‹ Le Problème de la Traction AutomobileChapitre 16 sur 64 · RUSSE · texte numérisé non relu

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envisager des amortissements normaux, des installations suffisantes et des nations disposant de matière première.

Nous ajouterons que « ces installations suffisantes », devant être 10 ou 20 fois plus importantes que « les usines pilotes » (1), genre Liévin et Béthune, impliquent une participation de l'Etat, qui, dans ces conditions, doit être capable d'orienter, diriger et contrôler sérieusement l’exploitation.

L'hydrogénation, selon Bergius, suppose la réalisation d'usines industrielles très puissantes, un appareiïllage très spécial et très résistant, et fatalement d'importantes immobilisations de capitaux. L’essence obtenue à raison de 1 tonne pour 5 de houille de bonne qualité ou de 10 à 12 tonnes de lignite, est d'excellente facture, et se prête aisément aux divers traitements susceptibles d'améliorer ses qualités antidétonantes.

S1 la synthèse de Fischer et Tropchs peut s'effectuer à une échelle plus réduite, dans des installations relativement modestes, elle exige une plus grosse quantité de matières premières, et l'essence produite ne présente pas les mêmes qualités, surtout en ce qui concerne l'indice d’octane.

Quant à la carbonisation à basse température, il suffit d'assurer un débouché aux sous-produits, notamment au semi-coke, qui est un combustible excellent, pour diminuer considérablement le prix du litre d'essence obtenu.

Il ne saurait être conseillé aux nations pauvres en produits houillers de recourir à la fabrication de carburant de synthèse à partir des combustibles solides.

Le cas échéant, les importations de pétrole sont remplacées par des importations de charbon et le résultat est le même au point de vue de la balance commerciale, Mais le problème est bien différent si l’on envisage la fabri-

(1) Usines d’expérimentation.

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