Ka>t, id., p
4. Kant, id., p. 270. Sur la pitié, cf. MZ.,p. 275. Kant a pour lui sur ce point Spinoza et les stoïciens, contre lui l'opinion commune. Nous dirons au moins que le cas reste pendant.
0. Voir les hardis sermons de Bossuet et de Bourdaloue sur l'aumône.
340 UN PROBLÈME MORAL DANS l'AMIQUITÉ
Toutes ces questions, où la pensée de Kant n'hésite un instant que pour se décider avec audace, pourraient donc passer de la partie casuistique dans la partie dogmatique de son exposition. Mais, inversement, d'autres passages sont de la casuistique en dehors de la casuistique. — Tous nos devoirs moraux sont des devoirs larges ; mais il y en a de plus larges que les autres, et que Kant appelle devoirs imparfaits : ce sont les devoirs relatifs à notre perfectionnement et à la culture de nos différentes facultés *. La gymnastique ainsi rentre dans le devoir, comme culture des facultés corporelles. Mais on voit bien qu'il y a une hiérarchie à établir entre les différents éléments qui composent la perfection de cet ensemble qui est nousmêmes, partant une proportion entre les devoirs. Hiérarchie et proportion qui varient suivant nos goûts, nos aptitudes et nos fonctions. — De nos fonctions * encore et aussi de notre fortune, de notre âge et de notre sexe dépendent certains devoirs non plus envers nousmêmes, mais envers autrui. Ces mêmes devoirs dépendent en même temps des fonctions.
1. Kant, Principes métaphysiques de la morale, p. 232 et seq.