui concerne l'économie des éléments utilisés et la qualité des produits obtenus.

La fabrication de l'essence synthétique a fait l’objet de nombreuses controverses; les uns soutiennent que cette industrie est viable, les autres affirment que le coût de production interdit ce genre d'exploitation.

Nous perdrions trop de temps à reproduire les nombreuses évaluations dressées par les experts concernant la construction d’une usine, les frais d'exploitation et le prix de revient d’un litre de carburant. I! ressort généralement de ces études que la comparaison du prix de l'essence importée et de l’essence synthétique laisse entrevoir une grosse différence, en faveur des carburants d’importation, et appuie la thèse de ceux qui prétendent à la non-rentabilité de cette industrie.

En France, les installations miniatures de Liévin et de Béthune, produisant d’une façon semi-industrielle, ont un caractère expérimental, dont le seul résultat est de fausser toute appréciation en la matière.

L'évaluation concernant le coût de production dans les usines allemandes présente souvent un caractère fantaisiste.

Quant au rapport anglais du Comité Falmouth, estimant que la production de l'essence synthétique n’est pas « une bonne affaire » et qu'il vaut mieux augmenter la flotte pétrolière et persévérer dans une politique d'importation, nous pensons que ses conclusions relèvent davantage de la politique que de l’économie pure.

Comme le déclare judicieusement M. Queuille, pour qu'une estimation soit satisfaisante en la matière, il faut

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