‹ Le Problème de la Traction AutomobileChapitre 33 sur 64 · APTE AAA · texte numérisé non relu

APTE AAA

Il résulte de cet accord que la France a complètement abandonné à l’Angleterre le contrôle des gisements pétroliières tant en Mésopotamie que dans les autres régions où elle avait des intérêts. « Le présent accord est basé sur le principe de la coopération cordiale et de la réciprocité, dans tous les pays où les intérêts pétroliers des deux nations peuvent pratiquement se combiner, Le présent mémorandum a trait aux Etats ou pays suivants : Roumanie, Asie Mineure, Galicie, colonies françaises, ete. »

En s’associant ainsi à l'Angleterre, la France ne pouvait que s’asservir et renoncer à tout contrôle des gisements exploités en commun.

Dans une société franco-anglaise, dont le siège social est généralement à Londres, le fait de posséder la moitié des actions ne nous suffisait pas pour discuter sur un pied d'égalité. Indépendamment du capital, le trust anglais était le seul à pouvoir fournir le personnel compétent, l’outillage spécial approprié, et l'expérience des questions pétrolières.

Dans cette concession de Mésopotamie, devenue Irak Petroleum, les trusts anglo-hollandais, qui disposaient de la moitié du capital, en profitèrent pour s’attribuer exclusivement le contrôle de l'exploitation, la France ayant strictement le droit de participer aux frais de gestion qui lui furent imposés à forfait.

Profitant du régime de liberté rétabli par les lois du 9 juillet 1921 et 31 décembre de la même année, les trusts étrangers cherchèrent non seulement à s’introduire sur le marché français, mais à l’accaparer.

Entre temps, la loi du 10 janvier 1925 avait créé l’Office national des combustibles liquides, chargé notamment:

1° de prospecter suivant un programme d'ensemble le territoire national et le domaine colonial français;

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