Plut.vrque, id., IX
las et Paris engagent un combat singulier dont Hélène est le prix. Mais dans les défis, les uns ont parlé de mort, les autres de victoire. Ménélas a vaincu, mais il n'a pas tué Paris. Les Grecs réclament Hélène, lesTroyens la refusent; et les convives, divisés aussi en deux camps, font assaut d'érudition et de pédanterie. H est évident qu'on devait en venir à discuter pour discuter, et à préférer aux discussions instructives les discussions interminables. Ainsi se crée un genre littéraire nouveau, celui des questions insolubles * (a-opov).
Si de la maison de Plutarque nous passons dans celles que fréquentait Aulu-Gelle, et dont il rapporta les sujets de ses Nuits attiques, nous trouvons les mêmes défauts qui tiennent à l'époque et aussi au genre; mais quelques conversations y ont un caractère plus philosophique. On se demande s'il faut dans tous les cas s'acquitter à la lettre d'une commission dont on est chargé, ou si désobéir pour mieux faire n'est pas d'un bon serviteur ^. On se demande ■quelles sont les limites de l'obéissance qu'un fils doit à son père ^ On saisit avec avidité