‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 100 sur 208 · V. plus loin, p · texte numérisé non relu

V. plus loin, p

3. Le neton se manifestant de jour comme de nuit, Tétymologie nuit semble devoir être écartée, et la forme nuiton serait une forme altérée et non primitive.

4. D'ap. le P. Sinistrari d'Ameno, lorsque les incubes s'unissaient aux femmes, les femmes ne les voyaient pas, ou si elles les voyaient, c'était comme une ombre à peine sensible.

LES NOtTVEAL'X ARTICLES

a. révolte qui éclata à Provins lorsqu'il était prieur, et à de laquelle périrent le maire, Guillaume Pentecôte et mtres, se fit avec son assentiment et sur son conseil. \u moment de cette émeute, quantité de gens de Pront à sa loyauté, déposèrent chez lui la plus grande paries biens et la plus précieuse, pour les garantir; paisée, il refusa de les rendre, disant que la maison par hasard, brûlée, et que les biens avaient péri, — réalité il avait fait incendier le bâtiment après avoir

ailleurs les objets qu'il renfermait : ce fut là l'origine me.

la même époque, Gui de Dampierre tua, de même autre homme, dans le prieuré de Sainte-Croix de Pro-

rs ce temps encore, un courtier aux foires de Chamî s'appelait Petingre, se réfugia en franchise, avec 'ait, au prieuré de Saint- Ayoul ; puis, s' étant accordé qui le poursuivaient, il réclama ses biens au prieur, de les lui rendre. Le courtier fut désespéré : on le îtôt, tué, dans l'église même, prés d'un autel, par les rieur, bbé de Montier-la-Celle, il a fait des i

.yant rencontré près de l'abbaye un pêcheur qui portait , il l'accusa de lui voler ses poissons, et, sans que le it avoué, sans qu'il fût convaincu ni condamné, le fit

\. cette époque, il détenait deux hommes en prison pour re : ils avaient joué aux dés. Comme ils ne voulaient mer la somme qu'il exigeait d'eux, il les priva de nour-

; et les fit mourir de faim.

Irrité contre un curé, il en vint à un tel esprit de mal et ït le communiqua si bien à ses familiers et écuyers, l' eux, son « neveu », Perrinet de la Planche, alla frap-

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per ce prêtre, qui était de bonne renommée et de mœurs honnêtes : le curé mourut peu de jours après, de ses nombreuses blessures. L'abbé, après ce meurtre, retint son familier, qu'il avait conseillé, le protégeant contre tous justiciers.

« XV. Etant abbé de Montier-la-Celle et homme lige de feu noble seigneur Edmond, jadis comte de Champagne, il s'est approprié les droits et biens héréditaires du dit comté, manquant à son devoir de féal vassal et conseiller, et faisant un parjure.

« XVI. Il a pratiqué l'usure en diverses manières, en prêtant de l'argent comme en vendant ses biens plus cher à terme; il a eu société avec des marchands des foires de Champagne et avec d'autres qui ont coutume de prêter de l'argent à usure auxdites foires, — et cela depuis un temps très long. Il passait publiquement pour un usurier, pour un homme travaillé du vice d'incontinence, frauduleux et retors dans tous ses actes, et de mauvaise vie.

« XVII. Il a, par corruption, présents et promesses de présents, amené des notaires jurés à faire de faux instruments, des témoins produits et jurés à proférer de faux témoignages, au préjudice et au scandale de nombre de gens.

« XVIII. Evêque, il chargeait menteusement des gens de son diocèse du crime d'hérésie, d'autres du crime de sortilège, et les tenait en prison ; et, au lieu de procéder à une enquête pleine et soigneuse, d'absoudre ou de condamner les accusés, ou du moins de fixer les peines selon la gravité des soupçons et le rang des personnes, il faisait racheter ces crimes a prix d'argent.

« XIX. Il a fabriqué de faux argent pour en faire des vases et de la monnaie, disant qu'il le faisait avec licence du roi.

« XX. Après le meurtre commis par Gui de Dampierre, il bénéficia ce Guiot dans le diocèse de Troyes, bien qu'il connût son crime.

« XXI. C'est un simoniaque : il donnait souvent la tonsure à des gens qui ignoraient complètement leurs lettres, moyennant argent.

Mèn, et doc. </• ÏÉc. des Chants. 8

« XXII. Il a machiné la mort de Blanche, reine de Navarre, mère de la feue reine de France, Jeanne, en lui faisant donner un poison mortel dont elle mourut au bout de quelques jours ; il a employé à ce crime ses ressources, son conseil et son aide. Il poursuivait ladite reine de Navarre, de son vivant, d'une haine mortelle : en faits et en paroles, il a montré et déclaré qu'il désirait la voir promptement mourir, parce qu'il comptait avoir à la cour du roi une action plus libre après sa mort que pendant sa vie. Au messager qui lui rapporta en hâte, avant tous autres, la nouvelle de la mort de la reine, la façon cruelle dont elle était trépassée et l'heure, il fit des dons ; et, publiquement, en présence de témoins nombreux et dignes de foi, il annonça que la reine était morte, et que non seulement il s'en réjouissait, mais qu'il s'en glorifiait, déclarant qu'elle s'était servie du diable pour essaver de le détruire, lui et tout le monde.

« XXIII. Admis jadis au Conseil du roi, et tenu, pour ce, à garder par son serment la personne et l'honneur du roi, de la reine et de leurs enfants, le bon droit et l'honneur du royaume, il a été chassé avec ignominie du service du roi, comme ingrat, déméritant et non féal.

<( XXIV. Jean de Beaune, chanoine de Saint-Etienne de Troyes, sur l'ordre de la reine de France, Jeanne, se rendait à la cour romaine, contre l'évêque ; l'évêque le sut, le fit devancer sur son chemin, et, au moyen d'argent, le fit tuer de mort violente et subite, dont il fit paraître grande joie.

« XXV. Il est notoire qu'il a fait paraître la plus grande joie de la mort soudaine de la reine de France et qu'il a dit plusieurs fois : — « A présent, qu'ils me fassent honte, les héritiers de France ! « et qu'ils me ruinent après i qu'ils le fassent ! ils mourront « tous, comme la mère et comme la fille ! »

« XXVI. C'est commune renommée qu'étant prieur de Saint- Ayoul, il avait à son service des frappeurs et des meurtriers, qu'il leur fit des faveurs et qu'il les entretint ; qu'il ne voulait payer à personne ce qu'il devait ; qu'il foula aux pieds tous ceux

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Les nouveaux articles llo

qu'il put et dépouilla tous ceux qui ne faisaient pas toute sa volonté, en leur faisant des menaces ; qu'il était un homme de mauvaise vie et de mauvaise conversation *. »

L'imagination des clercs du roi avait travaillé : la seconde accusation était plus chargée, plus grave peut-être encore que la première. Nous en connaissions l'ébauche, préparée dès la seconde moitié de Fannée 1308 et soumise à Nogaret; nous en avions entrevu le travail intime, cette enquête ofiicieuse et secrète de Noffo Dei à Troyes, qui pouvait bien n'être qu'une tournée de marchandage, une sollicitation de témoins complaisants. Depuis le commencement de décembre, les charges s'étaient encore accumulées, grossies peu à peu par cette œuvre sourde : et maintenant pesait sur l'évêque une accusation monstrueuse, bizarrement mêlée des griefs les plus variés, les uns déjà anciens, d'autres plus récents, ceux-là précis et vraisemblables, ceux-ci vagues et étranges, amas informe où Ton sent pourtant l'arrangement d'une main savante, la marque d'un esprit retors, la plume et l'âme de ces légistes qui poursuivaient au même moment, avec les mêmes procédés, le même style, les chevaliers du Temple et la mémoire de Boniface.

Dans cette deuxième accusation se trouvaient introduits, formant comme un noyau, les griefs en préparation dans la seconde moitié de l'année 1308 ? . Mais sans doute parce qu'il eût été trop difficile de prouver, comme c'était d'abord l'intention, que l'évêque avait été sodomite, bougre, mécréant, et qu'il avait craché l'hostie ; soit que le procédé risquât de perdre et de s'user à

1. Arch. Nat., J. 438, n° 6. Cf. n° 7 (pièces justif., n° XVI).

2. Voici la concordance entre ces articles et les propositions préparées l'année précédente (l'article des propositions est entre parenthèses) : I (néantj ; — II (néant) ; — III (néant) ; — IV (néant) ; — V (5 transformé) ;

— VI (néant); — VII (néant); —VIII (8); — IX (néant); — X (néant); — XI (néant); —XII (néant); — XIII (néant); — XIV( 2); — XV (4); — XVI (3);— XVII (6); — XVIII (néant); — XIX (néant); — XX (néant);

— XXI (néant); —XXII (1); — XXIII (néant); — XXIV (néant); — XXV (c'est la l re accusation); — XXVI (néant). — On voit combien d'articles nouveaux avaient été ajoutés, en tout 18.

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être ainsi renouvelé, on avait laissé tomber ces dernières charges, mais en les remplaçant par des crimes non moins irrémissibles devant Dieu, devant l'Eglise et devant le roi : d'avoir, par luimême ou par ses gens, perpétré plusieurs homicides; d'avoir entretenu sans vergogne une concubine ; d'avoir excité, trente ans auparavant, la grande révolte de Provins; d'avoir été faux monnayeur, simoniaque et félon, et, finalement, un homme de mauvaise vie.

Méthodiquement l'accusation avait repris tous les crimes dont l'évêque avait été chargé jadis au cours de l'affaire de Jean de Calais, les exactions et les meurtres; elle posait à nouveau la question de la mort de la reine de Navarre ; elle relevait l'affaire même de Jean de Calais. Mais cette fois, tous les griefs, d'un bloc, étaient réunis sur l'évêque et l'accusation semblait mieux combinée. Il ne devait point suffire aux accusateurs que l'évêque fût flétri et réservé aux peines ordinaires : sans doute, on voulait obtenir que les juges d'Eglise, qui ne pouvaient condamner à d'autres peines corporelles que la prison, renvoyassent le coupable au bras séculier. Et tous ces griefs, insinuants dans leur apparence désordonnée, n'avaient qu'un but : ils tendaient à faire naître, logique comme un corollaire, dans les âmes inquiètes et troublées de ces temps, cette conclusion naturelle que l'évêque, pour tant de noirceur, ne pouvait être qu'un démoniaque, un fils et un possédé du Diable. Cette raison, on l'avait émise longuement, habilement, en tête de l'accusation, comme un avant-propos : elle expliquait tous les crimes qui suivaient; elle reliait en même temps cette série d'accusations à la première, qui reprochait à l'évêque un crime diabolique entre tous, l'envoûtement de la reine de France x .

L'évêque était fils d'un incube, d'un neton, d'un de ces esprits dont les docteurs, depuis saint Augustin jusqu'à saint Thomas,

1. C'est la meilleure preuve, quoique toute morale, qu'une même pensée avait depuis le début concerté et poursuivi ce procès obscur : sans doute, au fond, derrière la procédure officielle, quelqu'un menait tout, dont nous sentons la main, sans le voir ouvertement agir.

le Diable, on commettait même offense envers la religion 1 . Ainsi, c'était commune renommée que l'évêque était né de cette œuvre diabolique, et Ton se souvenait encore au pays que jadis, l'évoque Nicolas, lui-même, était venu, à la prière de la mère, asperger les lieux d'eau bénite, pour chasser le démon ; on disait que le mari, sachant que Guichard était le fils de l'incube, n'avait jamais pu souffrir l'enfant. La vie de l'évêque enfin, son tempérament, ses crimes justifiaient tout ce qu'on savait de ces procréations monstrueuses. Comme les enfants nés des incubes et que Ton disait audacieux, robustes et méchants, excellents dans le vice comme dans la vertu, — tels Alexandre le Conquérant et l'enchanteur Merlin, ainsi devait naître encore l'Antéchrist, — Guichard était d'un sang fort, d'une humeur violente et superbe et qui voulait tout dompter. La fortune était aussi trop étrange de ce moine, fils de pauvres gens, qu'un jour on avait fait évêque, et que Ton voyait, riche, influent, se mêler à la cour, prétendre à servir, peut-être à dominer le roi; et l'on pensait qu'il fallait que ces hommes de basse condition fussent fous d'aspirer à faire la loi aux nobles 2 , qu'ils fussent égarés par leur ambition, — à moins qu'ils ne fussent inspirés du Diable, et que, voués par naissance à l'Esprit mauvais, ils n'eussent grandi, comme celui-ci, dans l'œuvre occulte, par le maléfice et par le crime. On l'avait bien vu par Pierre de la Broce, cet homme de rien qui avait pu, on ne savait par quel artifice, domi-

1. Sinistrari d'Àmeno, ibid., p. 134-136. — C'était bien aussi la théorie de l'accusation, puisqu'elle assimilait le neton à un diable (quoddam g en us dlnboli). — Le P. Sinistrari d'Ameno a d'ailleurs sur la nature des incubes et des succubes une théorie originale, qui veut que ces esprits soient des « créatures raisonnables, ayant comme l'homme un corps et une âme, naissant et mourant comme lui, rachetées par N. S. Jésus-Christ et capables de salut et de damnation ».

2. C'est la réflexion de l'annaliste de Saint-Martial de Limoges (Flistor. de Fr. y XXI, 725) à propos d'Enguerrand de Marigny et de Pierre de la Brocc, qui tous deux, après une fortune extraordinaire, après avoir servi le roi en maîtres auxquels on ne refusait rien, furent pendus, soupçonnés de machinations ténébreuses contre le roi ou les royaux. La réflexion ne s'appliquait pas moins justement à ce parvenu orgueilleux qu'était l'évêque de Troyes.

LES N0EVBA1

ner le feu roi et faire toutes ses art encore voyaîU-on aujourd'bu l'esprit du roi Philippe et le coati et par art de démon ' ?

Alors, au rappel de cette nai avait ri autrefois, l'évêque, da:

ébranlé, vacilla : il avoua devaj avait, du moins, entendu dire qt avait, bien la moitié d'une annt père; mais pour le reste, il décl

Il avoua encore qu'il avait t( Guiot, les assassins, mais qu'il avait su qu'on l'accusait du meui bénéficié, il lui avait commendé n'avait su que par ouï-dire que Gi confessa, mais en niant le motif i s'était tué dans l'église de Saint franchise au prieuré. Il avoua q un fait d'hérésie non pleinement quer de l'argent, mais qu'il lava avait bien coûté soixante livres valeur de cinq sous. Il nia qu'il ei de Navarre, affirmant qu'il avail

1. On disait qu'Engucrrand du Mari) nièrcs années (te Philippe te Bel, avail l'on sait qu'il Unit sur une accusation d Si orent mainte geut créance Que ce par art de nîgromance Feit, qu'en ce monde faisoit; Et le plus de la gent créoit Que du deable houcc avoit, Par quoi tout quanque li plaisoit

(G effroi de Guichard fut aussi accusé d'avoir eu

que de la mort de toute autre femme. Il avoua enfin qu'il avait été chassé du Conseil du roi, mais en niant qu'il eût été à son égard félon ou déloval.

Quand il eut fait ces réponses 1 , l'évêque protesta plusieurs fois encore que cette enquête était faite sans son consentement, et que, s'il répondait et avait déjà répondu aux articles qu'on lui soumettait, et auxquels il n'était pas tenu de répondre, si des témoins étaient ou avaient été produits, — ni ses réponses, ni les dépositions des témoins ne pouvaient lui causer préjudice 2 .

Sans s'occuper de ces protestations de pure forme, les commissaires commencèrent à produire les témoins qui devaient déposer sur les nouveaux articles : le jour même neuf furent entendus parmi lesquels messire Guillaume de Morteri, chevalier, ennemi personnel de Guichard, et l'un des plus hostiles dans l'affaire de Jean de Calais 3 . Le lendemain, vendredi, 14 février, on en fit avancer trente-cinq.

Le 18 février, dix nouveaux articles furent présentés à l'évêque : ils renfermaient, sans ordre, des griefs variés de même tendance que les précédents :

« I. Du vivant de la reine Blanche, l'évêque a prononcé les paroles suivantes ou de semblables : — « Madame m'a fait renvoyer « et chasser du Conseil du Roi et a dit qu'elle me ferait enlever ma « crosse pastorale : mais je serai bientôt vengé d'elle, s'il plaît « à Dieu, et cela ne tardera pas ! » Il lui avait déjà préparé le poison dont elle mourut en huit jours.

« II. L'évêque a évoqué le Démon et Ta interrogé sur ce qui lui arriverait dans l'avenir : le Démon lui a répondu, à ce qu'on croit, « qu'on parlerait encore beaucoup de l'évêque, et plus que « de tout autre prélat du royaume de France. »

i. C'étaient encore les réponses par crédit vel non crédit , servant à déterminer les points sur lesquels devait porter l'enquête.

2. Voy. les raisons de droit proposées par le procureur (p. justif., n<> XV).

3. Voy. Dépos., II, 17, Curé de Corfélix (pièce en français). — Il ne reste point d'ailleurs de déposition de lui.

L'évêque avoua qu'il s'était procuré par Jean de Trainel, curé de La Chapelle Godefroi 1 , les deux lettres écrites par Jean de Calais au roi et à la reine de France ; mais il nia que ces lettres fussent des faux et protesta qu'elles étaient authentiques. Sur l'article qui lui reprochait d'être diffamé, il répondit qu'il ne croyait pas qu'il en fût rien avant sa captivité.

Quarante-trois témoins furent introduits le même jour, parmi lesquels Orri, abbé de Montier-la-Celle, Pierre de Villy, chanoine de Saint-Etienne de Troyes, ancien clerc des comptes de la reine de Navarre, qui avait déjà été chargé, en 1302, d'une instruction contre Guichard. On exhiba encore, comme preuve contre l'évêque, un instrument public muni du seing de Jean Patriarche, notaire apostolique : c'était un vidimus des quatre pièces relatives à l'affaire de Jean de Calais et que l'accusation prétendait faussées par l'évêque. Guichard déclara qu'il avait eu les originaux et qu'il en avait fait faire par Jean Patriarche cet instrument public, muni du seing du tabellion; mais il dit qu'il n'avait pas cru fausses les lettres qu'il avait fait transcrire *.

Les interrogatoires continuèrent à Paris, à Sainte-Geneviève, le vendredi suivant, 21 février (dix témoins); le lundi, 3 mars, treize témoins furent produits, entre lesquels Simon Festu, évêque de Meaux, l'ex-archidiacre de Vendôme et frère Durand de Froleyo, de l'ordre des Mineurs, ancien confesseur de la reine. Pour ce même jour on avait cité l'évêque de Béziers, Richard Leneveu, M p Hugue Morsel, messire Enguerrand de Marigny, M c Alain de Lamballe 3 , messire André Porcheron, messire Guillaume de Plaisians, Even Phili k et M e Pierre Barrière : comme ils tardaient à venir, l'évêque consentit qu'ils jurassent et fussent reçus par

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