‹ Le Procès d'une session [microforme]Chapitre 10 sur 90 · NS PLACEMENT · texte numérisé non relu

NS PLACEMENT

C'était une magnifique aflaire que cet arrangement par lequel la compagnie n’avait ni à choisir ni à payer l'étendue contenue dans les 250,000 acres accordées, avant que ces terres fussent vendues aux colons, Il Jenr restait encore une étendue de ?6 territoires ou townships. On pouvait alo:s choisir des fermes grandes ou petites dans des endroits convenables aux acheteurs de la compaenie, Lor:

que le choix avait été indiqué, la compagnie pouvait se rendre auprès du Gouvernement et choisir des lots anssi petits que 160 acres, terres étant vendues comme faisant pertie des 250,000 acres concédées Le Gouvernement ne recent aueun n +

que les spéculateurs eussent fait leur profit. Ceci se continua pendant cinq ans, jusqu'à ce que la compagnie eut vendu tonte la concession ; elle était done

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à même de terminer l’arrangement par un paiement final an Gouvernement. li n'y aucun doute que je prix moyen touché par la compagnie pour des terres de premier ordre (elle n’en accepiait pas d'autre) fut au-delà de #8 l’acre, c'est-à-dire #? de profit par acre, où #1,:50,000 sur toute la transaction,

La transaction est comme suit:

Le Gouvernement TOGO sr pensais ne Mmes $ 250,000 Les colons payent nés rose tessesssses.s 2,000,000 Les spéculateurs obtie ent ...... tttsesesssses 1,750,000

Cette vente de terres fut faite secrètement, paEié sur la mise en vente de ces terres, C'était une violation flagrante

et aucun avis püblie ne fut

du programme politique du Gouvernement qui voulait que les terres ne soient vendues qu'aux colons,

C'était contraire à l'intérêt public, qui veut que l'homme qui colonise puisse obtenir sa terre au bas prix initial,

De plus, on autorisa l'acheteur à puyer ces terres avec des certie ficats que l'on avait achetés par fraction de leur valeur au pair, de sorte que le montant actuel payé était beaucoup moindre iue 250,000, probablement pas plus de $50,000.

On leur accorda un long crédit, ils n'avaient pas besoin de capital ne payant que lorsqu'ils vendaient au colon.

UX MEexsoxGe Orricres.

L'annonce de la vente fut faite en 1905 ct en réponse à une question,

le Ministre précédent de l'intérieur disait: “Pendant mon absence les officiers du département examinèrent une étendue de terre d'environ 250,000 acres, que l'on considérait comme aride et sans utilité pratique. Cette terre fut vendue une piastre l’acre, payable pur versements” (Iansard, 1903, pag 2). Tel est Je rapport du Ministre sur la même terre nue | nie qui l'avait achetée vantait dans les termes suivants: % (Cette grande étendue de prairie en plaine, sans tn arbre où un rocher pour arrêter la charrue, ce sol magnifique pouvant produire des récoltes abondantes et de première qualité, c'est la vallée de la Saskatchewan, la plus belle contrée au monde pour le blé ct le lin.” De la même autorité il

t dit que le sol est riche, de couleur noire, avant une épaisseur de dix à trente pouces, le sous-sol de craie brune pouvant S'irriguer facilement.”

Non-seulement le ra

ment diffé

dé M, Sifton était un mensonge ot cntièrerent de la description donnée par es hetours: il Ciait aussi con tredit par son subordonné, dont le rapport est ei

té plus haut, UXE RÉronME Reserée.

Parmi les résolutions proposées à la Chambre pendant la session de

se rapportant à des cas semblables, le Dr, Roche. M.P. de Marquette. Manitoba, proposa ce qui suit :

“ Les terres publiques du Canada qui sont situées dans les provinces et

les territoires à l'ouvst des grana. lacs, devraient duns le plus bref délai être rendues disponibles à la cotoni-ation :

“Qu'à cette fin, toutes les conpaguies de chemin de fer, les corporations et les personnes avant droit de choisir des terres à titre de subsides, devraient compléter leur choix de ces terres dans le plus court délai possible et pas plus tard que le premier jour de novembre 1906 ;

“Qu'en laisart des arrangements pour la disposition des sections à numéros impairs n'avant pas été choisies et, qui par cela même, seront exemptes d'être réclamces comme subsid s, ces sections devraient être réservées seulement pour le colon de bonne foi at protégées contre l'exploitation du spéculateur :

Que le Gouvernement devrait prendre des mesures sdurinistratives, ot faire voter par le parlement des lois, pour la mise en vigueur des termes : d, 1506, page 899).

tée par nn vote de 111 contre 58, ( it un vote l'adhésion de M, Bourassa, député Libéral pour Laboile,

de cette résolution." (Han Cette motion fut rej de parti, exe

qui vota pour la motion. En expliquant son vote, M, Bourassa disait :

“I y à quelques principes auxquels je suis attaché e{ que je prèchais dans l'opposition pendant le régime Conservateur. Je suis décidé maintenant de laisser de côté mon propre jugement, comme je l'ai fait plusi rs fois par le nassé, lorsque jo supportais Je Gouvernement sur des questions que je n’upprouvais pas. . ,. . . Ceci est un des quelques principes du vieux parti Libéral auquel j'appartiens encore, je ne puis done me résoudre de voter contre une motion qui pourrait impliquer un blâme sur le Gouverne-

tout lorsque cette motion condamne une politique que nous avons

ment, si souvent dénoncée dans le passé, et que je dénonce présentement comme Libéral. (Hansard, 1906, pagce 1076).

Une autre motion concernant l'administration des terres de la couronne fut proposée par M. Borden, Chef de l'Opposition, Cette motion, demandant an comité d'investigation, est publiée dans un autre artiele et fut rejetée par un vote de parti.

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North Atlantic Trading Co.

Le plus mauvais contrat d'immigration ayant jamais été fait. — Une histoire de fraude et de dissimulation.— Plus de $300,000 ont #té payés à des Personnes ayant des relations suspectes avec les fonctionnaires du gouvernement.

Le Position d'un Député.Ministre.

M. Smart se décide à rèsigner ses fonctions, —S'arrange avec des Contracteurs pour se joindre à eux.— Après cela, comme Député-Ministre, il accorde un contrat de dix ans à la, Compagnie,—Il résigne, se joint aux contracteurs et brüle la correspondance,

M. Preston dans la Transaction.

Ancien organisateur de parti et de la machine électorale—]] avait des relations singulières avec ces Contracteurs.—Leurs noms sont cachés.—Leurs fausses représentations, Le beau-fils de Preston obtient la charte Guernsey.

Une Transaction a un Seul Coté.

Des contracteurs reçoivent cinq dollars par tête d'immigrant, Ne firent rien pour se les Procurer, Agriculteurs enfants, Le Canada paie pour des Immigrants aux Etats-Unis,

L'histoire du contrat de la North Atlon:e Trading Co, avec le Gouverncement du Canada est si intimeiueat liée à la personnalité de M. W. T. R. Preston, ex-Commissaire d'immigration, qu'il est utile d'en commencer le récit par un Sommaire de la vie politique et officielle Ge ce personnage,

COMMENCONS Par M, PREsTox,

Après quelques années de journalisme, M. Preston fut nommé, en 1883, secrétaire-général et organisateur du parti Lib£ral dans la Province d'Ontario; il occupa cette situation pendant dix ans. En 1585, il fut candidat à la Chambres des Députés pour le Cté d'East Durham et fut défait, Er 1893 il fut nomiue bibliothécaire à la Législature d'Ontario. C'est pendan qu'il occupait cette fonction que M. I. H. Cook au courant de ce qui se passait vint affirmer en public et témoigna sous serment que M. Preston lui avait demandé $10,000 comme prix d’un fauteuil de sénateur.

M. Preston résigna cette position en 1896 pour se présenter dans Toronto Ouest pour la Chambre des Communes. et après sa deuxième déaite il fut nommé de nouveau bibliothécaire. 11 démissionne encore pour redevenir organisateur politique, Dane nd bre d'élections il eut l'a machine éiectorale sous ses ordres, il en résulta quelques uns des plus

grands scandales qui déshonorent un parti politique. Le dernier scandale fut une élection provinciale qui eut lieu le 12 janvier 1899, à West Elgin, M. MeNish, le candidat Libéral fut déclaré élu, mais il abandonna son siège quelque temps après.

ÊÉTREIGNANT LA MACuINE,

La confession suivante de M. MeNish démontre comment son élection fut faite:

St. Thomas, le 26 juin 1899. “Messrs. Crothers & Price,

Avocats, etc, St, Thomas,

Chers Messieurs :— Nous nous permeitons de vous aviser que M. MeNish vient de discuter longuement avec ses avocats concernant les accusations contenues dans Ja pétition qui a été enré istrée contre son retour comme membre de l'Assemblée Législative d'Ontario pour Elgin Ouest, er qu’ils ont fait des recherches très considérables concernant les accusations portées et autres affaires qui sont parvenu® à leur connai sance ayant trait aux électione. Les sou gnés ont à cet efïct reconnu la justesse de cette accusation et admettent sa véracité :

10. Que l’on à envoyé tout spécialement un grand nombre de personnes dans Ja division électorale; ces Personnes avaient été envoyées par des hommes travaillant dans l'intérêt du parti Libéral ct dans le seul but do prendre la part de M. MeNish dans l'élection qui eut lieu le 12 janvier 1899, et nous croyons que l’on à employé des moyens frauduleux et cor- TOMpUS pour gagner son élection.

20. Que plusieurs de ces personnes agirent illègalement ct sans autorité comme député-rapporteurs à la dite élection, ils occupèrent cette fonction au moins trois fois au nom de gens connus du pays: ils s’étaient introduits sous des faux noms à loficier-rapporteur par l'intermédiaire des agents locaux de M. MeNish.

30, Que dans plosioure subdivisions électorales qu district, on constata de très grandes irrégularités dans le retour des boîtes de scrutin, dans leur contenu, dans Je vote ct le culcul des bulletins.

40. Qu'il y eut un grand nombre d'hommes qui vinrent dans Je district pour personnifier des électeurs ïiégitimes, ces hommes avaient Pappui des partisans de M. MeXish, ct il est vrai qu'ils personnifièrent des électeurs qualifiés en votant pour M. MeNish.

50. Que le nombre des votes déclarés pour M. MeNish dépassait q b'aucoup le nombre des votes Véritablement en sa faveur,

60. Qu'un grand nombre de bulletins de votes en faveur de M. MacDiarmid furent manipulés ct atrocement mutilés, L'élection devint douteuse et mérite une mention spéciale, car il Y eut à Shedden, Middle. march et dans plusieurs autres divisions de St, Thomas des étran agirent comine officiers députés-rapporteurs.

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To. Il y a de bonnes raisons de croire qu’il y a de nombreux cas spéciaux et authentiques où les agents de M. MeNish cachèrent dans leurs maisons quelques uns de ces étrangers qui payèrent de fortes sommes d'argent pour forcer les électeurs à voter pour lui:

80. Que M. MeNish remettre sans retard sa démission à l’Orateur de l’Assemblée Législative comme député du dit district.”

Témoin, (Sig) DONALD MeNISII.

(Sig) A. B. AyLesworru.

M. A. B. Aylesworth qui signe cette confession avec M. MeNish n'est autre que le Ministre de la Justice.

Mn. PResrox Cart.

Comme il à été mentionné plus haut, M. Preston était lorganisateur du parti Libéral dans cette lutte. Il était si fier du travail accompli, le soir de l'élection, après que les votes frauduleux furent comptés, qu'il envoya le télégramme suivant à M. MeNish.

“Mes sincères congratulations. Chagrin de ne pas être avec vous ce soir. Avoir été supporté par une si belle armée de travailleurs, cela dev t vous rendre l’homme le plus fier d’Ontario. Serrez la main pour moi à tous les boys et embrassez tous les membres de cette machine électorale si calomniée.”

(Sig) PRESTON.

Le lendemain des /':tions de West Elgin ct de l'envoi du télégramme ci-dessus, faisant l'éloge des hommes mentionnés dans la confession de M. MeNish, M. Preston fut nommé Inspecteur où Commissaire de PImmigration Européenne, Depuis lors, son activité se porte dans l’autre continent.

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