MAGNIFIQUE PRIVILEGE DE PREFERENCE
Rapport Illusoire d’un Ministre.
Le programme du parti Libéral adopté en 1893 se déclarait en faveur
de “La Terre pour le Colon” Ce qui suit est le texte de la résolution
“Qu'il est de lopinion de cette convention que les ventes des terres publique: du Dominion ne devraient être faites qu'aux colons et non à des spéculateurs : les termes de ces ventes devraient être raisonnables en ce qui concerne }à colonisation; les terrains devraient: être d’une étendue suffisante pour pouvoir être occupés et défrichés par le colon.”
OX SE PRÉCIPITE VERS Es TERRES DE L'Oursr.
Dès le commencement de 1892 il Y Cut un grand exode de colons des Provinces de l’Est et des Etats-Unis pour lOuest Canadien. La valeur des
terres de l’ouest augmentait rapidement. Les compagnies de chemin de fe: et les compagnies des terres élevaient leurs prix. Tous les emplacement: faciles d'accès furent enlevés rapidement, En 1892 la compagnie du Pacifique Canadien vendit 1,362,478 acres, où plus de quatre fois la quantit: vendue l’année avant et pour un prix moyen plus élevé. Dans le district de Régina seul, les entrées pour emplacements se sont élevées pendant cette % année à 4,158 au lieu de 1,308 l'année précédente. Les terres des prairies, que lon aurait pu quelques années avant se procurer à raison de cinq piastre: Alacre, se vendaient huit ou dix piastres. Les spéculateurs avaient acheté # des certificats aussi rapidement qu’ils étaient émis. Il y avait beaucoup ï d'argent à faire en achetant des terres et en les gardant en attendant augmentation.
UN FONCTIONXAIRE pu GOUVERNEMENT VANTE CETTE Réarox,
Dans ces circonstances il était plus important que jamais que la terr:
qui n’était pas concédée fût gardée pour le colon véritable: de cette manière les spéculateurs et intermédiaires n’auraient pas eu la chance d'empêcher le bon cultivateur désireux d'y aller. C’est à ce moment que ©. W. Spcers,
agent général de Colonisation du Gouvernement, écrivait à M. Sifton, alor:
Ministre de l’Intérieur, et appelait son attention sur les terres adjacentes au chemin de fer Saskatchewan, Long Lake & Regina, entre Lumsden et Dundern, endroits situés respectivement à 20 milles et à 130 milles au nord de Régina. M. Speers disait qu’autrefois cette étendue de terre n’était pas considérée comme fertile, mais que comme agent il avait une haute opinion de cette région.
“Je n'hésite pas,” dit-il, “ à déclarer que l’on peut y trouver de très bons districts le long de la ligne de chemin de fer, entre les endroits mentionnés. J'ai observé de très près cette étendue de terre, et je suis entièrement convaincu que l’on peut peupler ce pays avec des colons intelligents; du resre ces derniers établiront la véracité de ce que j’avance.
“Je mentionne le fait qu’il n’y a pas un minot de grain récolté dans ces 115 milles, ct je suis persuadé que si l'on cultivait quelques centaines d’acres à moitié chemin de Lumsden et de Dundern pour démontrer la fertilité du sol, qu’une grande partie de ces terres seraient rapidement prises par des colons.”
M. Speers continuant disait que pendant neuf ans la ligne du Soo n’avait pas eu de colons, malgré cela un an après cette date, ce pays était entièrement habité. Il termine ainsi:
“Nous éprouvons un peu de difficulté pour avoir des homesteads près des chemins de fer; je suis satisfait que l'on ne peut construire assez de chemins de colonisation pour rencontrer les demandes vû la grande aflluence des colons. Je prévois qu’une portion du pays dont il est question se colonisera pendant ?’été prochain et que les sections à numéros impairs prendront une grande valeur de ce chef.” (Hansard, 1906, page 4167).