‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 245 sur 259 · Kam, Principes melaphjjslques- de la morale, p · texte numérisé non relu

Kam, Principes melaphjjslques- de la morale, p

prévenir une injuste condamnation? — que de se tuer quand, mordu par un chien enragé, on sait son mal incurable et, qui plus est, dangereux pour les autres hommes *?

Ici nous entrevoyons donc des exceptions possibles à un devoir. Le problème suivant nous montre un autre aspect de la casuistique. Sans parler des cas exceptionnels, n'estce pas déjà une source infinie de difficultés que le juste milieu à garder entre l'avarice et la prodigalité % deux extrêmes qui, comme les deux branches d'un dilemme, aboutissent à la même conséquence, une vie misérable? Et Kant en arrive à se demander si l'économie est vraiment une vertu.

Voici maintenant où nous avons affaire à un Kant ne refusant pas aux faiblesses humaines de prudentes concessions : « ne peut-on accorder pour le vin... un usage voisin de l'ivresse, attendu qu'il excite les convives à parler, et rapproche ainsi les esprits et les cœurs ^? » A propos d'un autre cas, que nous ne citons pas, Kant encore appelait le rigorisme « une affectation ridicule » .

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