Sénèque, id
Epicure précède ainsi et prépare dans ses lettres Hécaton et Gléantiie, et n'y est pas moins bon stoïcien qu'eux. Puis ce sont, pour commencer, les conseils de la sagesse la plus vulgaire et de la philosophie la plus mondaine. Sénèque se défend même de vouloir trop demander ' ; il a peur des excès d'un zèle qui ne dure point. Quand l'ordre dans lequel les lettres nous sont parvenues ne serait pas celui dans lequel elles ont été écrites, il en est dont nous pouvons affirmer qu'elles sont bien les premières tentatives, discrètes et mesurées, faites pour prendre possession d'une âme. L'éloge y est prodigué, à titre d'encouragement sans doute ^ L'assurance presque condescendante d"une amitié aussi recherchée que devait l'être celle de Sénèque permet à la direction de s'insinuer et de s'affirmer doucement '. Ajoutons que Sénèque parle de lui, raconte ses propres expériences, et dissimule ainsi le conseil sous une confidence qui séduit et honore celui qui la reçoit *. Il sait faire désirer le remède ou le reproche et se les faire demander ^ Il s'excuse d'en écrire