‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 35 sur 259 · Voir plas haut · texte numérisé non relu

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l'autre \ Il montre avec force tout ce que la morale doit à la théorie, aux dogmes. Les préceptes suffiront peut-être pour gouverner une vie que n'agitera aucune tempête. Mais il est des circonstances où la vertu ébranlée a besoin d'un puissant renfort. Il faut qu'elle tienne nos consciences attachées par une foi profonde que les dogmes seuls peuvent inspirer. — Déplus, sans cette foi nous ne serions capables que d'une honnêteté de détail. Notre vie morale n'aurait point cette unité, qui, surtout pour un stoïcien, en fait la beauté. Toute direction constante faisant défaut, nous suivrions les oscillations de ce guide inconstant, l'opinion, et nous risquerions de faillir au premier obstacle. II faut un but dont la vue soutienne nos efforts et dirige nos pas. Enfin, et Sénèque lui-même nous fournit en partie cette comparaison, si un tronc sans branches et sans feuilles est un arljre mort, les feuilles ne peuvent non plus verdir d'elles-mêmes, et il faut qu'elles tirent du bois la sève et la vie -.

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