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conflits de lois ', et écrit un chapitre à part sur les cas où il ne s'agit pas de choses faites, mais de choses à faire, c'est-à-dire sur ce qu'on appelle les cas de conscience.
Enfin ce n'est pas dans les écoles seulement, mais partout où des hommes instruits se trouvent réunis, que les difficultés morales sont discutées, tellement elles sont à l'ordre du jour. C'est à table, par exemple ; car les anciens n'ont jamais cru que les conversations sérieuses dussent être bannies des repas 2. Au contraire, les convives trouvaient chez certains amis des discussions savantes une sorte de menu intellectuel réglé à l'avance. Aux dîners du philosophe Taurus ^ nous dit Aulu-Gelle, chacun apportait son écot, c'est-à-dire quelque question embarrassée, et les plus subtiles étaient appelées des friandises *. Sans doute la morale n'avait souvent rien à voir avec ces questions ; et, bien que Plutarque annonce au début de ses longs mémoires de table ^ qu'elle doit trouver partout sa place, il lui en fait une petite. Voici