Epictète, Diss., IV
3. CicÉRON, De OJf., 1, 35 et 41. Epictète, Diss., III, 22; IV, 8. Voir le livre de Philodéme sur les Philosophes. Juvénal, il, 15. Perse, III, oi.
232 UN PROBLÈME MORAL DANS l'ANTIQUITÉ
même qu'ils soulevaient il y avait de l'étonnement et comme du respect. On se moquait d'eux, comme on se moque souvent encore, pour se dispenser d'admirer. Le dédain d'en bas ne peut d'ailleurs les atteindre ; ils savent ce qu'ils sont dans le monde, — ce que la pourpre est dans le vêtement. « Qu'on ne leur demande pas d'être semblables aux autres, ou qu'on accuse la nature qui les a faits supérieurs'. » Supériorité sans égoïsme, et qu'ils mettent au service d'autrui. Car ils sont les amis des hommes, malgré les hommes, et se trouvent là comme par hasard pour arrêter et sermonner ceux qui vont faire quelque sottise. Ainsi ce Sterninius qu'Horace nous montre convertissant au coin d'un pont un homme ruiné et venu pour se jeter à l'eau ^ — Toutefois s'emparer des esprits par force, et convertir en étonnant ne peut être qu'une exception. Aussi Epictète, comme avant lui Sénèque ^ faitil peu de cas des étrangetés de ses confrères en philosophie, et préfère-t-il à tout leur appareil fait pour effrayer ou amuser les enfants *