‹ Le Procédé de Ninni appliqué au Diagnostic de la Tuberculose RénaleChapitre 17 sur 29 · I. — Technique · texte numérisé non relu

I. — Technique

Dès les premières publications de NiNNI, son procédé fut appliqué à Nantes à l’instigation du professeur AUVIGNE, dans le laboratoire du professeur BALLET, pour la mise en évidence du bacille de Koch dans les liquides pleuraux, liquides céphalo-rachidiens, pus, crachats, liquides synoviaux et urines. Ce sont les résultats de ces huit ans de pratique que nous allons exposer, en nous limitant à ceux concernant les urines, sur lesquels nous pensons qu'aucun travaii n’a jamais été effectué.

Il] semble d’ailleurs que leur intérêt soit rendu d'autant plus grand par la difficulté traditionnelle du diagnostic et par la virulence très faible des bacilles dans certaines tuberculoses rénales.

La technique employée a été, sauf dans quelques cas que nous signalerons, celle de Yinoculation mixte, c’est-à-dire qu’une partie infime, une goutte, du culot de centrifugation était injectée dans l’un des gan-

glions trachéaux du cobaye, alors que le reste du culot était injecté sous la peau de la face interne de la cuisse, ceci dans un but de vérification.

Il faut signaler dès maintenant que l'emploi de cette technique mixte est la cause d’une anomalie par rapport à la marche type de l'infection telle que nous l’avons décrite au chapitre précédent. Avec ei: on a constaté lors de l’autopsie du cobaye à la sixième semaine l’hypertrophie des ganglions lombaires et mésentériques, hypertrophie que l’on n’observe jamais avec la méthode intraganglionnaire pure. Elle est la conséquence de l'injection sous-cutanée, non celle de Pinjection intraganglionnaire.

Les dix-sept observations que nous allons publier sont toutes inédites et dûes à l’obligeance du professeur AUVIGNE. Nous en possédons trente autres appartenant à divers médecins de la région nantaise, mais nous avons voulu nous limiter à celles de la clinique urologique de Nantes.

Nous avons réparti ces dix-sept observations en quatre groupes :

— le premier est celui où le procédé intraganglionnaire et le procédé sous-cutané étaient l’un et l’autre positifs;

— le deuxième contient les cas où les deux procédés ont été l’un et l’autre négatifs;

— un troisième groupe ne renferme qu’une seule observation, où la méthode de Ninnr s’est montrée en défaut;

— enfin, dans un quatrième groupe, seule la méthode de Ninnr a donné un résultat positif.

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