II. Le défaut de patience en préparant Vémul-sion
///. La longueur du temps laissé aux glaces pour sécher naturellement»
I. Quant au premier point, je dois faire observer que c'est une erreur de croire, comme quelques personnes, que l'émulsion et les glaces ne
peuvent être préparées que dans la plus grande obscurité, et par suite dans la plus grande gêne. Ce n'est pas tant la quantité que la qualité de la lumière qui est si souvent la cause des épreuves voilées. Il faut donc tout d'abord déterminer le degré et la nature de la lumière dans laquelle on peut opérer sans danger. J'ai fait beaucoup d'expériences avec diverses qualités de verres rouges, et évidemment antiphotogéniques, et j'ai constaté en fait que les verres orangés, spécialement fabriqués par Forrest(*), plus une épaisseur de papier mince de même couleur, garantissent absolument contre les voiles, quand bien même un rayon de' soleil viendrait les traverser. En conséquence, dans mon cabinet, j'ai établi au-dessus de ma boite à sécher une lanterne en bois, à la lumière de laquelle j'opère avec la plus grande commodité et une sécurité parfaite; le dessin ci-après [fig, 2) s'explique de lui-même.
La lampe brûle du pétrole et donne une lumière très-brillante ; j'enroule autour des vitres une bande de papier orangé. Dans les châssis AAA {fig* 2) sont trois feuilles de verre orangé antiphotogénique de Forrest (chaque carreau ayant 18 pouces sur 12) et au sommet et à la partie postérieure de la lanterne sont des ouvertures pour laisser passer l'air.