Jean li Forneraz
DEUXIÈME SÉRIE : ARTICLE XVII
vu les lettres et dît qu'elles étaient bien faites, qu'il les s rait de son sceau et les ferait sceller du sceau de l'abbaye, le jour où les lettres devaient être scellées, l'évèque se troi seul daus la chapelle de l'abbaye avec Pierre, et ayant les 1 à la main, lui ordonna de gratter les mots : de Gillanis mettre à la place, en allongeant l'écriture, le mot : Item. 1 repartit que ce serait changer la substance des lettres. — « C « tu à foire de cela? » dit l'évèque. « Fais ce que je te dis ! » clerc le fît. Mais peu après, avant que les lettres ne fu scellées, en l'absence de l'évèque, il dit à Pierre Marin, conseiller de l'abbé et du couvent : — « Voyez bien ces 1 « avant qu'elles ne soient scellées en chapitre ». Si elles a> été scellées et données a l'évèque ainsi modifiées, il y aur préjudice pour l'abbaye, car il aurait été donné à compr que l'évèque avait la dîme de plusieurs autres lieux cités les lettres ' .
L'affaire de Jean de Calais - montrait comment, pour se biliter, il avait tout essayé, la corruption, la fraude, af retourner les témoignages produits contre lui par les reines : îl s'était acharné à cette contre-preuve, cherch démontrer qu'il avait lui-même été victime d'une machim il y avait employé ses familiers, ses obligés, ses complices, qu'il s'était liés par l'intérêt ou par le crime ; il avait essaj engager, en les achetant, des gens indécis, mal convai d'anciens témoins peu scrupuleux, que l'offre d'une pré suffisait à faire revenir sur leur première déposition. Ainsi la Saint-Martin d'hiver 1302 8 , il envoya frère Jean d( chercher un certain Jean de Trainel *, qui avait été en pri Paris avec Jean de Calais et Noffo Dei ; et quand le prieur