‹ Le Problème Des Sanctions Douanières En Pays RhénansChapitre 65 sur 65 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il semble en définitive que, de part et d’autre, l’on ait attaché trop d'importance aux sanctions douanières. Ce qui importe au point de vue économique, c’est moins de multiplier les barrières que de provoquer une amélioration des échanges par un ensemble de mesures inspirées antant par une juste compréhension de notre intérêt que par une politique plus large et plus tolérante. Il n’v a pas de sentiment dans l’économie ; le jour où l’on aura établi assez de points d'intérêt commun entre la France et l’Allemagne, nous sercns bien près d’avoir résolu le problème des réparations.

Nous sommes persuadés que notre politique rhénane peut et doit avancer, de beaucoup, cette époque. Il faut surtout que l’Allemagne comprenne enfin, devant l'évidence, que nous n’avons aucune pensée d’annexion et de séparatisme rhénan, que les sanctions n’ont été qu'une mesure de coercition provoquée uniquement par sa volonté de ne pas exécuter le traité de Versailles.

Ceci établi nous sommes amenés à constater en regardant les sanctions douanières avec un recul de 12 mois, qu’elles n’ont servi à rien de plus qu'à amener la satisfaction d’un point de notre amour propre : l’aceptation par l'Allemagne de l’ultimatum de Londres. Les quelques millions de markstor touchés en 1922 semblent avoir’ épuisé le fond de ses disponibilités, et nous arrivons en 1923 devant un débiteur si complètement insolvable que nous en serons peut être amenés à devoir participer à son renflouement.

Le résultat des sanctions ramené à sa véritable échelle, il nous

reste à constater combien le personnel chargé d’une tâche aussi ingrate s’est montré à la hauteur des multiples difficultés rencontrées.

C'est à juste titre que le Comité Directeur des Douanes a cru devoir signaler à la H. C., le zèle, la science technique et la valeur morale des fonctionnaires alliés mis à sa disposition et qui à tous les échelons se sont dépensés sans compter.

VITE Vu et lu :

L'Assesseur du Doyen Le Président de Thèse TRUCHAN Edgard ALLIX

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris

PYAPEEE:

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