INSTRUCTIONS PERMANENTES À PRESTON
La politique du Gouvernement fut annoncée par le Ministre de l'intérieur à la Chambre des Communes pendant la session de 1906. (Voir Hanser, 16 3 juillet 1906, page 6870).
Les instructions permanentes du département à ses agents de pour l’immigration. ont été depuis 1896 de n'encourage classe agricole et les domestiques des fe
propazande r que les persones de Ia rmes pour venir au Canada : jusqu'à
une date récente, le département n'a fait dueuue opposition au paicuent « boni pour des immigrants qui étaient artisans, du moment qu'ils déclaraier atoir l’intention de se livrer à l'agriculture dans ce pays.
Le 20 juin 1904, on demanda à M. Sifton si le Gouvernement ne sava pas que certains individus faisaient de fausses représentations à des imm grants ayant l'intention de venir au Canada, et qui, se disant agents d Gouvernement Canadien, assuraient à ces immigrants des positions et comme taient d’autres fraudes. En réponse M. Kifton déclara que le Gouvernemer savait que certains individus se lis conséquence, il avait ordonné d'in anonce suivante dans les journaux du Royaume-Uni (Voir Hansard, le 29 juin 1904, page : :
‘Le Gouvernement de la Puissance du Canada a été informé que ce: taines personnes exploitant à Londres ét ailleurs dans le Royaume-Uni di
ient à ces manœuvres déloyales et qu
pau
agences de travail, font des efforts pour promouvoir l'immigration d'ouvrier et artisans au Canada: ils se représentent comme azents avant la sanction : l'autorisation du Gouvernement de la Puissance. Avis est donné par |: présentes que le Gouvernement de la Puissance n'entretient pas d'Agents « ce genre dans le Rovaume-Uni, qu'il n'a ni sanctionné ni autorisé où dor
son approbation à aueune agenee du Rovaume-Tni pour promonvoir l'ém tion au Canada des ouvriers ou artisans,
AHAMES A SUART, Député-Ministre de l'intérieur du Canada.
Léororn Érarr L'Houue
nv a pas de doute que le nommé Léopold était bien un de cvs acont: du reste, la cireulare suivante faite par ni, le démontre. (Voir Hansard
le 3 juillet, 1906, page 6900).
Bureau CANADIEN DE TRAvAr EL.
Æ'appellerai l'attention qu'étant donné Faceroisement rapide de là popu lation au Canada et conséquemment du développement du pays au point d vue commercial, il Y à pour ainsi dire une demande illimitée d'ouvriers ex périmentés et inexprimentés du sexe féminin et masculin dans les dilférente villes du Canada.
On demande de bons ouvriers pour Findustrie du fer et de l'acier pon la construction comme pour les moulins, manufactures et autres établissement industriels,
Presqu'à chaque courrier du Canada il x à des demandes pressantes d main d'œuvre, et la liste ci-jointe fait voir avec les places vacantes qu ce bureau offre à des hommes forts, capables et voulant travailler, qui sont dé sireux d'améliorer leur position dans un paye qui possède autant d’avantag que le Canada
les gages au Canada sont plus élevés qu'en \ngieterre et ] vie est à meilleur marché,
Toute personne qui se fera inserire à ce burean ne devra pas avoir peu de ne pas trouver d'ouvrage en arrivant au Canada. car j'ai comme prineine
le n'envoyer personne à moins qu'il n‘Y est un débouché assuré. Une lettre d'introduction de ce bureau garantit aux gens compétents un travail permanent dans une maison recommandable.
paiciuent s déclaraien:
ent ne savait LÉoPoLb FAIT LA CONNAISSANCE DE PRESTON
à des immi- Les relations intimes de M. Preson et du Gouvernement du Canada
agents d 8 @ conimet- OUVerReMe
wee Léopold commenecrent à Farrivée de ee monsieur à Londres, M. Preston latteste (page F2Pet suivante, déposition des Comptes Publics, 1906) :
Pemande, Quand avez-vous commencé d'avoir des relations avec Léopold ?
Réponse, le is je crois la connaissance de Léopold, au printemps de
ales et qu'er
icipau
rmé que cer- D. Que faisait-il alors?
ume-[ni de. Réponse, vint à Bondres dans le but d'établir une agence d'immion d'ouvrier î vration.
a sanction et À * # * # * * * * opné par À d'Agents 0 # ssez-VOus son Vrai nom ?
isé où donn
Son vrai nom est Léopold LE D. N'est-ce pas Louis R. Non. Il est comme beaucoup d'Hébreux qni vinrent ici et adopicrent des noms Anglais, I ven a des centaines à Londres, D. Lorsqu'il vint vous voir en 1902 se fit-il introduire sous le nom de
url,
oir l'émi
Léopold?
‘anade.
Léopold Lazarus ?
FR. Non, je ne connus le nom de Lazarus qu'il y a deux ans. D. Quand avez-vous commencé d'avoir des relations avee Léopold con
nant l'immigration ?
e cos auonts
pie Hansard
R. Très pou de temps après son à sur la rue Victoria.
ivée iei et lorsque mon bureau était
L'IXNYOUTÉ AUGMENTE
Pendant que Le Bureaux du Gouvernement était sur la rue Victoria. celui
le Léopold v était aussi. Léopold appelait quelquefois son bureau l'Aniliaire du Cultivateur, quelquefois le Bureau Canadien du Travail. Aussitôt Qu'il fut arrivé il commenca à recevoir des boni du Gouvernement Canadien pour les immigrants Anglais envovés dans ce pars. lus tard. on découvrit il avait aussi reeu des hboni de la North Atlantie Trading Co. pour des migrants du Continent qu'il avait inserits ot fait embarquer, PI lans Penquête, M. Preston admet que son beaucfle M. Alexandre «all le la North Atlantie Trading Co. avait aussi été en dation de M, Pre ie bureau d’Immigration du Gouvernement dém nême moment les quartiers
de là popu- À au point d ouvricrs ex\- Î
s différente:
loin
l'acier pour à ablissement- 8
our é sur Ja resommandes de Téopold. En 1903 agen à Charine Cross, An
ton pour faire les affa'res ]
ressantes dl ntes qu qui sont déd'avantagc-
al
sénéraux de Eéopold furent transférés dans le nême édifice où se trouvaient ies nonveanx bureaux d'iminigration et au même étage que l’un d'eux. Bientôt après la communication directe par téléphone
fut insiaiiée enire îe bureau de M. Preston ot celni de Léopold. Ce fut à ce moment que Léopold occasiona des ennnis avec son Bureau
leterre et
s avoir peur Canadien du Travail. en envavant des artisane et ouvriers sou: de fausses
me principe
représentations et en négociant des arrangements pour détruire les grèves at Canada.
Pendant ce temps le Gouvernement insistai! . - disait qu'aucun encoura sement publie n'avait été donné à l'immigratio…. sutre que celle de la class agricole. Plusieurs plaintes avaient été faites par les organi ‘ions ouvrières au moyen des journaux et du parlement que l’on encourageait et que l'on ai: dait les agences qui étaient accusées d'agir sous de fausses représentations
Les LérrReés D'ENNIS
L'on verra qu'il y avait de bonnes raisons pour ces acensations, Les lettres suivantes de M, Preston à M. J. Ennis, géant de la ligne Allan, à ce sujet, sont très importantes (pages THIS) :
Strictement privée et confidentielle,
Mox Cner M. ENNIS—Maintenant que la ligne Klder Dempster est entre les mains du Chemin de fer du Pacifique, je me permets de conférer avec vous à ce sujet, agissant avee vous d'une facon qu'il n'était pas dans mon pouvoir de faire avant.
Certainement vous savez que le Chemin de fer du Pacifique doit ouvrir ses bureaux sur la rue Cockspur dans le courant de l'année, Vous savez aussi qu'il a une où deux agences dont les affaires consistent à trouver cf à inscrire des émigrants pour se rendre dans l'ouest du Canada où ils trouveront des positions à leur arrivée,
Hier UN MONSIEUR TRES RESPONSABLE vint me voir pour discuter avec moi un plan par lequel il pensait pouvoir trouver de l'emploi à tous ecux qui se feraient inscrire par ni, avec l'aide de ce bureau et de celui de Winnipeg et aussi avee l'aide des emplovés du Gouvernement à Toronto ET CELA PAR MON INFLUENCE,
L'objet qu'il avait en vue et qu'il considérait pratique, était d'entrer en correspondance avec un certain nombre de gros patrons de travail an Canada, pour leur procurer la,main d'œuvre qu'ils pourraient avoir besoin de temps à autre; CETTE MAIN D'OUVRE NE PEUT POUR DES RAISONS QUE VOUS COMPRENDREZ PASSER PAR LE DEPARTEMENT,
Il voulait savoir si au eas où il ferait un arrangement avee une compagnie de navigation comme agent d'immigration. je serais disposé à l'aider à trouver de l'emploi par l'intermédiaire des bureaux du Gouvernement de Winnipeg, de Toronto, de Montréal on d'ailleurs suivant le cas, en Jui envoyant de temps en temps des inspecteurs, POURVU QUE SON BUREAU FUT CONVENARLEMENT SITUE PRES DE NOS NOUVEAUX BU- REAUX,
Te lui dis que sur ce point j'avais en nne conversation confidentielle avec vous, dans laquelle je sug is qu'il était expédient pour votre compagnie de louer un des petits bureaux Juste au-dessus des nouveaux bureaux du Gouvernement à Charing Cross et, que je pensais que vous étiez aetuellement en train de considérer chose. Néanmoins, comme conséquence de ma conversation avee lui, j'ai pensé vous écrire pour voir si votre compagnie serait désireuce de partager avec lui le lover d’un des petits bnreanx de cet édifice en le nommant votre agent licencié et en jni donnant la commission d'usage. Je crois que si cela se pent que vons ferez des affaires considérables,
os grèves an
Un encourade la classe hs ouvrières que l'on airégentalions,
ions, Les ne Allan, à
empstier est de conférer s dans mon
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pour disl'emploi à et de celui oronto ET
d'entrer en au Canada, de temps à ONS QUE
inc compa- 6 à l'aider nement de ii envoyant EAU FUT \UX BU-
itielle avec npagnie de x du Goulement en e ma congnie serait cet édifice m d'usage.
Maintenant que la ligne Elder Dempster n'existe plus, j'ai les mains libres et je puis agir de telle sorte que ma coopération avec Vous sera plus -vmpathique qu'autrefois.
J'aimerais, à ce sujet, avoir une conversation avec vous, mais pour lo soment, il m'est impossible de m'absenter un seul jour, j'aimerais toutefois connaître vos idées sur ce point.
PAL DETRES FORTES RAISONS de désirer que tout ce qui peut être lait dans ce genre, soit fait par l'intermédiaire de la personne dont il ext question. Ap :s sa conversation avec moi il me semble que je manquera mes engagements envers lui S'il devait donner la place à un autre.
| Votre tout dévoué | . , : (Sig.) W. PRE 1: ExxIs, Eso., Liverpool.
La COXSPIRATION PREND DES DEVELOPPEMENTS
® l'rnée et confidentielle:
Citer M, EXNIS ai votre lettre du # avec ce qu'elle contenait venant les agents de Plémouth. Pour la raison que vous comprenez et vu l'opposition
qui pourrait étre faite par les unions du Canada, (vous savez ce qu'il en est par votre expérience lors de la grève des débardeur de Montréal) contre toute ropagande parmi le: émigrants devant arriver au Canada pour tout autre notif que celui de travailler sur les fermes, On a déjà demandé ma démission,
«sant que j'encour sriculture :
le département ne peut donner aucun renseignement concernant le travail au Canada se rapportant à la main d'œuvre de l’industrie, du commerce où des villes, C’est pourquoi ceci a conduit à l'établissement d'un bureau du travail par des patrons pouvant procurer de l'ouvrage mécanique où exigeant de lhabilité; ce bureau a pris naissance dans le Bureau Canadien du Travail. Malgré que JE NE SUIS PAS SUPPOSE SAVOIR quoi que ee soit concernant les travaux de la compagnie, il m'a fallu nécessairement faire des enquêtes sur sa valeur et sur la situation financière de ceux qui sont intéressés à ses débuts, Ayant pris mes renseignements je ne me suis plus occupé de la chose en tant que le C‘anada est concerné.
Cependant, je sais que l'on à reçu au bureau des applications pour des uilliers d’artisans ou ouvriers habiles, ces applications étaient générales ct particulières et l’on demandait de la main d’œuvre pour de nombreuses industries manufacturières.
Il ne m'est pas nécessaire de dire si j'accepte oui on non cette addition au travail Canadien, mais en considérant L'ACTION DU PARTI DU TRA- VAIL AU CANADA, je suis libre d'admettre et je ne snis pas surpris qu'une institution de ce genre a commencé «es opérations.
Que le bureau du travail annonce pour un métier ou travail manuel quelconque., je suis satisfait que son gérant peut placer le nombre d'hommes demandés en leur donnant des lettres d'introduction pour les patrons an Canada; ces patrons leur donneront de l'emploi immédiat dès leur arrivée, et à un salaire mentionné.
dis l'émigration autre que celle destinée à
ir Dog roma mn D RE em
Je ne vois pas comment une compagnie de navigation nent empêcher u patron d'annoncer c# qu'il veut en garantissant de l'emploi et obtenant travail qu'il a besoin; ie me purmets de dire que je ne vois pas de plus gran cause de plainte dans ce cas-ci que dans le cas des bureaux Cook, Gaze, Lun annonçant dans ! ; villes ou localités où ils n'ont pus d'agences, Comme vo voyez, sur cette question, je vous écris franchement et amplement, mais je 1 désire pas que cette lettre soit rendue publique,
Votre tout dévoué (Sig) W, PRESTON.
CoMMENTr M, en se Procüka Les Lérvrnis.
Les lettres qui furent lues devant le Comité des { omptes publics cures une histoire remarquable, Elles indiquaient de la duplicité de la par de M, Preston, qui en aidant le Bureau du Travail de Léopold, agissait co trairement à la politique déclarée du Gouvernement et du pays, d'un auur M. Jury, agent d Gouvernement à Liverpool, qui avant sa nomination, avait été un partisa dévoué des associations ouvrières, sotpeonna M. Preston d'être de connivenc avee Léopold et ses opérations, Avant vu les lettres de Preston entre lo mains de M, Ennis, il tach
côté, il désirait qu'elles fussent tenues secrètes, Mais
a de <e les procurer, Ce qni suit est le réci
de Jury et de ce qui arriva. (page 318 Déposition) : tion au bureau du travail su
ne devaient pas annoncer e
:.orsque Ennis donna la licence de navigs la demande de M. Preston, il stipula qu’ dehors de Londres pour ne pas empiéter sur le territoire des autres agents Quelques semaines après que la licence fut obtenue, ils commencèret à viole leur promesse en annonçant dans tout le pays. Des agents écrirent à KEnni se plaignant de la conduite du bureau. Je lui dis: non-seulement il a fai tout cela mais il a empiété dans votre affaire et dans la leur, et je crois qu sous ce rapport vous devriez me permettre d'avoir les lettres, M. Ennis mi les lettres dans une enveloppe, se retourna sur sa chais regardant la fon Je pris les lettres en les mettant dans ma poche.
Demande. Après avoir placé les lettres dans une enveloppe il se retir: dans une autre pièce.
Réponse. Après qu'il fut compris que je devais les avoir.
D. Depuis que vous êtes venu ici avez-vous eu des communications ave M. Ennis.
R. Oui, j'ai reçu de lui un cable me disant que j'avais son consentement pour me servir de ces lettres.
É M. Preston portait l’accusation que les lettres avaient été volées, M. Jury jure que pendant longtemps il ne fit rien pour effacer cette aceu- “sation, cela, afin de protéger M. Ennis, dont les affaires auraient pu être menacées par le Commissaire.
Il y eut unc crande diseussion, dans laquelle des épithètes mal sonnantes furent lancées entre M. Jury et M. Preston, concernant cette correspondance. Subeéquemment los lottree originales furent remises par M. Ennis au Sacrétaire dun Haut Commissaire. Il nv a done auenn doute sur leur authanticité.
empêcher un | obtenant |:
* plus grande , Gaze, Lun Comme vou- 1, mais je n
“voué
RESTON.
iblics, euren
part agissait con , d'un autr y, agent du un partisan connivenc
on entre Je.
est le réci
au travail sur annoncer en itres agents, èret à violer ent à Knni< ent il a fait
» crois que
Enni< mit t la fe
il se retira
cations ave nsentérnent
volées, M.
cette aceuent pu être
1] sonnantes espondance.
s au Secrénr authon-
PRESTON PERSUADE ALLAN DE LIiCENCIER LÉOPOLD.
Le résultat de la demande de M. Preston à M. Énnis fut la nomination de Léopold comme agent d'immigration pour la Ligne Allan. Comme il & été indiqué plus haut, Léopold fixa ses quartiers-généraux dans le même édifice que celui oceupé par M. Preston et là, avec l'aide de ce dernier, poursuivit le travail qui causait tant de trouble au Canada.
La deuxième lettre de M. Preston à M. Ennis démontre que M. Prestor comprenait la situation au Canada et l'attitude que le Gouvernement avai: prise devant le publie. M. Preston trompa M, Ennis lorsqu'il disait que l'action et l'influence des unions ouvrières au Canada sur le Gouvernemen: avaient obligé à l'établissement par un grand nombre de patrons d'un bureat du travail pour divers genres de main-d'œuvre mécanique et habile, leque! bureau a pris la forme du Bureau Canadien du Travail” et lorsqu'il disait “ quoique je sois supposé connaître absolument rien concernant les travaux de la compagnie, j'ai fait nécessairement une enquête tant qu'à sa bonne foi et sur la situation financière de ceux qui sont intéressés à +08 débuts,
A la vérité. M. Preston savait que le bureau du travail n'avait pas parmi ses membres un seul patron qui pouvait donner du travail, voici son propre rapport (page 127, preuve du Comité des Comptes Publics,
Demande. Où Léopold a-t-il établi son bureau ?
Réponse. Il eut un bureau dans le même édifice que le Gouvernement.
P. A Charing Cross?
R. Oui.
D. Les oflices principaux étaient au rez-de-chaussée et vous aviez una chambre en haut. Son bureau était-il contigu au vôtre?
R. Oui.
D. Qui constituait ce bureau du travail4
R. Je vous l'ai dit. M. Léopold.
D. M. Léopold était-il le bureau *
R. M. Léopold était le bureau.
D. Personne autre?
R. Personne autre,
D. Vous saviez cela ?
R. Je le savais.
L’'aati DE PRESTON DESTRUCTEUR DE GRÈVES
Ce fut vers cette époque que la grève de la Crow’s Nest Pass Coal Co, eut lieu. C’est alors que Léopold entreprit d'envoyer des hommes pour prendre la plaec des grévistes. A ce sujet le témoiznage de M. Preston est donné à Ja page 188 de la déposition du Comité des Comptes Publics :
Je puis dire que j'ai recu un jour de M. G, GS. Tindsav de Toronto. une somme considérable d'argent. il me demandait de la garder en dépôt pour la Cie. de charbon la Crow’s Nest Pass, cet argent devait être emplové au paiement da transt avt ft AT, Lindsay avait fait des arrangements avee M. Léopold nonr envoyer, je crois,
an Hpa pa?
deux ou trois mille mineurs, ct il me laissa une somme considérable d'argent pour être payée à mesure que M, Léopold apporterait les certificats indiquant qu'il avait pavé pour le transport de ces mineurs, M, Léopold dans ce eus particulier, travaillait conjointement avec les représentants («le l'Union des mineurs de la région minière du Nord de l'Angleterre,
Demande. 1 procurait des mineurs pour la Crow's Nest Pass Coal Company ?
Réponse. Oui,
D. Mais, il vous enoyait de l'argent:
H, M. Lndsuy ie demanda di prendre soin di l'argent Vu qu'il const personne à Londres à qui il pouvait le contivr,
UX Mesure Ocvur Puoresre.
Le 9 Mai 1906, Ralph Smith, député Libéralou rie pour Nanaimo, parlant en 1905 au sujet de la grève de la Cr As Net ot de la manièr d'agir du Bureau Canadien du Travail, qui sous de fausses représentation racolait à Londres des hommes pour remplacer les grévistes, I dit: (Hansard, 1906, page 2951-%: 56) :
Le Bureau Canadien du Travail Au a té la cause de l'envoi d'homme dans ce Pays, avait un bureau dans le méme édiice que celui où se trouvait le bureau d'immigration du Canadis ce n'était pas au méme numéro, mai ait les nadien était associé au travail qui était fait... . En ce qui concerne le Bureau Canadien du Travail à Londres dont je viens de parler, qui était dirigé par une personne nommée Léopold et comme je l'ai déjà dit, ce bureun opérait dans
certainement dans le même édifice. Sur les entètes de lettres on vo
Armes du Canada, ce qui: ortait à croire que le Gouvernement © LS: [
le même édifice que le Bureau d'immigration du Gouvernement du Canada.
Jai en ma possession une lettre écrite par M. Léopold Iui-méme contenant sa réclame, laquelle est suflisante Pour tromper le publie en Angleterre et suffisante pour amener sous de fausses représentations les gens dans ce pays, Ce svstème de protection rovale tel que pratiqué par les Italiens à Montréal et par le Bureau Canadien du travail paraît être un système favori : sans parler de l'injustice causée aux travailleurs et à leurs familles qui ont été trompés de cette façon, n1 de l'injustice faite aux travailleurs du Canada dont les positions sont enlevées par des ouvriers étrangers, je suis assuré que les Membres de cette Chambre conviendront que c'est commettre une indignité à l'égard de la nation que de faire de son symbole un instrument d'injustice et de fraude contre des citoyens innocents, Je crois que l'on devrait surveiller étroitement les fraudes de co senre et les punir sévèrement. Si des individus ont l'autorisation de servir du symbole national pour des fins personnelles, le Æouvernement devrait alors abandonner tout effort de sa part à poursuivre ses destiné
Je vais lire la lettre. Elle est datée de Londres, 13 Charing Cross, dans le même édifice que le bureau du Gouvernement: elle porta les armes du Canada ot se lit comme suit:
LE
considérable s certificats M. Léopolil sentants de ‘À
Pass Coal
Vu qu'il im
Nanaimo li manièr ésentationlit: (Han-
d'homm e trouvait nÉro, ma:voyait Je:
Canadien au Cana-
par une érait dans 1 Canada, TON ONTE \ngleterre dans ce ltaliens à ie favori:
s qui ont 1 Canada ssuré que indignité strument que l'on ‘èrement, pour des rt de sa
Cross,
$s armes
Bureau autorisé d'inscription, Bureau Canadiun du Fravail, 14 Churing Cross, London, SW,
le 24 Juin 1904,
Mox Crer Moxsieur.—ÆEn réponse à votre lettre de date récente je ma permets de vous dire que les poseurs de briques sont en grande demande en
ve moment, comme du reste tous les ouvriers en construction, Ci-inelus, vous trouverez la liste des salaires pavés et je vous recommanderais d'aller soit à Montréal, Toronto où Winnipeg, le prix des passages étant en ce moment de £3, 10, 5, €4, 9, ? ou £5, 10, par Liverpool, Fest entendu que ces prix réduits ne seront pas longtemps maintes Je POurrais Vous pro eurer une lettre d'introduction par laquelle vous obtiendrez immédiatement de l'emploi en arrivant dans ces villes, Toronto n'a pus beaucoup de maind'œuvre en ce moment: ear outre l'activité générale dans la construction, des récents incendies désastreux ont occasionné une grande demande pour la maine d'œuvre en ce moment. Dans cette partie du monde le prix de la vie est à bon marché et vous pouvez vous procurer une bonne pension avee chambre pour 12 shillings et G deniers par semaines. Ci-inelns, vous trouverez la date des départs et je serais henrenx d'avoir de vos nouvelles,
Je auis cher monsieur, votre tout dévoué
Pour Louis Lrorortp,
LE GOUVERNEMENT APPROUVE L£opor.p.
M, Smith est un bon libéral, et, naturellement, il exprime Fopinion que le Gouvernement n'a rien fait pour encourager dire Léopold. Mais lorsque le député pour Nanaimo parla, il ne savait pas que le Chef en Europe de l'immigration du Gouvernement avait gardé l'argent pour Léopold et pour la Cie Crow’s Nest:; qu'il avait recommandé Léopold à toutes les compagnies de navigation avant besoin d'agents: qu'il avait décidé la Cie. Allan à engager Léopold et que le chef Ini-même avait conseillé à Léopold d'établir le bureau du travail à la porte voisine des bureaux d'immigration du Gouvernement, et que l’année qui suivit l'affaire de la Crows Nest on avait édité an Bureau de M. Preston la cireulaire suivante à des milliers d'exemplaires. (Voir Tansard, le 3 juillet. 1906, page 6875.)
Ce département n'entreprend pas de donner des conseils concernant les vacances dans les métiers au Canada. Nous nous bornons aux exigences du pays en rapport avec la colonisation agricole et avec la main-d'œuvre agricole, habile où non. En même temps et en réponse à votre demande, je puis dire qu'il y a dans ce pays plusieurs agences responsables de travail qui peuvent donner des renseignements sur les questions soulevées, et, si vous le désirez vous pouvez entrer en cominunication avee le Bureau Canadien du travail. 18 Charine Cross. $. W.
Non-seulement il v eut des cireulaires mises en circulation par le burcan de M. Preston à l’intention de ceux qui cherchaient des renseignements, arti-
Sans où ouvriers, leur conseillant d'aller voir Léopold; mais on renvoyait a même Léopold les Personnes, qui n'étaient pas agriculteurs, et qui venaien Par centaines et par milliers prendre des renseignements. C'était très con: mode, le bureau étant à la porte voisine. Un employé autrefoi, à l'emploi de M. Preston déclara que Léopold avait Ja direction du bureau et qu'il faisait des recherches dans les files de Correspondance. Réellement, l'ottice du Gouvernement était le bureau de recrutement des aflaires de Léopold et cela est prouvé par le rapport du Député-Ministre Smart dans un mémoire daté du ? mars 1904. M. Smart, parlant des bureaux d’immigration de Charing Cross qu’il visita, disait : (Hansard, 1906, page 6901 ) :
“ Je trouve qu'il était devenu d’une pratique coura vriers ou artisans venaient au bureau pour des informations, de les envoyer à l'étage au-dessus, M. Smart ajouta que ce manève donnait ] qu'il y avait entente entre les bureaux Fimmigration du ( le bureau connu autrefois sous le nom de Bureau Can
Le Député-Ministre Wa qu'il avait donné d cessât mais comme des ordras et des instructions & fois dans le même objet
nte, lorsque des ou-
impression touvernement et adien du Travail.”
es ordres pour que la chose vaient été donnés bien des nt lettre-morte, En tons Mois plus tard écrivant comme suit à renseignements sur le bureau Léopold
a a . il est probable qu'ils fure Cas, nous trouvons M. Preston un un homme qui avait demandé des
CHansard, 1906, Page 6901) :
le 8 Avril, 1904.
voire demande, je vous envoie Pour ce qui à rapport à votre autre » je crois que l'institution dont vous parlez est tout
ait honneur à es obligations.
| Cer Moxsreur.—J'ai votre lettre et sur ! les circulaires concernant le Canada. | demande de renseignements à fait recommandable ct f
Votre tout dévoué,
Lau W. TR. PRESTON Commissaire d’Immigration. |
Lorsque M. Preston fut interrogé concernant ses (fe | Enni:, les répon
rapports avec M.
Ses Ne #Urent pas à son avantage,
| M, Barker lut Ja clause dans laquelle M. Preston déclarait que Ja main- | d'œuvre que Léopold désirait Procurer: “pour des raisons évidentes ne pouvait ] Pas passer par le département.” (Déposition, page 149). Bravcorr D'EQuivoorr, Demande, Quelles étaient ces raisons évidentes 2 Rénonse, Les raisons évidentes étaient que les unions ouvrières soula. vaient dles difficultés disant que l'immigration d'artisans habiles ferait baisser 1 les salaires.
| | D. Vous écriviez dos lettres ?
gun FR. d'écrivais à M. Ennis, se D. Pour aider Léopold dans ce projet ?
R. Parfaitement.
D. Sachant que le £ouvernement ne
pouvait pas s’en mêler?
Sachant que nons
ne pouvions pas le faire.
renvoyait au qui venaient it très comé autrefois irection du nce. Réelleaffaires de art dans un d’immigra- 901 ) :
que des ousenve
‘impression "nement et avail,” ue la chose és bien des En tous me suit à u Léopold
il, 1904.
ous envoie
otre autre z est tout
nigration.
avec M,
Ja maine pouvait
es soul.
t baisser
D. Je suppose qu'ils l'auraient pu s'ils avaient voulu, mais ce n'était pas de bonne politique ? .
R. Cest peut-être un moyen raisonnable de l'expliquer ?
(Page 152)
D. Alors vous dites: J'ai de très bonnes raisons pour désirer que tout er qui doit se faire dans ce genre passe entre les mains de ce monsieur.
R. Oui.
D. Dites-nous vos bonnes raisons ?
R. Mes bonnes raisons sont, mon intimité personnelle avec Léopold qui est un de mes grands amis, et sachant que tout ce qui serait fait par lui, serait fait avec justice et honnèteté,
D. Combien de temps ave
vous été intime avec Jui?
R. J'avais connu Léopold il avait environ un an. D. C'était un Juif Allemand.
R. Oui.
D. Et avi R. Non, D. Il était venu sous le nom de Louis Léopold : R. Parfaitement.
D. Alors où Lazarus alias Léopold, R. Je ne savais rien concernant Las:
depuis environ deux ans,
-vous eu des transactions avec lui?
"us qui était je crois son nom
Léororn Érarr LE GRaxp Boss pr TRAVAIL
Lorsque l'on demanda à M. Preston ce qu'il voulait dire en parlant à M. Ennis de l'établissement d'un bureau du travail par de “gros patrons,” il dit qu'il avait voulu parler de l'établissement d'un bureau au Canada en contact avec l'Association des Manufocturiers. Mais lorsque de nouveau on lui rappela qu'il avait * pris des renseignements concernant ln bonne foi de ce bureau,” il conclut en disant que le bureau devait être de l'autre côté. Il dit finalement: * Réellement je ne püis comprendre cela” Alors M. Barker la questionna :
Demande, Mais quelles sont les personnes qui forment le bureau dont vous parliez?
Réponse, I n'y a que Léopold.
D. “Quoique j la comp
soit Supposé ne rien savoir concernant les al'aires de mie, je pris tout de même des références sur sa valeur.” Connais-iez-vous Léopold & Co.
BR. Oui, il Sappelait lui-même une compagnie,
TGXORANCE EroxxAN TE DE M. PREsTox.
El faut mentionner que lorsque M. Preston était en relations intimes avec
Léopold rue Victoria et à Charing Cross, il ne s É
vait pas que Léopold était
nt pour Londres de la North Atlantie Trading Co.. et qu'il avait pendant
presque tout le temps à sa charge tonte la propagande de cette compagnie dont
la direction était‘en Angleterre, Les comptes de la North Atlanite Co. où
l’on constate les dépenses
+. Inentionnent de fortes sommes Léopold à son bure
au de Charine Cross pour ses services et pour des écrits ; M. Preston, dont le département avait l'examen de ces comptes, dit qu’il ne le savait pas. M. Preston dit aussi que la circulaire dont ou a parlé plus haut qui avait été envoyée de son &ureau aux aTilsans où ouvriers, Jeur recommandant de adresser à Léopold, n eut connaissance, I soutient en plus qu'il ne savait pas que ail opposé à l'encouragement de l'immigration C'est dans la deuxième lettre à M. Ennis que l’on peut juger
d'argent pavées à
fut distribuée sans qu'il e Son employé déclare le contraire, le Gouvernement Canadien ét des artisans.
de la chose,
M. Preston semble aussi avoir été tout financières entre Léopold et la Arundel et la naïveté de M.
dit (page 196) :
à fait ignorant des relations Printing Co. De fait l'ignorance Preston devaient Jui causer une grande surprise, I]
"I me fant admettre que je suis que
Ique peu étonné, maintenant que les révelations de ces dernie
appris que Léopold est aujourd’hui apacité dont j'ai fait preuve à me rendre à quelque temps. Je ne « rais aucunement il Y avait en entente avec PAuxiliaire des Culti-
rs jours m'ont Vagent de la compagnie, de l'ine compte de la situation il va déj surpris si dans tout cette affaire vateurs ( Farmers’ Auxiliary).
Demande. Saviez-vous qu'il se rendit Jà pour diriger les affaires de ce syndicat ?
Réponse. Non je ne le say eu plus de soupçons.
D. Votre beau-fils est-il son sollicitenr ?
R. Son solliciteur dans un e;
ais pas et je suis surpris que je n'ai pas
as, et je Ini ai recommandai mon beau-fils.
D. M. Alexander agit-il pour lui dans les affaires de loi?
R. Je ne pense pas qu’il agisse dans toutes ses aff D. Dans les affaires de loi ?
R. Oui.
D. Et autre suggestion ?
R. Oui.
D. Pouvez-vous nons dire qu'en dépit de ces relations intimes. . ,vous ne saviez réellement pas ce que faisait cet homme: en autant qu’il de ce syndicat ?
R. Non.
aires,
agissait
RésoruTIox pe M. Moxk.
Le Comité PAgriculture et de Colonisation di faire Léopold et ses relations avec M, térieur. M. Monk, M.P. pour Jacques-Cartier se Chargea de cet examen et il en résulia des faits bien suspects. Cette déposition na pas été jm-
primée et c’esi pour cela que les citations ci-dessus proviennent des rapports du Comité des Comptes Publics. ;
rigca l'examen dans l'af- Preston et le Département de l’In-
nt payées à "des écrits; dit qu’il ne lé plus haut recommanmnaissance, ait pas que mmigration peut juger
s relations l'ignorance
rprise, Il
tenant que ujourd’hui “e rendre acunement des Culti-
ires de ce
? n'ai pas
beau-fils.
s'agissait
ans l’afde l’Inexamen été imrapports
Après que les deux enquêtes furent terminées, M. Monk proposa à la Chambre des Communes la résolution suivante:
“ Cette Chambre est d'avis pour les causes mises à jour dans la déposition faite devant le Comité des Comptes Publics et le Comité d'Agriculture jet de Colonisation, et pour d’autres raisons, que W, TR, Preston, Inspecteur d'Immigration, ne devrait pas être maintenu plus longtemps dans ce bureau.”
Entr'autres accusations portées par M. Monk, il dit que M. Preston, "avait violé tous ses engagements en encourageant d’une manière clandestine l'immigration d'artisans et se servait de son influence pour favoriser un bureau Canadien contraire aux instructions du gouvernement.”
La PROMESSE D'UN MINISTRE.
M. Oliver ne pouvait contredire l'accusation que l’oflicier de son département avait été en relations avec ce fameux bureau de travail, Le Ministre prit la défense de M. Preston disant qu'il n'avait pas eu l'opportunité de précuter son côté de la question, quoique réellement sa condamnation et celle du ‘'partement soient prouvées par ses lettres et ses affirmations et par les rapurts de son bureau. M. Oliver promet qu'une enquête sera l'aite, déclarant que si Preston avait mal agit, il devrait en supporter les conséquences. Il p'omit donc formellement qu'une enquête approfondie serait faite et que M. Preston serait traité en conséquence,
{ Hansard, 1906, p. 55172.)
M. Oliver. “Le Gouvernement doit s'informer lui-même avant de prendre une décision.” :
P. 5519. M. Oliver, “ Mais jusqu'à ce que le Gouvernement est eu l'opportunité de prendre des renseignements sur toute l'affaire, le Comité ne peut pas s'attendre à ce qu’il prenne une décision finale.”
P. 5527. M. Oliver. % Voici des choses qui arrivent en Angleterre, à trois où quatre mille milles de distance: avant donc ce porter un jugement, ie crois que l’on devrait me donner l'occasion de juger sur les lieux, ou
nvover un mandataire à cet effet.”
P. 6883. M. Oliver. % Certainement, c'est du ressort du Gouvernement de faire une enquête.”
P. 6891. M. Oliver. “Il n’est que juste qu'avant de prendre une déision, le département décide d'abord si M. Preston doit être renvoyé ou promu.” M. Oliver fut interrompu, mais il continua.
“Je dis qu'il n'est pas raisonnable de demander soit le renvoi ou la dé- Mission d'un fonctionnaire à l'emploi du gouvernement. avant que le Goufermement ait eu l'occasion de considérer cet affaire sous toutes ses faces et dé réunir toute la preuve qui la concerne.
P. 6895. Et M. Oliver déclare encore:
© Ni à l'enquête il est démontré que M. Preston s'est détourné de son chemin pour enfreindre les instructions du département, M. Preston devra alors en supporter la conséquence, I n'est pas juste de demander le renvoi d'un fonctionnaire du Gouvernement. sans que le gouvernement qui est responsable de rétention ou de son renvoi, ait eu l'occasion de considérer et de discuter sous tous ses aspects, les griefs portés contre lui.
Après que le Ministre eut parlé, M. Guthrie, partisan du Gouvernemen demanda des explications. 1] dit:
“Maintenani, je voudrais demander au Ministre de l'Intérieur, ps sen rapport qu'il vient de faire ce soir à la chambre, il veut nous donner 1 « surance formelle que l'on fera une enquête en cette
A ceci M, Oliver répondit (p. 6905) :
“Je crois avoir déjà fait ce rapport à | de l'Intérieur étaient discustés, et ce soir vous faire comprendre.”
alfaire le plus vite possibl
a Chambre, lorsque les estim Cest la même idée que je veu
LEs LiBéraux CONDAMNENT PRESTON MAIS VOTENT POUR LUI.
Cest sur la foi de cette premesse que li Chambre, à la requête di
Gouvernement, vota contre la résolution de M. Monk. Qu'il y eut u
désir général de condamner l’action du Commi ire d'Immigration et 1
conduite de son département, cela est démontré par les discours des député
Libéraux. Par exemple, M. Guthrie. Libéral convaincu, déclare (page 9905)
“Je suis convainen que M. Preston, directement au indirectement, :
enfreint ses ordres en autant que Léopold ct le Bureau du Traval sont con
cernés, À ce sujet je suis fortement tenté de voter pour l’amendemen
téest-d-dire pour la motion Monk) et je le ferais si ce n'était que l'Honorabl:
{ Ministre de l'Intérieur dont dépend M. Preston, à formellement demandé à | la Chambre le temps nécessaire pour considérer ct prendre sur l'affaire avant de prendre une décis
des renseignement:
on.”
Un autre orateur Libéral fut M. Verville, député onvrier de Montréal. | | Voici ses paroles:
“Je veux que l'on sache que je suis fortement en faveur d’une démission, Î cependant j'espère ct j'ai confiance que cette motion, qui, À passera pas, ne placera pas le Gouvernement dans une position à ne pas pou- LS | voir renvoyer M, Preston... Te désire, ainsi que tous les ouvriers de ce pays. | la démission de M, Preston.” P, 6913.
je le sais, ne
Le troisième fut M. Tohnston du Cap Breton qu resea le Ministra.
“ D'étudier la question le plus vite possible et M. Preston, comme Commissaire d'Immigration, maintien en office. ”—p, 6914,
Mais tous ces p
de voir si la conduite de méritait son renvoi ou son artisans du Gouvernement votèrent pour garder Preston.
Sir RicHarD pRexp PResrox sors pri
{ M. Preston ne fut pas renvoyé. Tont ce que lon connait, c'est qu'il
! n'y eut pas d'enquête sur sa conduite. An contraire, immédiatement après
| | | que l'enquête fut close, avant même que Je Ministre ou M. Preston lui-même | hui) se fût embarqué pour l'Angleterre, le Gouvernement nomma M. Preston à | te la fonction responsable de représenter le Gonternement comme cominissaire
du commerce an Japon, en Chine et en Corée. Ainsi M. Preston devient le subordonné de Sir Richard Cartwright,
auquel il doit probablement sa promotion. C’est bien dans jns
habitudes de Sir Richard de favoriser des Pommes comme M. Preston pour nne sitnation responsable dans le Minis-
ouvernement,
rieur, « par s donner 1 xsvite possible,
e les estimé: 8
que je veux