‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 38 sur 259 · Voir Zeller, ouvrage cité, p. 389, note · texte numérisé non relu

Voir Zeller, ouvrage cité, p. 389, note

4. Sur l'opinion d'Ariston, voir Galen, Hipp. et Plat., VII, 1-2. Diogène Laërce, VII, 161. Plutarque, De la vertu morale, 2. Sur celle de Zenon, voir Plutarque, De la vertu morale, 2. 'Opti^ô[JL£voç rr|V tppûvr,(jtv ht [ihi aTCOv£[j.-/5'cÉon; ôixatoauv^v, èv ô'a'iosTSOi; awçpojûvYiv, Iv û''jTXO[j.îV£T£Ot; avoptav. Cf. CicÉron, DeFm., IV, 26.

tant pas trompés, puisqu'ils l'avaient considéré comme le fondateur d'une secte nouvelle, et nous verrons, chemin faisant, de quels philosophes il serait plutôt rélève.

Mais il importe d'étudier en elle-même et de discuter la thèse de l'universelle indifférence. Si Ariston s'était contenté d'affirmer la valeur incomparable de la vertu, tous les stoïciens seraient de son parti, et tous les honnêtes gens avec les stoïciens. Nous comprenons qu'il ait pu sur ce point tirer à lui l'autorité de Platon *. Il pouvait sans peine aussi exercer son esprit satirique, et, des hauteurs de la vertu, mépriser la vanité de tout ce que les hommes jugent du plus haut prix ^ — Si même il avait voulu dire que c'est par le dedans qu'il faut juger de la vertu, et que l'intention seule nous fait bons ou méchants, il aurait avec lui Sénèque, cet éclectique dont le stoïcisme n'est, pour ainsi dire, que celui de tout le monde. A maintes reprises en effet, dans le traité des Bienfaits, Sénèque nous dit que la façon de donner, et même de recevoir, vaut mieux que ce qu'on donne ^ C'est l'intention qui fait le mérite;

1. D'après Clément d'Alexandrie, cité par Juste Lipse, Manuductio ad stoïcam philosophiam, II, 20.

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