Epictète, Diss., III
trent lui-même dans ce rôle de philosophe consultant. Quand il trace les devoirs du philososophe, c'est pour éclairer un novice plein d'ardeur qui est venu à lui. Ailleurs c'est un jeune rhéteur qui se présente frisé et paré, et auquel il apprend à mieux connaître ce qui fait la vraie beauté de l'homme *. Un personnage, dont un procès met la réputation en péril, recourt à lui dans son anxiété, et il le renvoie après lui avoir fourni des arguments, non contre son adversaire, mais contre luimême et contre un souci exagéré de l'opinion des hommes, après avoir rendu non sa cause, mais son âme meilleure ^ Dans un entretien que nous avons cité ailleurs, il enseigne au père d'une fille malade les vrais devoirs du cœur, et lui démontre par a -{- b que pleurer n'est pas aimer ^
Outre ces conférences intimes et ces consultations privées, les stoïciens usèrent de ce puissant moyen d'action, que se disputent les confessions morales et religieuses, l'éducation. Sans doute leurs écoles ressemblent parfois à des salles de spectacle, et comptent plus d'ama-