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produits lupiques, il faut inoculer un fragment assez volumineux de tissw malade. On n'obtient alors que des lésions bénignes évoluant avec lenteur et ne se manifestant qu'après plusieurs mois ou même plus d’une année par une simple adénite au voisinage du point d’inoculation.
Ninnr inocula l’eau de lavage d’une gaze recouvrant un lupus du nez traité par le nitrate d’argent, à deux cobayes par voie ganglionnaire à la dose de 0 cc. 1, et à un cobaye témoin par voie sous-cutanée à la dose de 2 cc.
Douze jours après, les ganglions des cobayes contenaient des amas de cinq à dix bacilles acido-résistants typiques.
Le premier cobaye fut sacrifié le vingt-sixième jour. Il présentait un engorgement des ganglions cervicaux et trachéo-bronchiques. À la surface de la rate on apercevait trois petits tubercules de la grosseur d’une tête d’épingle. Dans les frottis de rate et de ganglion existaient des bacilles.
Le deuxième cobaye fut sacrifié le quarante-cinquième jour. Le ganglion cervical était de la grosseur d’un petit pois; les ganglions trachéo-bronchiques étaient augmentés de volume. La rate, trois fois plus grosse que normalement, contenait des tubercules, ainsi que le foie, lui aussi hypertrophié.
Par contre, le cobaye témoin, inoculé par voie sous-cutanée, qui n’avait jamais présenté d’adénite locale, avait des organes sains à l’autopsie pratiquée également le quarante-cinquième jour.
THOMAS 3