‹ Le Procédé de Ninni appliqué au Diagnostic de la Tuberculose RénaleChapitre 24 sur 29 · DT · texte numérisé non relu

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ries « aseptiques ». Les cultures sont toujours restées stériles malgré qu’elles aient été pratiquées après division des urines et à plusieurs reprises différentes (cas III, cas V).

La cystoscopie n’a jamais montré de lésions se rapportant à la tuberculose.

Les malades ont été suivis régulièrement et se sont tous améliorés progressivement. A l’heure actuelle, ils ne présentent plus aucun trouble local et leur état général est florissant.

Comme les cas étudiés ici sont tous des cas anciens, le plus récent datant du début de 1935, on peut dire qu’il s’agissait de pyuries dont l'allure clinique avait pu faire soupçonner l’origine tuberculeuse, mais que des examens répétés et variés ont montré comme étant réellement des pyuries amicro-

biennes vraies.

3°) 1l s’agit ici du seul cas où le procédé de Ninxxt soit resté négatif, en contradiction avec les résultats de l’autopsie pratiquée à la suite de l'injection souscutanée.

Dans ce cas, le diagnostic de tuberculose rénale était évident et ne nécessitait pas l’emploi du procédé biologique.

En effet, l’endoscopie montrait de nombreuses lésions vésicales tuberculeuses caractéristiques, surtout à droite et la division des urines faisait constater, pour ce même côté droit, une chute fonctionnelle du rein pour ce qui est de l’élimination des chlorures.

A VARSUES

Si dans ce cas, pourtant favorable, l’inoculation intraganglionnaire est restée négative, il faut attribuer cet échec, croyons-nous, à une erreur de technique, soit au moment de l'injection, soit plus vraisemblablement à l’autopsie, car il arrive que de sérieuses difficultés surgissent pour retrouver le ganglion inoculé quand il est peu développé et perdu dans la graisse parfois abondante.

4°) Enfin voici trois cas où seule la méthode de NiINNI a pu mettre en évidence la nature tuberculeuse de pyuries, alors que les autres procédés se révélaient inopérants.

Dans le premier cas, des antécédents nombreux de tuberculose ont incité pendant deux ans à un contrôle régulier des urines. Cette longue suite d’examens n'avait jamais permis de montrer de B. K.

Dès lapparition d’une hématurie, l'examen direct révèle une légère pyurie aseptique, les cultures restant stériles (à noter que le COLOMBINO était négatif).

Le procédé de NiINNi permet en onze jours de caractériser de nombreux B. K. dans le frottis du ganglion caséifié.

Par contre l’inoculation sous-cutanée est entièrement négative.

Voici donc un cas où, avec un minimum de circonstances favorables, le procédé a montré sa sensibilité. Celle-ci est confirmée ensuite par la cystoscopie d’une part, et d’autre part par l’évolution très rapidement fatale.

LA

On pourrait objecter qu’avec l’imprégnation tuberculeuse du sujet, il s'agissait de bacillurie, mais Phématurie et surtout la pyurie nous ramènent à la formule :

pyurie + B. K. — tuberculose rénale.

Le cas IIT est également probant. Il s’agit là encore d’une pyurie sans B. K. avec cultures stériles. Seul le procédé de Ninnr est positif en dix jours. La division des urines confirme la bacillose rénale gauche en montrant une énorme chute fonc-

tionnelle de l’excrétion uréique.

Le cas II est particulier en ce sens qu’il concerne une tuberculose épidydimaire. Mais le procédé de NiNNi conserve toute sa valeur.

Ici, c’est une pyurie à colibacilles dont il est question, ceux-ci se manifestant par des cultures abondantes et pures où jamais aucun B. K. n’avait pu être trouvé.

Là encore, c’est le procédé de Ninnr qui est seul sensible, l’inoculation sous-cutanée ne donnant rien.

Par contre, la cystoscopie et la division des urines permettent d'affirmer que la tuberculose n’est pas

d’origine rénale.

Ceci prouve que, comme nous l’avons dit dans l'introduction, les divers examens, clinique, bacté-

riologique, et instrumental, doivent se compléter.

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