UNE CONCESSION AUX POLITICIENS
Cette recommandation n'eut aucun effet pratique, malgré des preuves tangibles et le fait qu’un certain nombre de colons Allemands et Américains installés dans le voisinage de cette terre donnaient des signes évidents de prospérité. Comme M. Spcers le disait, d’autres colons se proposaient de s'installer sur cette terre dont il parlait: les probabilités étaient que ces terres deviendraient bientôt en grande demande.
Malheureusement, il arriva qu'un groupe de spéculateurs et de financiers, dont quelques Canadiens et amis politiques du Ministre, d'autres des Etats de l'Ouest, profitèrent de l’aubaine. Un de ceux-là fut M. A. J. Adamson, alors politicien marquant, maintenant membre du Parlement Fédéral et qui eut la veine d’être le beau-frère de M. J. G@. Turriff qui était alors le Commissaire en Chef des Terres de la Puissance.
Ce monsieur et ses associés commencèrent pat acheter les concessions de terre de la Cie du Chemin de fer de la Saskatchewan, Long Lake & Qu'Appelle. Après que cet achat fut fait, le Gouvernement offrit généreusement au bénéfice des acheteurs, une étendue de terre agrandie de 2,000,000 dacres sur lesquelles la compagnie pouvait faire un choix, Ce ne fut qu'après l’achat des intérêts de la Compagnie Long Lake & Qu’Appelle par
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M. Adamson et ses associés que l’on sut qu'on avait ajouté une extension de terres de choix. Ce changement permit aux nouveaux acheteurs d'aller au-delà des premières limites pour complèter leur achat et choisir les meilleures terres qu'ils désiraient.
M. E. B. Osler, M.P., dont la maison était l'agent pour la Compagnie de Chemin de fer Qu'Appelle & Long Lake, déclara à la Chambre que ni sa maison ni aucun employé où membre de la compagnie n'avait reçu avis de cette extension, laquelle fut faite en août 1902, trois mois après la vente du sol à la compagnie de M. Adamson.
250,000 ACres PouR UX DoLLAR L'ACRE.
Après cela, les acheteurs de ces terres approchèrent Je Gone vernement avec une offre d'acheter 250,000 acres, lesquelles à l'origine avaient été mises de côté comme concessions aux colons de ce district. Le résultat de ces démarches fut un arrangement pour la vente de cette étendi ue terres à un ‘lollar l’acre aux spéculateurs, avec le privilège de choi dans une région contenant près d’un million d’acres, avec cinq ans de délai pour les paiements complets. Les acheteurs acceptèrent joyeusement de fixer dans chaqne canton vingt colons sur des concessions gratuites qui n'étaient pas comprises dans leur achat, et douze autres sur les quarts de sections contenus dans leur concession. Cette entreprise de colonisation fut toute à l'avantage des spéculateurs; ils pouvaient offrir aux cultivateurs qui voulaient acheter d’eux, ct pour rien, 160 acres additionnelles de terres du Gouvernement. En tous cas il était nécessaire dencourager la colonisation, si Pencouragement était utile. C’est ainsi qu'ils purent faire de l’argent avee leurs terres et celles du chemin de fer qu'ils avaient achetées.