‹ Le problème du cancerChapitre 29 sur 29 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Hypothèses sur hypothèses, possibilités et peu de faits démontrés, voilà ce que nous trouvons dans le passionnant problème du cancer. On ne saurait pourtant nier les progrès accomplis déjà, depuis que la question a été portée sur le terrain expérimental, c’est-à-dire depuis io ans à peine.

La pérennité de la cellule cancéreuse est une notion de la plus haute importance en biologie et en pathologie générales; la réalité d’élevages particulièrement cancéreux, qui paraît établie d’une façon définitive, constitue le meilleur argument en faveur de la théorie parasitaire du cancer. II reste à réaliser 1 inoculation vraie , en dehors de l’intervention de la cellule cancéreuse vivante.

Mon but, dans la Revue actuelle, a été surtout d’indiquer les orientations possibles de recherche. J’ai voulu opposer aux théories cellulaires diathésiques, décevantes , les raisons qui permettent d’orienter la question du cancer dans la voie plus logique et plus entraînante d’une étiologie parasitaire. Gomme nous le disions au début de cet article, l’étude des infections est à peine commencée, nous ne pouvons pas nous vanter d’en avoir pénétré tous les mystères; si le virus ou les virus cancéreux sont encore inconnus, si les voies de pénétration en sont profondément obscures, on n’a pas le droit de les récuser ou de les nier à priori.

Page 1