COMMENCEN T DE LA TRANSACTION
[1 y avait à peine quelques mois que M. Preston était en Angleterre qu'il négocia un contrat avec certaines personnes inconnues, dont les noms n'ont pas été rendus publics, maluré que ces personnes aient reçu près de $300,000 du trésor Canadien. Il paraitrait par une lettre de M. Preston à Lord Strathcona, qu'en mai 1899, M, Preston entreprit des négotiations qui tendaient à un contrat avec la North Atlantic Trading Co,
M. James À Smart alors Député Ministre de l’intérieur et actucllement Agent Canadien de la North Atlantic Trading Co. fit un voyage en Angleterre pour parler affaires nvee M. Preston et avec certaines parties contractantes dont on refuse encore de livrer les noms. Il en résulta qne M. Preston en contradiction avee Lord Strathcona et sans Ja permission du Parlement, fut autorisé de faire un arrangement pour un terme de cinq ans, cet arrangement fut suivit par deux contrats subséquents qui prolon-
nt la durée et dont les iermes étaient plus favorables aux contracteurs inconnus.
Par le premier arrangement le Gouvernement avait consenti de payer à cette compagnie un bonus sur tous les immigrants de l’Europe Continentale qui étaient des agriculteurs et qui avaient l'intention de se fixer sur les fermes et âgés de plus de 12 ans. ; ce bonus était de 1%s, 6d. en argent sur une quantité de moins de 10,000 par année; 20 shillings sur une quantité dépassant 15,000. Il y avait une condition ; il fallait que chaque chef de famille pour lequel où payait un bonus possedât $100. Le Gouvernement consentait aussi à dépenser chaque année £500, en argent pour des brochures de colonisation.
Cet arrangement fut accepté par le Gouvernement du Canada par une lettre de M. Preston, le 4 novembre 1899.
Par ce qui précède, l'on comprend que les parties contractantes étaient payées sur chaque tête d'immigrant qui venait dans ce pays par les efforts des contracteurs où par d’autres sources. Ils consentirent seulement à faire connaître le Canada aux gens demeurant dans l’Europe continentale.
Au moment où ce contrat fut fuit, des milliers de gens venaient chaque année au Canada; les anis de M. Lreston n'avaient qu'à se croiser les bras et encaisser les gros bonus d’une immigration qui se faisait toute seule.
Lorb STRATHCONA S'OBJECTE.
Dans le temps, Lord Strathcona dans une lettre à M. Sifton fit remarquer, que l’on faisait depuis longtemps des efforts pour instruire les gens de l’Europe continentale sur les avantages du Canada et que la Compagnie contractante aurait tout le bénéfice de ces efforts. Il demontre à M. Sifton que pendant les trois dernières années écoulées, au-delà de 5,000 émigrants étaient partis de l'Europe continentale et que ces émigrants étaient en grande partie des Doukhobors et des Galiciens. Jn deux ans et neuf mois le nombre de ces émigrés avait été plus considérable que pendant les douze années précédentes,
Lord Strathcona fit aussi remarquer qu'il Y avait au Canada un noyau respectable d'étrangers et que par leur intermé aire, chaque année, il se ferait un courant d'émigration vers le Canada. (Voir Rapport du Comité des Comptes Publics, 1906, North Atlantic Trading Co. page 338).
Ecrivant à Sir Wilfrid Laurier en mai 1906, Lord Strathcona fit de nouveau connaître ses objections sur ce contrat. Il dit qu'il agissait ainsi parce que les contracteurs “ obtenaient ces avantages sans faire beaucoup d'efforts ni de frais, Pour accentuer le mouvement qui s’accomplissait tout seul, par la travail constant qui se faisait Jans les differentes agences du continent.” (Même rapport, page 342),
Ecrivant six ans après que le contrat fut fait, le Haut Commissaire dit: “ que le travail efficace et continu qui a.c'é fait ici et sur le continent pendant plusieurs années dans les cireonstaices adverses, a préparé Ja voie pour un mouvement plus considérable en temps opportun ....C’est à cause de cela et non pour des raisons personnelles que je ne vois pas d’un bon œil l’arrangement fait avec Ja North Atlantic Trading-Co. et je suis porté à croire que l'immigration qui se serait faite aurait été, dans des circonstances ordinaires, toute aussi considéral s ccttc transaction,
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On verra donc que par les efforts du Ministre de l’Intéricur, de M. Preston, de M. Smart et autres membres et amis du Gouvernement portant à croire que Lord Strathaona approuvait ce remarquable arrangement, où qu’il en était responsable, n'ont pas de raison d’être,
Ce contrat avait été imaginé par M. Sifton, par son Député Ministre, M. Smart qui est maintenant ua officier de la compagnie, ces messieurs bénéficiant énormément de M. Preston dont les relations équivoques avec la compagnie ne sont pas encore complètement expliquées.
En dépit du fait que Lord Strathcona était arrivé à Londres avant M. Preston, il refusa catégoriquement de considérer les propositions telles qu'elles étaient dans ‘* contrat. Sir Wilfrid Laurier, tout en étant hostile à cet arrangement, prit la défense de la transacuion en 1905 et S'exprima comme suit: “J'arrive maintenant au point de vue pratique de ce contrat. Il fut tout d'abord introduit par Lord Strathcona et continué par M. Preston d’après les termes acceptés par Lord Stratheona.”
Et M. Oliver, interrompant M. Foster dans le cours du débat, lui dit que c'était Lord Strathcona et non pas M. Preston, que l’on devrait tenir responsable pour les négociations préliminaires,
Plus loin, à la page 9322 du Hansard, 1905, on lit ceci:
M. Foster—Quelle autorité a-ton donné pour faire le contrat?
M. Oliver—Ce n'est pas lui qui et l'auteur du contrat, c’est le Havt Commissaire seulement, et c'est M. Preston qui le révisa.