‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 244 sur 259 · Kant, id., p · texte numérisé non relu

Kant, id., p

306 UN PROBLÈME MORAL DA>iS l'aNTIQUITÉ

la mesure de ce sacrifice \ Il y a là pour Kant % comme pour Aristote, quelque chose qui échappe à la précision mathématique qui était encore de mise dans Tétude des devoirs de droit. Il faut appliquer les maximes, quelque circonstanciées qu'elles soient, aux cas particuliers. C'est l'œuvre du jugement ^ « En sorte que la morale tombe par là dans une sorte de casuistique dont le droit n'a nullement à s'occuper *. » La casuistique n'est pas une partie de la science; elle n'a rien de scientifique; elle est faite de difficultés nullement enchaînées les unes aux autres, et qui sont des accidents dans la vie. Aussi l'exposition n'en peut être que décousue et présentée sous forme de scolies dans un traité de morale. — Ce sont quelques-unes de ces scolies que nous voudrions extraire du livre de Kant, sans trop essayer de mettre de l'ordre là où il n'y en a pas chez Kant, et où, selon lui, il ne peut y en avoir.

Est-ce un suicide que de se dévouer à une mort certaine pour sauver sa patrie? — que de

1. Kaut, Principes métaphysiques de la morale (traduction Tissol), p. 171.

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