‹ Le Problème de la Traction AutomobileChapitre 32 sur 64 · PARE SE PA · texte numérisé non relu

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$ 4. — Politique d'importation.

Seule la France n'a pas su réaliser une bonne politique. Dépourvue elle aussi d'huile minérale, elle s’est laissé entraîner dans une politique basée uniquement sur des importations, sans se rendre compte qu'elle était loin de réunir les bonnes raisons qui justifiaient cette politique en Angleterre.

Avant la guerre de 1914, la Standard Oil était le fournisseur exclusif du fameux « cartel des dix », qui en fait jouissait du monopole des importations et de la distribution du pétrole nécessaire aux besoins de la France.

Etant donné la carence de ce cartel, dont la seule ambition se bornaït à gagner de l’argent sans risques, grâce à une protection incompréhensible de l'Etat, le gouvernement fut obligé, pendant la guerre, de se préoccuper directement des importations de produits pétroliers, pour éviter le risque d’en manquer.

Mais, peu de temps après la fin des hostilités, le monopole d'achat, que l'Etat s'était attribué en raison des circonstances, fut supprimé, et on revint au régime de liberté.

Les accords de San-Remo, signés par MM. Millerand et Lloyd George le 24 août 1920, attribuèrent à la France une participation de 25 p. 100 dans le capital de la Turkisch Petroleum. Cette participation, correspondant à la part que possédait l'Allemagne dans cette concession des champs pétrolifères de Mésopotamie, fut d’ailleurs réduite à 23,75 p. 100 très exactement au moment des accords définitifs en 1928.

(4) Cartel formé par les dix maisons : Fenaille et Despaux, Desmarais Frères, les Fils de A. Deutsch, la Compagnie industrielle des pétroles, la Raffinerie du Midi, la Société Lille-Bonnières et Colombes, Paix et Cie, G. Lesieur et ses fils, la Compagnie générale des pétroles, la Raffinerie de pétrole du Nord.

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