Voir Sénèque, Lettres
2. 11 est curieux de retrouver dans la polémique religieuse du ïvii* siècle la même pensée et les mêmes expreseions : »... vouloir supprimer les actes que la charité contient en vertu d'une certaine manière .... c'est de même que si l'on disait qu'il ne faut point développer dans un arbre les branches, les feuilles et les fruits, sous prétexte que la racine ou le pépin même les contiendra en vertu. » Bosscet, Instruction sur les états d'orais'jn, 111. Voir la fin de ce chapitre.
Nous n'avons encore étudié qu'un côté de la doctrine d'Ariston, ou plutôt nous n'avons étudié que les conséquences de cette doctrine pour l'enseignement de la morale. Il est inutile pour Ariston de donner des préceptes de détail, parce qu'en réalité le détail est indifférent, c'est-à-dire qu'il fit descendre dans les choses, suivant l'antithèse de Cicéron * , la rigueur que le fondateur du stoïcisme avait mise dans les mots, et maintint à la lettre cette universelle indifférence qu'avait affirmée Zenon et qui avait tant embarrassé sa doctrine ^ On a ^ même voulu faire de lui le vrai continuateur de Zenon pour cette raison sans doute, et aussi parce qu'avant lui et comme lui Zenon avait déclaré que la justice, la tempérance et le courage n'étaient que les différents noms d'une même vertu *. Ses contemporains ne s'y étaient pour-