‹ Le problème du cancerChapitre 14 sur 29 · WO · texte numérisé non relu

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Série des passages de O tumeur B du 23 août > 906 au 7 7 avril 7907 /2 souns a chaque passage

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la souche qui a fourni le cep initial. Ehrlich a fait le calcul troublant de la masse cancéreuse qu’il serait possible d’obtenir en peu de temps et en partant d’un seul groupe cellulaire : il est démontré que la multiplication de la cellule cancéreuse, une fois créée, n’a pas de limites.

Nous avons à l’Institut Pasteur un adéno carcinome de la souris qui fait des passages depuis plus de deux ans et qui ne paraît pas encore sur le point de perdre sa virulence.

Le schéma ci-contre suffira pour donner une idée du nombre des passages faits dans le courant d’une année, 12 souris étant inoculées à chaque passage. On peut y voir les alternatives de l’inoculation et les différents degrés de virulence des cellules inoculées sans qu’on puisse y constater une loi bien établie. L’avenir dira si ce pouvoir de multiplication, qui peut déjà être considéré comme indéfini, de par les expériences, restera illimité dans le temps.

Cette notion de la pérennité de la cellule cancéreuse, acquise par l’expérimentation et de date toute récente, nous éloigne de tous les faits connus déjà en pathologie ; elle nous paraît fondamentale dans la question du cancer ; elle suffit déjà à distinguer les processus cancéreux de tous les autres processus virulents que nous connaissons, mais elle ne permet pas de conclure à la non existence d’un virus cancéreux.

La cellule cancéreuse porte-t-elle avec elle un agent virulent qui lui sert d’excitant continu et provoque toujours de nouvelles divisions ? ou bien, une fois créée, cette cellule extraordinaire trouve-t-elle en elle même ou dans l’organisme les éléments d’une multiplication indéfinie et d’une fécondation toujours renouvelée ? ce n’est là qu’une des deux énigmes que nous présente la question du cancer.

Cette maladie cancéreuse expérimentale obtenue par greffe, caractérisée par la seule multiplication cellulaire (bouturage ou greffe) ne peut pas être comparée ni superposée à la maladie cancéreuse spontanée, caractérisée d’abord par l’apparition des cellules cancéreuses dans un organisme jusque-là normal.

Toute théorie étiologique doit expliquer non seulement la durée et la multiplication de la cellule cancéreuse, mais la cause initiale de son apparition.

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