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236 UN PROBLÈME MORAL DANS l'aNTIQUITÉ
teurs d'éloquence que d'amis de la philosophie*. Amateurs qu'il faut en tout temps se garder de mettre dehors. Car il arrive que la vérité semée à tous les vents tombe sur un terrain fertile, et que tel, venu pour se distraire, reste pour s'instruire, et sorte philosophe malgré lui *. A côté d'eux s'asseyaient d'ailleurs des auditeurs respectueux et dociles, désireux d'entendre morigéner leurs vices, venant au-devant de la réprimande et du remède. Il y en avait de tout âge, et Sénèque, dans toute la maturité de son talent et de sa pensée, confesse à Lucilius qu'il suit encore les leçons de Métronacte \ — Nous voudrions toutefois insister davantage sur un auditoire plus jeune, et qui n'est ni blasé, ni convaincu à l'avance, véritable matière vivante offerte à l'art du maître. Or depuis longtemps la philosophie avait l'honneur de parfaire toutes les grandes éducations romaines. Cicéron avait été l'élève de Diodote, de Phi- Ion, d'Antiochus et de Posidonius, et il confie luimême son fils à Gratippe K On envoyait ainsi les jeunes patriciens entendre un maître illustre.