‹ Le Procès d'une session [microforme]Chapitre 24 sur 90 · DIT · texte numérisé non relu

DIT

ante et la compagnie F avait une aire,

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plusieurs reprises on demanda à M, Smart de donner les noms des

So la Compagnie ou des personnes avec lesquelles il négocia, mais

fermement, On demanda les noms à M, Preston et tout d’abord fusa de les dire Après, il déclara qu'il ne les

î connaissait pas tons, toutefois il avait une bonne idée des principaux. T1 déclara qu'il avait juré de ne pas déclarer les noms mais qu'il tâcherait d'obtenir le consente-

uent des personnes intéressées,

Il déclara encore que les noms lui avaient été adressés dans une lettre, Linais qu'il n'avait pas la permission de les révéler. Il avait le pouvoir de #lles montrer au Premier.

Finalement, M. Preston déclara qu'il avait montré une liste de ces noms à un Ministre, mais que c'est tout ce qui avait été fait.

Mauvaises RAISOxs,

4 La seule raison donnée pour tout ce mystère fut que certains pays étaient A hostiles à lPémigration et que la déclaration des noms pourrait eanser de À l'ennui aux contracteurs. Le seul commentaire à ce sujet, c'est que fous les

He exigeaient des contracteurs de se conformer aux lois des pars où dils onéraient.

$ Fandis que M. Preston ne voulait pas donner les noms des personnes Æiuvece lesquelles il fit le premier contrat, il donna sur ces même personnes de

onnes recommandations, lorsqu'il les introduisit au Député-Ministre. Le 23 octobre 1899, M. Preston écrivait:

“Te . dire que le syndicat aura parmi ses membres les agents d’émi-

% cration les plus expérimentés de l’Allemagne : ce sont des homines responsables dst comprenant parfaitement les diverses elauses vs lois d'émigration con- À nette. ils commenceront les affaires avec un capital de #8200,000. Je Arourrais ajouter que les moyens financiers de ces agents sont beanconup plus

Milevés que ce montant.” Pour éelaicir ce rapport on trouvera la clause ei-dessons extraite du À. mémoire d'association de la North Atlantic Trading Companv, Limited.” | “2, Le bureau principal de la compagnie sera situé dans l’île de À Ciuernser.

Lo . La responsabilité des membres sera limitée au montant payable et Ds “npasé sur les actions qu'ils détiendront respectivement, . Le capital de la compagnie est de € de ao Chaque.

On peut dire que sept des actionnaires dont les noms ont été donnés tilleurs ont souscrit une part chaque et rien n'indique que d'autres personnes ont souscrit on payé une plus grande somme.

.000 divisé en trois cents parts

M, OLIvVER DÉCLARE LA FRAUDE.

De fait, rien n’indique qu'aueun membre du syndicat ait placé un dollar ite fraction

cette affaire ou dépensé un sou, excepté peut-être une pc de ce qu’il a recu du Gouvernement.

La preuve finale que la compagnie était une fraude se voit dans le rapport du Ministre de l’Intérieur qui, après avoir persuadé à son parti à la

Fa nttsese ad

D er NY A PIONER à

Chambre de voter contre la motion Foster qui disait que le contrat étai imprévoyant et que l'on devrait lannuler, annonca qu'il avait lui-mèm ordonné sa cancellation pour la raison “que la compagnie ne suivait pa ses engagements de bonne foi.”

Dans une lettre de remarques écrit que ainsi son action:

* Malgré le but bien défini de l'arrangement, les résultats démontrent que tandis que les réclamations faites concernant les immigrants des pays pou lesquels il y a un maximum d’établi continuent de <e tenir au maximum Vimmigration venant de la Norvèze, de la Suède et de la Finlande décroit cons tamment.”

M. Borden démontra que ce rapport était absolument faux. Le tablear suivant que donne le chef de l'Opposition d'après les rapports du Gouverne ment indique que l'immigration de ja Scandinaivie se faisait normalement comme celle provenant de la Galicie:

Lord Strathcona, M. Oliver expli

Année Immigrants venant Immigranis venant de de Galicie Norvège, Suède et Finlande 2,297 PES) . 2,356

[ny eut done pas plus de diminution dans le groupe Scandinave que dans celui de la Galicie. De plus, pendant les neuf mois de l’année fiseale 1906, (rapport avant été fait avant que M, Oliver prit la parole) les rapports pour la Norvège, la Suède et la Finlande indiquaient que le nombre des arrivées était de trente neuf pour cent du chiffre total venant de ces pays en 1905, tandis que les arrivées de Galicie et de Bukowinie n'étaient. que de dix-sept pour cent des arri:

es de l'année précédente,

La raison invoquée par M. Oliver était done fausse, comme du reste, tout ce qui voncernait la transaction. Le Ministre savait que Pimmnigration baissait et S'élevait, sans égard à la conduite de la compagnie qui ne faisait presque rien, sauf d’accunimler des bonis.

La vérité est que élations de l'enquête rendaient nécessaire pour le Ministre, soit d'annuler l'arrangement ou de feindre de Je faire. Rien n'assure que le contrat :e terininera avant que les quatres ans soient éconlés. que M. Smart avait fixé comme terme d'avis,

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