‹ Le procédé au gélatino-bromureChapitre 1 sur 10 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La Photographie a beaucoup progressé pendant ces dernières années.

Par ses applications aux sciences, aux arts et à l'industrie, elle est appelée à rendre de très-précieux services.

Au point de vue purement technique, elle a fait des progrès marqués dans la partie relative au tirage des positifs; elle en a fait moins au point de vue de l'obtention des négatifs, et les procédés au coUodion sec, actuellement en usage, entraînent tous des manipulations nombreuses et délicates, suivies de fréquents insuccès dont il est souvent difficile de découvrir la cause et de déterminer le remède.

La complication des opérations et l'incertitude des résultats ont découragé beaucoup d'amateurs, qui avaient entrepris de fixer, par la Photographie,

leurs souvenirs d'excursion ou de voyage, et qui ont dû se résigner à attendre qu'un nouveau procédé, à la fois simple dans la préparation et sûr dans les résultats, vînt mettre à la portée de tous un art jusque-là fermé, en quelque sorte, à ceux qui n'en faisaient pas profession.

Ce procédé, découvert depuis deux bu trois ans, est déjà très-répandu en Angleterre, où il tend chaque jour à se généraliser davantage, tandis qu'il compte à peine, chez nous, quelques adeptes (*). L'étude que j'en ai faite et les succès constants que j'ai obtenus m'ont déterminé à le faire connaître en France, par la traduction des principaux articles publiés dans les revues et journaux anglais, et par un résumé des derniers perfectionnements et des formules récemment adoptées {'). Mon travail trouvera sa récompense dans

(') En France, ce procédé n'a été mentionné que dans le Bulletin de la Société française de Photographie, p. 60 (1874)» dans Y Aide-Mémoire^ de M. Fabre, pour 1877, et dans le très-intéressant Ouvrage de M. Davanne : les Progrès de la Photographie (Paris, Gauthier-Vil lars, 1877V Encore dois-je dire que les indications que l'on trouve dans ces diverses publications sont très-sommaires; quelques-unes même nesont pas absolument exactes. Enfin, dans la séance de la Société française de Photographie du 13 janvier 1877, M. Harrisson a communiqué des épreuves obtenuiîs à l'aide de la gélatine de Kennett.

(") Je tiens à exprimer ici ma reconnaissance à M. Edw. Milsom, de Lyon, qui a bien voulu me communiquer, avec un empressement et une obligeance dont je ne saurais trop me louer, les résultats de sos expériences et de sa longue pratique.

es services que rendra bientôt, j'en suis certain, aux amateurs français, le procédé au gélatinobromure (*).

Je donnerai d'abord la description générale de ce procédé, et je la ferai suivre de la traduction de deux Notices très-intéressantes, publiées sur ce sujet, par M. B. Kennett et par le Rév. G. Palmer,

(*) Le nom de gélatino-bromure, qui mo parait exact, a l'avantage de rappeler les collodio-bromares avec lesquels la gélatine au bromure d'argent a beaucoup d'analogie.

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