‹ Le procédé au gélatino-bromureChapitre 9 sur 10 · II. La seconde cause d'insuccès que j'ai énoncée · texte numérisé non relu

II. La seconde cause d'insuccès que j'ai énoncée

(* ) J.-A. Forrest and Sons, Lime street, 58 et 60) Liverpool.

c'est la précipitation que l'on met à passer l'émulsion au travers d'un filtre en mousseline. La gélatine est d'abord mise à tremper pendant une demi-heure; puis on la place dans un bain chaud et l'on remue souvent pour opérer la solution de la pellicule gélatineuse ; enfin on passe au travers

d'une mousseline fine pour se débarrasser des bulles, etc. Mais très-souvent cette dernière opération est faite avec trop de précipitation, et à l'examen on remarque que le filtre contient une portion non dissoute de gélatine; il en résulte naturellement une fournée de glaces qui donneront des négatifs trop faibles et qui résisteront à tout renforcement. Pour éviter cet inconvénient, il faut que l'émulsion soit bien mélangée, que la

solution de la pellicule soit complète (en remuant fréquemment, avec un agitateur en verre, la gélatine dans un flacon plongeant entièrement dans l'eau chaude), et il ne faut, sous aucun prétexte, filtrer Témulsion tant que l'agitateur dénote au fond du flacon une substance molle et imparfaitement dissoute.

III. Le résultat d'un temps trop prolongé, employé au séchage des glaces, ne se manifeste qu'au développement, et alors il se trahit par des ampoules au centre et des rides sur les bords de la glace. Par les temps humides, il est à peu près impossible d'arriver au séchage spontané des glaces, et ce n'est pas chose facile d'élever la température du laboratoire juste au degré nécessaire pour garantir un séchage rapide. Le petit appareil (dont je dois l'idée à M. Kennett), représenté fig, 3, répond admirablement à ce but.

A est un cône en fer solidement fixé à une base circulaire B, du même métal, et muni d'un couvercle mobile G, destiné à régler la provision d'air; D est le tuyau de sortie qui s'engage dans une ouverture pratiquée dans le fond de la boîte à sécher ; au-dessous se trouve une lampe à espritde-vin E. La fig. 4 expliquera la boîte et son agencement.

Ma boîte à sécher renferme quatre étagères bien planes, parfaitement horizontales (*) et suffisam-

(') Pour ces étagères, rien ne vaut des feuilles de glace forte

ment grandes pour supporter huit douzaines de glaces quart de plaque, ou deux douzaines de glaces 9X7- Le dessus de la boîte me sert de uble à opérations et sur le devant sont des portes

FiB- 3-

impénétrables à la lumière, avec loquets et serrures pour déjouer les visiteurs indiscrets du laboratoire. Quand une série de glaces a été couverte de gélatine bromurée, on les place par ordre

(peul-étre des feuilles d'ardoise conTiBod raie nt-el les égalenienl), car le bals le Toile facilement. Paur oblenir l'horiiODlalité des étagères, on peut les monter chacuae sur quatre vis ï caler et TérifieraYec un nireau d'eau circulaire arant chaque séchage. La botte doit être en bois de noyer. Il faut surtout proscrire le sapin, les principes résineux de ce bois ayant sur les plaques atehes une inQuence désutrause. Par la même raison, il ne rsul pas se servir de bottes h rainures en sapin. ( Koir HO'iClCOO'rBK, TraiU ginéral.p. 174.)

sur les étagères, on ferme les portes, on allume la lampe à esprit-de-vîn, on règle à volonté le courant d'air chaud, et en quelques heures toute la série est prête (').

Fie- 4-

Sacs aucun doute, le procédé le plus simple et le plus sûr consiste à préparer l'émulsion avec de

(') Il est difficile de régler exactement la température du oonrant d'air chaud, et souvent cette difficulté a donné lieu k de* insuccès; aussi MM. Keanett et Palmer ont'ila Bubatitué à leur procédé primilif le Buiiant : On pince ïl'un des bouts de la boItBséchoir la lampe il pétrole qui communique avec la baile par nna ou deui ouTerturee; ces ouvertures correspoudent à une autre pratiquée dans le fond et k l'autre bout; la lampe allumée fait tirage et force ainsi un courant d'air froid à activer suffisamment le séchage des glaces {fig. 5). Le mieui serait de la mettre en communication avec une gaine de cheminée ; on serait sdr ainsi d'un séchage en i>'3o'' on s''.

la pellicule de Kennett, ce qui se faîtde la manière suivante : on verse sur i8 grains (i*'',!?) de pellî-

A. Glaces propres.

B. Cuvatle d'eau chsude (ciiue en fer-blanc).

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