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4. Jean de Trainel était en 1308 curé de la Chapelle -Godef roi Nogent, c" de S. Aubin).
amené à Troyes : — « Tu as été en prison avec Jean de Calais « et Noffo Dei, lui dit l'évêque : tu dois savoir ce qui en est d'eux « et s'ils ont produit des témoins contre moi ? » Et comme Jean disait qu'il n'en savait rien, Guichard reprit : — « Tu vas aller « pour moi outre monts et tu feras venir pour me parler ton père « Henri, qui a témoigné contre moi pour la reine; je te ferai du « bien. » A la Sainte-Catherine *, Jean de Trainel amena son père à l'évêque. Guichard dit à Henri : — « Vous et d'autres, « avez témoigné contre moi pour la reine ; si vous voulez dire que « vous avez témoigné ainsi pour délivrer votre fils qui est ici, et « que vous ne saviez rien de ce que vous avez déposé, je vous « ferai riches tous les deux, et je lui donnerai, à lui, une bonne « prébende. » Henri répondit à l'évêque qu'il fît ce qu'il pourrait pour lui. Alors frère Jean de Fay, qui se trouvait là, écrivit des lettres où l'évêque promettait de conférer à Jean de Trainel la première prébende qui vaquerait dans les églises de Villemaur et de Pougy 2 : Guichard les scella de son petit sceau et les donna à Jean qu'il ne connaissait pas autrement.
Il voulait, par de faux témoignages, prouver que l'action intentée contre lui était toute de haine et de calomnie, que ses accusateurs, et Noffo Dei en particulier, avaient agi et témoigné sous la menace, par la peur.
Vers l'Assomption de 1302, se trouvant à Saint-Lyé avec ses familiers, Manessier, son chapelain, maintenant curé de Corfélix 3 , Gui, curé de Dampierre 4 , Félix, prieur de Payns 5 , Thomas, curé de Palis 6 , et Pierre de Saint-Nizier, alors notaire public, Guichard leur dit : — « Beaux sires, vous avez été avec moi à Paris « dans la maison du doyen tel jour (qu'il leur indiqua) : vous savez « bien que vous y avez été et que vous m'avez entendu dire « à Noffo Dei : — « Beau sire, vous m'avez mis mal avec
i. 25 novembre.