‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 181 sur 259 · Horace, Satires, I · texte numérisé non relu

Horace, Satires, I

le seul éclat d'une vertu simple et sûre ^ . Il y eut, nous le verrons, à côté de ces philosophes va-nu-pieds, moines errants et mendiants, héritiers des vieilles traditions pythagoriciennes et cyniques, un vrai clergé séculier se mêlant au monde pour veiller sur lui. Plus de vertu que les autres hommes, une vie en plein jour, qui offre un modèle sans reproche et comme une leçon vécue de morale, voilà ce qui constituait, avec ou sans la besace et le bâton, les véritables titres philosophiques ^. Epictète ajoute même qu'une tenue décente, et qu'un air de santé portent un utile témoignage pour la philosophie, en démontrant qu'elle n'est un régime débilitant ni pour l'àme, ni même pour le corps ^

Mais, comme Dion , il ne se contente pas d'une vertu et d'une foi qui n'agissent point ou qui agissent mollement. Il faut que le philosophe paye de sa personne. Il faut qu'il élève et enfle la voix , et qu'il crie aux hommes, comme Socrate : « Où allez- vous? Que faitesvous, malheureux? Vous vous laissez mener comme des aveugles ; vous quittez le bon che-

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